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Sonia Delaunay

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Du 17 octobre 2014 au 22 février 2015, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris présentait la première rétrospective de cette artiste depuis 1967.

3 reconstitutions exceptionnelles d’environnements, plus de 400 œuvres : peintures, décorations murales, gouaches, estampes, mode et textiles.

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Présentation de l’artiste

Sonia Delaunay (1885-1979) est née Sophie Stern ou Sara Illinichtna Stern. Elle prendra ensuite le nom de l’oncle maternel qui l’adopte, l’avocat Henri Terk.

Après avoir étudié la peinture à l’Académie des Beaux-Arts de Karlsruh, elle s’installe à Paris en 1905. Elle a 20 ans, suit les cours de l’Académie de la Palette dans le quartier remuant de Montparnasse, et s’initie à la gravure.

Ses découvertes de Van Gogh, des Fauves, de Gauguin et d’autres peintres de la galerie Bernheim (Bonnard et Vuillard) lui font rapidement utiliser des aplats de tons purs, peignant alors des visages expressifs, se détachant souvent de fonds déjà ornementés.


Chanteurs de flamenco (dit Grand Flamenco), détail, 1915-1916. Peinture à la cire et huile sur toile. CAM. Fondation Calouste Gulbenkian, Lisbonne (Portugal)

En 1907, Sonia rencontre Wilhelm Udhe, ardent défenseur de Picasso et de Matisse. Leur mariage "amical" (blanc) lui permet d’acquérir la nationalité française, et il organise sa toute première exposition personnelle.

En 1912, Robert Delaunay et Sonia (leur mariage date de 1910) s’orientent résolument vers l’abstraction et proclament l’avènement d’un art nouveau qui reposera sur le pouvoir constructif et dynamique de la couleur : le "simultanisme", une recherche de couleurs pures et de "mouvement de couleurs simultanée".

Sonia écrira : « Nous nous sommes aimés dans l’art comme d’autres couples se sont unis dans la foi, dans le crime, dans l’alcool, dans l’ambition politique. La passion de peindre a été notre lien principal. »


Étude pour Voyages lointains (panneau mural pour le Pavillon des Chemins de fer, Exposition internationale de Paris, 1937). Gouache, aquarelle et mine graphite sur carton.

Si son mari Robert conceptualise l’abstraction comme un langage universel, Sonia Delaunay l’expérimente sur les supports les plus variés (tableaux, projets d’affiches, vêtements, reliures, livres d’artistes, objets domestiques), et différentes expressions (poésie, mode, publicité).

Elle crée à quatre mains avec le poète Blaise Cendrars La Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France, qui bénéficiera d’un large écho. L’appartement des Delaunay à Paris devient un espace d’exposition paré de couleurs rythmiques et joyeuses.


Hélice, décoration pour le Palais de l’Air, Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne, Paris. 1937. Tempera sur toile.

Pour incarner la vie moderne, Sonia croque des foules sur le boulevard Saint-Michel, réalise la série du Bal Bullier (où elle dansait le tango les jeudis dans ses robes simultanées avec Robert, habillé de costumes de même tabac), et son tableau Prismes électriques, fait de lumière et du dynamisme exalté de la vie moderne.

Surpris par la Première Guerre mondiale en Espagne, à Fontarabie, les Delaunay décident de prolonger leur séjour puis de s’installer à Vigo au Portugal. Sonia étend alors ses activités aux domaines du théâtre et de la mode, et les commercialise dès 1918 à Madrid, puis à son retour à Paris dans les années 1920.

Fine observatrice des danses de flamenco dont rythmes et couleurs ne pouvaient que l’enchanter, Sonia les portent en des tableaux de grand format de la série Chanteurs flamencos et Danseuses.

On retiendra notamment d’elle la célèbre robe qu’elle fit pour Nancy Cunard, et la voiture qu’elle teignit de ses couleurs.

Ce parcours illustre la richesse et la singularité de Sonia Delaunay, marquée par un dialogue soutenu entre les arts. L’ensemble des œuvres choisies révèle une approche très personnelle de la couleur, réminiscence à la fois de son enfance russe et de son apprentissage de la peinture en Allemagne.

Rythme couleur, Paris, 1964, huile sur toile 96,5 x 194 cm, F. 1148 © Pracusa 2013057 et photo © Musée d’Art Moderne / Roger-Viollet

La décennie suivante marque l’épanouissement d’une abstraction épurée, caractéristique du style international, en harmonie avec l’architecture, comme en témoignent les grandes décorations murales du Pavillon de l’Air de l’Exposition internationale des arts et techniques, présentées à Paris à l’Exposition internationale de 1937.

Son rôle de « passeur » entre la génération des pionniers de l’abstraction et celle de l’après-guerre se manifeste à travers sa participation à la création du Salon des Réalités Nouvelles, chargé de promouvoir l’abstraction, son implication dans les projets d’architecture, et sa présence au sein de la galerie Denise René.

Composition pour jazz, 2e série, n° F 344, Paris. 1952. Gouache. Courtesy Nathalie Serousi et galerie Zlotowski, Paris

Dès l’après-guerre, la peinture de Sonia Delaunay connaît un profond renouvellement qui culmine, à la fin des années 1960, dans un art abstrait intensément poétique.

Sa créativité formelle et technique s’exprime alors dans des œuvres monumentales (peinture, mosaïque, tapis, tapisserie), et son œuvre tardive connaît un ultime essor dans les albums d’eaux-fortes et les éditions Artcurial.

L’exposition au MAMVP

Cette exceptionnelle rétrospective consacrée à Sonia Delaunay (1885-1979) rassemblait, aux côtés de trois reconstitutions d’environnements, plus de 400 œuvres : peintures, décorations murales, gouaches, estampes, mode et textiles.

Elle révélait de manière chronologique, pas à pas, l’évolution de l’artiste des tout débuts du XXe siècle à la fin des années 1970, mettant en lumière l’importance remarquable de son activité dans les arts appliqués, sa place spécifique au sein des avant-gardes européennes, et son rôle de pionnière dans l’abstraction.

Servie par la reconstitution d’ensembles et de dispositifs inédits, et la présence de photographies et de films d’époque, l’exposition soulignait le paradoxe d’une œuvre profondément inscrite dans son temps – de la Belle Époque aux années 1970 – et la constance des recherches formelles et la quête de synthèse des arts rendent également atemporelle.

Sonia Delaunay, du 17 octobre 2014 au 22 février 2015 au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 11 avenue du Président Wilson 75116 Paris, 01 53 67 40 00.

Voir aussi Robert Delaunay, Rythmes sans fin, au Centre Pompidou, jusqu’au 12 janvier 2014.


***

Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions et musées : que faire à Paris du....

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, musée d’Art moderne de la Ville de Paris

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