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DERNIERS JOURS de l’exposition Douanier Rousseau

Dernière mise à jour : samedi 26 novembre 2016, par Expositions

Du 22 mars au 17 juillet 2016, l’exposition "Le Douanier Rousseau. L’innocence archaïque" au musée d’Orsay.

Présentation de l’artiste

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Un cas unique dans l’histoire de l’art européen...

Le Douanier Rousseau, après une enfance un peu ballotée par la faillite de l’entreprise de ferblanterie de son père, et quelques soucis personnels avec la justice (pour des peccadilles de jeunesse ; il en commettra d’autres plus tard), celui qu’on appelait encore Henri Julien Félix Rousseau étudie le droit, et devient fonctionnaire à l’octroi de Paris (ce qui lui vaudra plus tard son surnom de "Douanier", attribué par son ami Alfred Jarry).

Il obtient par cooptation l’autorisation de travailler comme copiste au Louvre, au musée du Luxembourg, à Versailles et à Saint-Germain-en-Laye. Peintre autodidacte, il produira un grand nombre de tableaux.

Henri Julien Félix Rousseau, dit Le Douanier Rousseau, Portrait de Monsieur X (Pierre Loti)

Notons qu’il ne commence à peindre quelques paysages qu’à l’âge de 40 ans ! Il peint alors sur le motif, au cours de ses fréquentes promenades dans Paris et ses environs, mais il le fait également d’après photographies ou cartes postales.

Ces paysages, loin des avancées des impressionnistes qui lui sont contemporains, sont figés et peuplés d’anonymes, spectateurs silencieux plantés devant... une franche absence de perspective.

Il en expose deux en 1885 au Salon des refusés, puis, l’année suivante Une Soirée au carnaval, et 3 autres au Salon des indépendants, dont il devient un habitué à partir de 1886, et où Pissaro le remarque, puis Odilon Redon.

Paul Gauguin appréciera son tableau Moi-même, portrait-paysage (1890).

Le Douanier Rousseau s’attire progressivement sympathies et admirations.

Henri Julien Félix Rousseau, dit Le Douanier Rousseau, Moi-même, portrait-paysage, 1889-1890, huile sur toile, Prague, galerie nationale

Critique favorable de Félix Valloton en 1891 pour son premier tableau exotique Surpris ! (d’autres suivront, inspirés par les récits de camarades artilleurs ayant participé à la si lamentable expédition française de Maximilien au Mexique), rencontre avec le poète Alfred Jarry autour de son œuvre La Guerre, une des plus fortes peintures anti-guerre, et commentaires élogieux de La Bohémienne endormie, par Thadée Natanson dans la Revue blanche.

Évoquons bien sûr aussi ses nombreux tableaux montrant des scènes de combat entre animaux sauvages, métaphores à la fois d’une perpétuelle lutte pour la vie... et d’un paradis perdu où la nature était pure et intacte.

Parallèlement à son travail de peintre, il écrit la pièce de théâtre Une Visite à l’exposition de 1889, et d’autres œuvres littéraires, certaines seront publiées bien plus tard, notamment par Tristan Tzara (1947). Les surréalistes ont considéré son œuvre avec attention si ce n’est affection.

Le côté naïf, ses détracteurs diront enfantin, de ses tableaux, lui vaudra dans un premier temps quelques critiques et moqueries. Le Douanier Rousseau, ce maître de l’exotisme, ne quitta jamais la France.

Henri Julien Félix Rousseau, dit Le Douanier Rousseau, Les Joueurs de football, 1908, huile sur toile, New York, Solomon R. Guggenheim Museum

On sait que l’exubérance de ses jungles et l’animalité de ses fauves, bénéficiaient, en plus de son imaginaire fertile, essentiellement de ses visites au Jardin des plantes et au tout nouveau Jardin d’acclimatation.

Au début du siècle, Le Douanier Rousseau rencontre Robert Delaunay (il peindra La Charmeuse de serpents pour la mère du peintre, Berthe de Rose) et, par l’intermédiaire de Jarry, le poète Guillaume Apollinaire, puis Picasso, Matisse et Derain.

Le Douanier Rousseau donnera de nombreuses soirées dans son atelier rue Gassendi où se croisent artistes d’avant-garde, écrivains et mécènes, et sera fêté lors d’un fameux banquet donné à sa gloire en 1908 au Bateau-Lavoir, par Pablo Picasso et toute sa joyeuse bande.

Il décède en 1910, pauvre au point d’être inhumé dans une fosse commune, au moment où les commandes lui proviennent de toutes parts, de collectionneurs comme de marchands d’art.


Henri Julien Félix Rousseau, dit Le Douanier Rousseau, Le Rêve, 1910, huile sur toile, New York, The Museum of Modern Art, don de Nelson A. Rockefeller en 1954

Où voir ses grandes œuvres

... en plus des œuvres illustrant cet article et dont les origines sont précisées.

Une Noce à la campagne (vers 1905) ; Portrait d’enfant (1905) ; La Carriole du Père Juniet (1908) ; La Fabrique de chaises, sont à Paris, au musée de l’Orangerie.

La Guerre (1893) ; La Charmeuse de serpents (1907) sont à Paris, au musée d’Orsay.

La Basse-cour (1896-1898) ; Le Peintre et son modèle (1900-1905) sont à Paris, au MAMVP.

Portrait de femme (1895) ; Portrait de l’Artiste (1900-1903) ; L’Enfant à la poupée, sont à Paris, au musée Picasso.

Le Lion ayant faim se jette sur l’antilope (1905) est à Bâle, à la Fondation Beyerler.

Une Soirée au carnaval est à Winterthour, au Kunstmuseum.

Portrait de Pierre Loti (vers 1891) est à Zurich, au Kunsthaus.

La Bohémienne endormie (1897) ; Le Gitan endormi (1897) ; Le Repas du lion (1907) ; Le Rêve (1910), sont à NYC, au Museum of Modern Art.

Présentation de l’exposition au musée d’Orsay

480 000 visiteurs ont vu cette exposition.

Intronisé par des artistes d’avant-garde de l’époque "père de la modernité", Le Douanier Rousseau (1844-1910), représentant majeur de l’art naïf français, a confronté sa peinture à l’académisme comme à la nouvelle peinture.

Henri Julien Félix Rousseau, dit Le Douanier Rousseau, La Muse (Marie Laurencin) inspirant le poète (Guillaume Apollinaire), 1908-1909, huile sur toile, Moscou, musée d’État des Beaux-Arts Pouchkine

"Loin d’être à nouveau une célébration de la naïveté de ce peintre peu banal, il s’agit ici de démontrer combien son travail appartient à une tendance de l’art occidental qui, de l’Amérique à l’Europe, à partir du XVIe siècle jusqu’aux deux premières décennies du XXe, a adopté un modèle stylistique de type archaïque, en opposant, inconsciemment ou consciemment, une peinture "anti-classique à la peinture "officielle des différentes époques."

En confrontant sa peinture à quelques-unes de ses sources d’inspiration, et aux œuvres des artistes d’avant-garde (45 tableaux du Douanier Rousseau sur un total de 78 œuvres présentées) que pourra-t-il bien en sortir pour le visiteur ?

"L’innocence archaïque" se veut une mise en lumière critique de son art autour d’une réflexion sur la notion d’archaïsme.

Des œuvres de Seurat, Delaunay, Gauguin, Diego Rivera, Ernst, Kandinsky, Picasso, mais aussi d’artistes méconnus permettent d’évoquer la richesse des liens qui se tissent autour de ce peintre.

Était-il, comme il se proclamait l’inventeur du genre du "portrait-paysage" ? Ou trouverons-nous aisément d’illustres prédécesseurs comme Carpaccio (Le Portrait d’homme au bonnet rouge à rapprocher du Portrait de Pierre Loti).

Henri Rousseau, La charmeuse de serpents © RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski

Deux pans de son expressions avanceront en parallèle : les visions d’un quotidien on ne peut plus familier, et ses visions oniriques à l’exotisme végétal bâti feuille à feuille.

Les surréalistes ne pouvaient que s’en réjouir !

Le Douanier Rousseau. L’innocence archaïque, du 22 mars au 17 juillet 2016, au musée d’Orsay, 1, rue de la Légion d’Honneur, 75007 Paris. Métro Solférino, RER C, station Musée d’Orsay. Bus 24, 63, 68, 69, 73, 83, 84, 94. Ouvert de 9h30 à 18h les mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche, de 9h30 à 21h45 le jeudi. Fermeture le lundi, les 1er mai et 25 décembre. 11 ou 8,50€. Accès gratuit aux collections permanentes le 1er dimanche du mois.

Lire aussi : Toutes les expositions 2016 au musée d’Orsay.


***

Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nouvellement en ligne :
Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris
PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, et au musée Galliera.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : Paris Expos Hebdo : Nouveautés, Conseils, Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Le catalogue de l’exposition Le Douanier Rousseau. L’innocence archaïque fait partie de notre sélection 2016 des catalogues d’expositions de Paris.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, musée d’Orsay, Wikipédia, Taschen

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