eVous
La ville dans la poche
Accueil Paris Arrondissements de Paris Ile-de-France Le Marais Lyon Marseille Nice Toulouse Bordeaux Nantes Lille Agenda France Guides France Shopping Visiter la France Musique TV Cinéma Expositions Ailleurs Terres et saveurs Astuces, idées et inspirations

Accueil > Arrondissements de Paris > Paris 6e > Actualités, Paris 6e > Sorties, Paris 6e > Expositions, Paris 6e > Évènements et expositions au Musée du Luxembourg > Octobre 2017. Exposition Rubens, portraits princiers

Octobre 2017. Exposition Rubens, portraits princiers

Dernière mise à jour : mercredi 6 février 2019, par Expositions

Du 4 octobre 2017 au 15 janvier 2018 au musée du Luxembourg

Présentation de l’artiste

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Pierre Paul Rubens (1577-1640) est un grand peintre baroque flamand. Il deviendra l’une des principales voix du style pictural de la Contre-Réforme catholique.

À la tête d’un important atelier, Rubens a produit une œuvre considérable, acceptant de peindre de nombreux portraits mais, comme il le dira "d’instinct plus porté aux grands travaux qu’aux petites curiosités".

Rubens réalisa de grands projets religieux, des peintures mythologiques, et de conséquentes séries de peintures historiques. Sa compagnie était apprécié des Grands de son époque pour son érudition et le charme de sa conversation. Il eut aussi à remplir quelques missions diplomatiques, et put jouir d’une position sociale enviable et sans égale chez les artistes de son temps.

Descente de Croix au palais des beaux-arts de Lille.

Il fut formé chez d’éminents peintres, copiant des œuvres d’artistes anciens (Holbein le Jeune, Raphaël), puis entra en 1598 à la guilde de Saint-Luc comme maître indépendant.

Son long périple en Italie (1600-1608) lui permit de se familiariser avec les styles et de copier des œuvres de Raphaël, du Caravage et du Titien, dont il conservera la fougue des coloris. Devenu peintre de la cour de Mantoue, il poursuit sous cette protection et ce financement son voyage initiatique en art classique et de la Renaissance (Michel-Ange, Léonard de Vinci).

Une mission diplomatique à la Cour d’Espagne lui donne l’opportunité de visiter les Raphaël et Titien de la collection du roi Philippe III, mêlant pour la première fois art et diplomatie.

Revenu en 1604 pour 4 ans en Italie, il s’illustre dans la peinture religieuse, des scènes mythologiques et peint de nombreux portraits, dont le Portrait de Brigida Spinola Doria (National Gallery de Washington), et le Portrait de Maria Serra Pallavicino.

Les Amours des Centaures, ca 1635. Musée Calouste-Gulbenkian

Sa curiosité, son intelligence et ses voyages le voient revenir à Anvers parlant français, allemand, italien, espagnol et latin. En 1609, Rubens est nommé peintre officiel de la Cour d’Albert et Isabelle, souverains des Pays-Bas. Il lui est de surcroit permis d’installer son grand atelier à Anvers, mais aussi de travailler pour d’autres clients que les souverains. Cette période de prospérité le voit lancer avec Jacob Jordaens ce que l’on appellera l’École d’Anvers.

Son atelier accueille de nombreux assistants et élève (dont Antoine van Dyck est le plus connu), et Rubens travaille aussi avec d’autres artistes de la ville dont Frans Snyders, le peintre animalier, et son ami Jan Brueghel l’Ancien, réputé peintre de fleurs.

Rubens compose alors ses chefs-d’œuvre L’Érection de la croix (1610) et La Descente de Croix (1611-1614) qui contribuent à en faire un peintre flamand de tout premier plan. Sa réputation s’étend à l’Europe entière, notamment par les gravures et les couvertures de livres qu’il fait réaliser, et sur les copies desquelles il fait appliquer un droit d’auteur.

Pierre Paul Rubens (1577–1640), Les Miracles de Saint Benoît, Huile sur toile, 164x262cm. Acheté par le gouvernement belge aux héritiers du roi Léopold II, Bruxelles, 1914. Ce tableau, resté dans son atelier, entièrement autographe, au caractère inachevé, montre que Rubens n’hésitait pas à ajouter des bandes de toiles pour élargir le champ. Il permet d’observer le travail de l’artiste, dont ses remords, comme ce bras du personnage central, initialement placé trop haut et incomplètement corrigé. Rubens ne se préoccupait pas tant d’anatomie que de volume, d’éclat et de spectaculaire.

À la demande de Marie de Médicis, Rubens réalisera un grand cycle allégorique célébrant la vie de la reine de France, en décoration du Palais du Luxembourg à Paris (conservée au Louvre), mais ne terminera pas celui célébrant la vie d’Henri IV.

Ses efforts diplomatiques appréciés le font bien sûr voyager. Ils l’amènent by the way à faire les portraits de têtes couronnées, feront qu’il sera couvert d’honneurs dans plusieurs cours d’Europe, entrainant bien évidemment... une multiplication de commandes venues des différentes noblesses et des collectionneurs. Il se liera d’amitié avec un autre peintre de cour semblablement couvert d’honneurs : Vélasquez, qui lui avait ouvert les collections des rois d’Espagne.

La postérité de Rubens est considérable. Artiste de renom, diplomate très actif, homme au commerce érudit et agréable, et en plus habile négociant, ce peintre, par son œuvre personnelle comme par celle de son atelier anversois, nous laisse une abondante production.

Présentation de l’exposition

Rubens fut, sans doute un peu malgré lui, un immense portraitiste de cour. S’il se voulait d’abord peintre des grands sujets historiques, il excella dans le domaine du portrait d’apparat, visitant les plus brillantes cours d’Europe.

Portait de Marie de Médicis, 1622, Rubens, Musée du Prado.

Prisé pour son érudition et sa conversation, il jouait aussi un rôle diplomatique important, jouissant d’une position sociale sans égale chez les artistes de son temps.

Autour des portraits de Charles Quint, Louis XIII et Marie de Médicis réalisés par Rubens et par quelques célèbres contemporains (Pourbus, Champaigne, Velázquez, Van Dyck...), l’exposition plonge le visiteur au cœur des intrigues diplomatiques du XVIIe siècle.

Le projet est ambitieux, et les cartels se devront d’être prolixes...

Rubens, portraits princiers, du 4 octobre 2017 au 15 janvier 2018, au musée du Luxembourg, 19 rue de Vaugirard 75006 Paris. 01 40 13 62 00. www.museeduluxembourg.fr. Tlj de 10 à 19h (nocturne le lundi jusqu’à 22h). Les 21 avril (lundi de Pâques) et 9 juin (lundi de Pentecôte) de 10 à 19h30. Fermeture le 1er mai. 12 ou 7,5€. Gratuit aux moins de 16 ans et aux bénéficiaires des minima sociaux. Métro Saint-Sulpice ou Mabillon. RER B Luxembourg.

Les audioguides sont en français, anglais, espagnol, et il en existe une version pour les enfants. 4 ou 3€. Téléchargement 2 €.

Voir aussi :
Exposition Rubens, Van Dick, Jordaens
Exposition Rubens, Poussin


***

Vous retrouvez comme chaque année dans PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2017-2018 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musées d’Orsay et de l’Orangerie, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, au musée Galliera, au Petit Palais, et au Château de Versailles.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : PARIS EXPOS HEBDO. Nouveautés / Conseils / Derniers Jours.

Vous pouvez consulter plus d’une centaine de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2017 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2016, 2015, 2014, 2013, 2012.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions 2017 dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Aix-en-Provence - Albi - Les Alpilles - Angers, - Angoulême - Antibes - Arles - Aubagne - Avignon : Saintes-Maries-de-la-Mer, L’Isle-sur-la-Sorgue - Bègles - Biarritz - Biot, - Blois - Bordeaux - Bourg-en-Bresse - Cagnes-sur-Mer, - Cannes, - Carcassonne - Dijon - Grasse- Grenoble - Hyères - Ile-de-France : Auvers/Oise, Boulogne-Billancourt, Bussy-Saint-Martin, Chamarande, Chantilly, Châtenay-Malabry, Compiègne, Écouen, Fontainebleau, Giverny, L’Isle-Adam, Jouy-en-Josas, Malmaison, Marne-la-Vallée, Meudon, Milly-la-Forêt, Noisiel, Pantin, Pierrefitte/Seine, Poissy, Pontoise, Royaumont, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Saint-Denis, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Ouen-l’Aumône, Sceaux, Sèvres, Versailles, Vitry/Seine, Yerres - Le Cannet - Le Havre - Lens - Le Rayol - Le Canadel/Mer - Les Sables-d’Olonne - Libourne - Lille : Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Tourcoing, Croix, Graveline, Cassel, Valenciennes - Lodève - Lyon - Marseille - Martigues - Metz - Monaco, - Montauban - Montpellier - Mougins, - Nantes - Narbonne - Nice - Nîmes - Ornans - Rennes : Landernau, Quimper - Rodez - Rouen - Saint-Étienne - Saint-Nazaire- Saint-Paul-de-Vence, - Saint-Tropez - Sérignan - Sète - Strasbourg - Toulon - Toulouse - Tours - Valence - Vallauris - Vence - Vendôme - Villeurbanne

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam : Harlem, Rotterdam, La-Haye, Bois-le-Duc Berlin Bâle Bruxelles Genève Londres Madrid Milan, et Venise.

André Balbo

sources : musée du Luxembourg, RMN-GP, Wikipédia

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.