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Gabriel Orozco

Dernière mise à jour : vendredi 4 mars 2016, par Expositions

Présentation de l’artiste

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Gabriel Orozco, né au Mexique à Jalapa en 1962, s’est imposé, dicen, dès le début des années 1990, comme l’un des artistes les plus importants de sa génération.

Il a beaucoup voyagé entre Mexico D.F., New York et Paris. Ce serait donc commettre une grave erreur que de trop tenter de le rattacher à son pays, d’autant que le Mexicain Gabriel Orozco n’a pas d’atelier fixe. Il crée là où il est.

Très demandé, il bénéficie aujourd’hui d’une large reconnaissance internationale. Après le MoMA de New York et le Kunstmuseum de Bâle, il aura été à Beaubourg, puis à la Tate Modern de Londres, la première galerie britannique d’art moderne, avant de poursuivre ses formidables expositions personnelles dans les plus hauts lieux culturels de la planète.

« Les œuvres d’Orozco composent un univers caractérisé par un vif intérêt pour les éléments du paysage urbain et du corps humain, comme pour les incidents du quotidien et du familier.

Ils nourrissent son travail dont la poésie est celle du hasard, du paradoxe, et qui brouille les frontières entre l’objet d’art et l’environnement quotidien, entre l’art et la réalité. Le mouvement, l’expansion, la circularité, l’articulation entre géométrique et organique sont aussi des constantes qui animent sa recherche plastique depuis plus de vingt ans. »

« DS » (1993) est une des pièces emblématiques d’Orozco. Longtemps exposée au musée d’Art contemporain de Marseille, cette Citroën est découpée en trois tranches dans le sens de la longueur.

DS, 1993, Citroën DS modifiée, 140,1x482,5x115,1cm, Paris, Collection Fnac.

Gabriel Orozco en a ôté la partie centrale dans laquelle nichait le moteur.

Expression d’un paradoxe, si la ligne et l’aérodynamisme demeurent idéaux, forcément le véhicule avance moins, et même ne se déplace plus du tout, sauf de musée en exposition...

L’artiste a également soudé ensemble des vélos par leur cadre. L’expression là encore d’une possibilité ou d’un historique de mouvement. Souvenir restant immobile. Décidément ne pourrons-nous plus jamais aller quelque part ? Ou de l’avant ?

Cette autre création, le « Toilet Ventilator », vous ferait-il tout autant réfléchir ? Attachées aux pales d’un ventilateur, de longues bandes de papier hygiénique flottent dans les airs. Prosaïque déroulement de la vie ? Dérision d’un temps qui s’écoule ? Ou matérialisation de l’ « énergie malicieuse, un peu perverse (…) des cycles du temps ».

Dans « Horses Running Endlessly » (1995), jeu d’échecs agrandi, tous les pions sont des cavaliers et le jeu, ainsi subtilement altéré, produit de nouvelles trajectoires, créant sur l’échiquier un motif circulaire.

« Enfin, l’artiste travaille souvent à partir d’objets trouvés, parfois de déchets, qu’il reconfigure, dans une subtile économie de moyens, se décrivant comme un « consommateur de tout ce qui est à portée de main et un producteur de ce qui existe déjà ».

Orozco a ainsi également créé à partir de photos de sportifs anglais piochées dans la presse.

Le mouvement accompli sera souligné par des interventions informatiques et des inclusions de sphères et d’ellipses, le résultat obtenu n’étant dépourvu ni d’art ni d’humour…

L’exposition au Centre Pompidou

En prise directe avec la rue, l’exposition parisienne de Gabriel Orozco était visible à travers les parois vitrées du Centre, de l’extérieur, du côté de la fontaine Stravinsky, dans laquelle baignent les œuvres de Niki de Saint Phalle et de Jean Tinguely.

Celles d’Orozco étaient disposées avec la plus grande simplicité, « comme à l’instant de leur création », avant l’incorporation dans « l’appareil muséographique ». Cette rétrospective se présentait donc comme disposée dans un atelier, dans un espace unique, les œuvres ne reposant que sur de simples étals de bois.

Centre Pompidou, par la piazza, place Georges Pompidou 75004 Paris 01 44 78 12 33, public handicapé 01 44 78 16 73. Jusqu’au 3 janvier 2011.


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Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : Paris Expos Hebdo : Nouveautés, Conseils, Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

Sources : Visite, Centre Pompidou, Le Figaro, Les Échos

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