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DERNIERS JOURS de l’exposition gratuite sur Brassaï à l’Hôtel de Ville

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

PROLONGATION jusqu’au 29 mars... et derniers jours de cette exposition gratuite.

L’Hôtel de Ville a la bonne idée de proposer avec régularité de grandes expositions gratuites, et celles-ci rencontrent en général un vrai succès populaire. Les images que nous devons aux photographes déjà anciens ont pris, ou continueront de prendre, une place importante dans ces événements : Doisneau, Kertesz, Ronis, Boubat, Burri...

Du 8 novembre 2013 au 29 mars 2014 (prolongation), l’exposition "Brassaï, pour l’amour de Paris" vous attend. Il y aura foule, soyez-en sûr.

Pourtant, Brassaï, ce n’est pas fait pour nous rajeunir... Son talent est reconnu, dès la publication de son premier recueil "Paris de nuit", en...1932. Ami de Picasso, qui le voudra alors pour photographe pour dévoiler ses sculptures. Et d’Henri Miller, pote de nuits et de dérives autour de la place Clichy, et qui le surnommera "l’Œil de Paris".

Brassaï. Montmartre, 1932 © Estate Brassaï

Sur ses images de la capitale, rarement cruelles, même la pauvreté et le tapin paraissent d’un romantisme un peu sirupeux. C’est du Carco, doublé par un Raimu dont l’accent serait pointu, et du Prévert aussi, la gouaille en moins. Des petites fleurs sombres au ras des pavés luisants. Et au fond, un petit air fredonné, une chanson de Piaf, un accordéon tourbillonnant et un picrate pas bien terrible. Peut-être même un beaujolais.

Quelques images, bien sûr, sont sublimes, voire vertigineuses, comme l’escalier de Montmartre, ou Jean Marais aux pieds d’une Maja dénudée, de Picasso. Respect.

Que Brassaï ait aimé Paris est une évidence. De jour comme de nuit, et par tous temps. Ses murs, ses graffitis gravés, ses putes, ses danseuses, ses travestis et ses apaches façon Reggiani, quand il interprétait le personnage de Manda dans Casque d’or. Mais les clowns aussi, les intellos et autres artistes, et les monuments, et ce qui venait le plus adroitement jouer dans ses noirs et blancs, comme les feux d’artifices, les fêtes foraines, les grands éclairages de la Tour Eiffel.

Brassaï shoota aussi quelques-uns des trophées incontournables de l’époque : Dali, Picasso bien sûr, Matisse, Miller, Giacometti et Jean Genet. Comment ne pas le faire ? Ici, Jean Marais aide Picasso en prenant la pose © Estate Brassaï.

En fait, peut-être n’étais-je pas dans la meilleure disposition en visitant cette exposition. Je trouvais ce jour-là que l’on accordait en général chez nous bien trop de place à cette génération de photographes, tout talentueux qu’ils aient été...

Sans souffrir d’un excès de "jeunisme", pourquoi l’Hôtel de Ville ne ferait-il pas preuve dorénavant, ou bientôt, de davantage d’audace ? Pourquoi, sans sortir pour autant de ses domaines de prédilection et du sujet Paris bien sûr, ce qui se comprend, ne pas faire découvrir aux Parisiens et aux autres visiteurs des talents plus actuels ? Moins vitrifiés par l’écoulement du temps ? Des artistes, des photographes de notre époque, avec nos joies, nos réalités, nos peines.

Dans les événements actuellement proposés, je me sens un peu prisonnier d’une vision 3e-âgienne légèrement outrée. Les contemporains de Brassaï, né en 1899, ont tous disparus. Sans exception. Ceux de Le Gray, né en 1820, aussi d’ailleurs. (Là, j’exagère !) Ils méritent tous notre affection, mais ayons le courage de partir enfin découvrir... notre présent.

Quelles sont les questions et les sensations que peuvent nous inspirer de tels ressassements ? De la nostalgie ? Du rétroviseurisme ? Voilà, c’est dit. Il fallait que ça sorte !

Oui, certaines des photos de cette expo, même un peu trop vues, demeurent sympas. Bon. Mais on y trouve si peu de surprises. L’événement est objectivement un peu paresseux. Le choix des clichés ne fait pas preuve d’une grande originalité. Et les légendes sont peu prolixes. Ne prenons que l’exemple de ces gens venus en groupe visiter, durant la Seconde Guerre mondiale, Pablo Picasso, honorable et fier reclus, image du stylite résistant et muet, dans son atelier de la rue des Grands-Augustins ? Saurez-vous les reconnaître ?

Picasso recevant pendant l’Occupation rue des Grands-Augustins © Estate Brassaï

Brassaï, pour l’amour de Paris, du 8 novembre 2013 au 29 mars 2014 (prolongation), Hôtel de Ville, salle Saint-Jean, 5, rue Lobau, 75004 Paris, métro Hôtel-de-Ville. Ouvert tous les jours sauf dimanche et les jours fériés. Dernier accès à 18h15.

***

Vous retrouverez dans l’article 2014 à Paris : les grandes expositions de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Calendrier 2014 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Nous avons établi notre sélection, avec PARIS 2014 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Celui de cette exposition en fait partie.

En grande nouveauté, car Paris, sans la province, ne serait vraiment pas grand chose... et est loin de nous être suffisant, nous vous proposons dorénavant une vue panoramique des Expositions et Festivals en province ? 2014. Expositions et Festivals en PROVINCE de A à Z. Ou encore CALENDRIER 2014 des Expositions et Festivals en PROVINCE

Avec des déclinaisons présentant davantage de détails par villes. dans les villes suivantes :
Angoulême
Arles
Avignon
Bordeaux
Dijon
Grenoble
Ile-de-France
Lens
Lille
Lyon
Marseille
Metz
Montpellier
Nantes
Nice
Ornans
Rennes
Rodez
Rouen, Le Havre
Saint-Étienne
Strasbourg
Toulouse
Tours

André Balbo

sources : Visite, Hôtel de Ville

Messages

  • Brassaï,
    a photographié beaucoup de Paris, la nuit qu’il aimait, car le jour vivre était plus ennuyeux.
    Ainsi nous avons une vision différente, car Brassaï était très touchée par les âmes et les artistes qui donnaient à Paris son reflet d’atmosphère excitante et froide en même temps.
    je n’aime pas beaucoup votre article qui se plaint du " déjà -vu " des photos icônes de Brassaï, toujours les mêmes. Je vous répondrai qu’il est rare de voir des expositions de photos, gratuites , de cette qualité ! Seul l’hôtel de ville a eu cette inspiration magnifique. Paris ! J’y ai déjà vu beaucoup d’Expo.
    Il y a toujours un regard historique que vous oubliez chez Brassaï´.
    Ce qui m’ennuie c’est qu’après la lecture de votre article, personne n’a envie d’aller voir l’expo, que vous auriez préféré réalisé par de jeunes talents. C’est un autre sujet !

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