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Découvrer au MAMVP Zeng Fanzhi, inconnu en France mais l’un des peintres les plus chers du monde

vendredi 20 octobre 2017, par André Balbo

Du 18 octobre 2013 au 16 février 2014 le musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente la première rétrospective française du peintre chinois Zeng Fanzhi, dont la cote des œuvres est parmi les 5 plus hautes du monde, avec 3 artistes américains et un autre chinois.

Zeng Fanzhi, né en 1964 à Wuhan, s’y formera à l’École des Beaux-Arts, découvrant alors les arts contemporains, chinois et occidental. Nourri de ces influences, et désireux d’une vie... plus effervescente, il partira s’installer en 1993 à Pékin où il vit et travaille.


Zeng Fanzhi, Hospital Triptych No.2, 1992. Collection de l’artiste © Zeng Fanzhi studio

Parvenu pour la qualité de son travail au firmament de la reconnaissance artistico-financière mondiale, Zeng Fanzhi est adulé autant des collectionneurs que du milieu institutionnel, c’est le moins que l’on puisse dire.

Depuis les années 1990, son langage pictural original est à la fois marqué par une évidente filiation à l’art asiatique et de nombreuses influences occidentales.

Du fait de cette écriture totale et globalisée, le visiteur retrouvera trace dans ses tableaux de la tradition du paysage dans la peinture chinoise, comme il pourra être amené à penser à Warhol, Bacon, Balthus, Pollock ou Soutine.

L’œuvre de Zeng Fanzhi ne peut toutefois pas être réduite à l’assimilation des techniques de grands prédécesseurs, que ceux-ci soient traditionnels ou modernistes. Par la multiplication et la diversité de ses styles et de ses thématiques, cet artiste fait de toute évidence preuve d’une opiniâtreté dans sa recherche, tant picturale qu’intellectuelle, et d’une technique toujours extrêmement contrôlée.

Placé devant ses toiles, on se retrouve confronté à une forme d’intimité, comme si le monde intérieur de l’artiste nous étreignait. Il y a du Soutine et aussi du Rembrandt chez lui, non pas seulement parce qu’il s’agit de viande. Et le rire de certains de ses personnages de la série "Masques" renvoient facilement à Yue Minjun, autre peintre chinois qui était exposé encore en début d’année à la fondation Cartier pour l’Art contemporain.

Zeng Fanzhi, Mask Series No.6, 1996. Collection privée © Zeng Fanzhi studio

Finalement, en peu d’années, la Chine nous a accoutumé à ses artistes et nous a fait sentir qu’elle était aussi devenu la 2e puissance mondiale du marché de l’art. Son régime politique si ferme sur ses principes et si souple dans ses applications, a fortiori quand un intérêt économique suffisant devient accessible, a aussi forgé par ces caractéristiques des tempéraments d’artistes et des expressions d’une force peu commune qui ne peuvent que nous rendre extrêmement attentifs à leurs créations.

L’œuvre de Zeng Fanzhi,par exemple, mêle son histoire personnelle à celle de la Chine. Ses souvenirs de jeunesse, lorsqu’il vivait près de l’hôpital de Wuhan, marque la première série de toiles qui représentent opérations, salles d’attente, viandes et corps dévêtus.

D’autres toiles, des années 2000, rappellent le passé politique de la Chine, comme Tian’An Men (2004) où l’on reconnaît Mao.

Zeng Fanzhi, Tian’An Men, 2004. Collection privée © Zeng Fanzhi studio

Et si les tableaux appartenant aux Mask Series sont encore sous l’influence du Pop Art, les portraits et paysages plus récents s’approchent d’une abstraction plus sombre.

Ces polyptyques gigantesques, barrés de ronces, où fourmillent animaux et corps humains, sont d’un expressionnisme contenu qui se réfère à la peinture allemande et à Dürer.

Cette exposition est l’occasion de découvrir l’ensemble de la carrière de Zeng Fanzhi, à travers un accrochage, chronologiquement à rebours, d’une quarantaine de toiles et de sculptures de 2013 à 1990.


Zeng Fanzhi, Hare, 2012. Pinault Collection © Zeng Fanzhi studio

À la suite de plusieurs expositions monographiques (The National Gallery for Foreign Art, Sofia, 2010 ; Rockbund Art Museum, Shanghai, 2010 ; Francisco Godia Foundation, Barcelone, 2009 ; Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne Métropole, France, 2007), le musée d’Art moderne de la Ville de Paris, conçue en étroite collaboration avec l’artiste, propose une lecture ordonnée de cet œuvre.

Zeng Fanzhi, du 18 octobre 2013 au 16 février 2014, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 11 avenue du Président Wilson, 75116 Paris, métro Iéna ou Alma-Marceau, ouvert du mardi au dimanche de 10 à 18h. Nocturne le jeudi jusqu’à 22h. 9 ou 7€ (plus de 60 ans, enseignants, chômeurs, famille nombreuse), demi tarif, 4,50€, aux jeunes de 14 à 26 ans + RSA, gratuit pour les moins de 14 ans.

Zeng Fanzhi, Hare, 2012. Pinault Collection © Zeng Fanzhi studio

Aux mêmes dates voir au même musée les expositions Poliakoff, Decorum (sur les tapis et tapisseries d’artistes modernes ou contemporains, ou les considérables collections permanentes, gratuites d’accès, comme les 8 robes d’Alaïa, salle Matisse.

Vous retrouverez dans l’article 2013 à Paris : LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2013 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous avons établi notre sélection, avec PARIS 2013 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Celui de cette exposition en fait partie.

Les Grandes Expositions et Calendrier 2014 peuvent déjà être consultés sur Évous.fr... et complétés, si vous disposez de plus d’informations que nous !

Et parce que Paris, sans la province, ne serait pas grand chose... une vue panoramique de ce qui s’y prépare ? 2014. Expositions et Festivals en PROVINCE de A à Z. Ou encore CALENDRIER 2014. Expositions et Festivals en PROVINCE.

André Balbo

sources : Visite, MAMVP

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