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Été 2017. Les plus belles expositions en régions

Dernière mise à jour : jeudi 13 juillet 2017, par André Balbo

Cette sélection d’expositions de l’été ne doit pas vous empêcher de vous reporter aux articles des villes, dans lesquels vous trouverez les richesses des collections des principaux musées de France.

Voir aussi :
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Aix-en-Provence

Sisley l’impressionniste Du 10 juin au 15 octobre 2017. Au Centre d’art de l’Hôtel de Caumont.

Plus qu’aucun autre impressionniste, Alfred Sisley (1839-1899) s’est voué corps et âme à la peinture de paysage, demeurant toujours fidèle aux principes fondateurs du mouvement.

Alfred Sisley (1839-1899), Bougival (détail), 1876, Huile sur toile, 62,2 x 73,7 cm, Cincinnati Art Museum © Cincinnati Art Museum, John J. Emery Fund, 1922.38

Cette rétrospective présente une sélection d’œuvres majeures qui nous livrent un panorama complet et original du travail de l’artiste, depuis les œuvres présentées au Salon de 1860 jusqu’à ses vues du bourg pittoresque de Moret-sur-Loing dans les années 1890.

L’exposition explore aussi l’ascendance artistique de Sisley et sa relation avec ses compagnons impressionnistes.

Culturespaces et le Bruce Museum de Greenwich (Connecticut) coorganisent cette exposition monographique sur Sisley, assemblant une soixantaine d’œuvres, certaines ayant été rarement présentées au public, parcourant les différentes étapes de l’œuvre du peintre à travers ses lieux de prédilection.

D’importants prêts ont été accordés par le Metropolitan Museum of Art de New-York, la National Gallery de Washington, le Cincinnati Art Museum, la Tate Gallery et la National Gallery de Londres, et les Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles.

Le commissariat de l’exposition est assuré par Mary Anne Stevens, historienne de l’art indépendante et spécialiste internationalement reconnue de l’artiste.

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Alpilles

Le Festival a-part 2017 Le Festival international d’art contemporain a-part 2017. Lost Paradise / Les Paradis Perdus. Du 24 juillet au 27 août 2017. À Saint-Rémy-de-Provence, aux Baux-de-Provence, à Saint-Étienne-du-Grès, au Paradou, et un final festif à Marseille, rue de la République, du 24 au 27 août.

Les représentations de l’Enfer et du Paradis, ces mondes imaginaires et inhumains (très certainement) inventés par des artistes, où s’expriment la fragilité du moment, de l’instant de bonheur ou de peur, l’impermanence de toute chose, l’évolution des êtres comme des situations, hantent notre mémoire depuis la nuit des temps.

Innerfields, Sans titre, 2016, peinture aérosol © Innerfields

Condamnés tout à la fois au défi permanent du renouvellement comme à l’âpreté de la continuité heureusement distordue, les artistes contemporains se sont saisis de ces sujets presque aussi anciens que la Femme et l’Homme.

Ce festival, dont l’été 2017 verra la 8e édition, est une fois de plus gratuit en tous lieux d’exposition. Il sème allégrement chaque année des événements artistiques, exposant des œuvres parfois inédites d’artistes plasticiens, dans des lieux publics (comme très privés que vous ne découvrirez qu’à ces occasions).

Un festival qui vous met en contact intime, dans des décors et des paysages de rêves, avec des œuvres et des artistes contemporains bien en chair ou tout en os !

Surveillez le programme 2017, ses enrichissements et ses détails sur le site www.festival-apart.org pour connaître au fur et à mesure des dernières évolutions de la programmation lieux, dates, horaires...

Les stars : Daniel Aulagnier, Daniel Spoerri, Gérard Fromanger, Marc Nucera, Marie Piselli, Michèle Sylvander, mounir fatmi, ORLAN et Philippe Cazal.

La garde montante : Alain Gachet, David Serrano, Jacques Van Der Merwe, Jean Jacques Morel, Orfeo Quagliata, Patricia Meffre, Peter Kim, Samuel Bester / Sophie Charlotte Gautier / Cathryn Boch, Drury Brennan, Steffen Seeger, Innerfields, Felix Rodewaldt, Kef, The Dixons, Amanda Arrou-tea, Quintessenz, Dino, Guillermo S. Quintana, Kera.

Bosch, Brueghel, Arcimboldo : fantastique et merveilleux. Du 4 mars 2017 au 7 janvier 2018. Aux Baux-de-Provence / aux Carrières de lumières.

Produite par Culturespaces et réalisée par Gianfranco Iannuzzi, Renato Gatto et Massimiliano Siccardi, avec la collaboration musicale de Luca Longobardi, cette nouvelle création invite le spectateur à explorer le monde foisonnant peint par ces grands maîtres du XVIe siècle à l’imagination débridée.

Depuis leur ouverture en 2012, les Carrières de Lumières ont attiré plus de 2,1 millions de visiteurs aux Baux-de-Provence – le spectacle « Chagall, songes d’une nuit d’été », visible jusqu’au 8 janvier 2017, a accueilli à ce jour plus de 540 000 visiteurs.

Giuseppe Arcimboldo, Spring @Bridgeman Images – Pieter Brueghel l’ancien, Tower of Babel, La Tour de Babel, © Kunsthistoriches Museum / Bridgeman images, Jérôme Bosch, The Garden of Earthly Delights, Le Jardin des délices © Bridgeman images / © Gianfranco Iannuzzi – Renato Gatto – Massimiliano Siccardi

Des triptyques de Jérôme Bosch les plus emblématiques tels que : Le Jardin des délices, La Tentation de saint Antoine ou encore Le Chariot de foin, aux étonnantes compositions de Giuseppe Arcimboldo faites de fleurs et de fruits, en passant par les fêtes villageoises de la dynastie des Bruegel, les Carrières s’ouvrent aux univers fascinants de ces grands maîtres attachés à représenter la vie, son mouvement et toute la dualité d’un monde oscillant entre le bien et le mal.

S’ils partagent une grande finesse d’exécution dans le dessin, ils se retrouvent aussi sur une inventivité extrême. À l’imaginaire halluciné de Bosch et à la créativité des visages improbables d’Arcimboldo répond la trivialité joyeuse des Brueghel ancrant leurs multiples personnages dans le réel.

En une trentaine de minutes, dans ce spectacle de plus de 2000 images numériques projetées sur 7000m2 de surfaces, les Carrières de Lumières se peuplent de créatures fantastiques et de figures allégoriques. Semblant saisis sur le vif, tour à tour effrayants et amusants, pris dans des situations parfois cocasses, ces personnages sont autant de miroirs tendus vers celui qui le spectateur. Vanités, spiritualité, plaisirs, tentations et vices traversent les paysages de Bosch, des Brueghel et d’Arcimboldo avec un sens aigu du détail.

Le merveilleux Jardin des délices de Bosch clôt ce spectacle et nous fait entrer dans une danse fantasmagorique. La bande-son est entre classique et moderne, avec par exemple les célèbres Carmina Burana de Carl Orff, les Quatre Saisons d’Antonio Vivaldi revisitées par Max Richter, des œuvres du compositeur russe Modeste Petrovitch Moussorgski ou encore du groupe Led Zeppelin.

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Angoulême

Will Eisner, génie de la bande dessinée américaine. Du 26 janvier au 15 octobre 2017. Au musée de la BD, Cité internationale de la bande dessinée.

Hommage à l’un des géants de la bande dessinée du XXe siècle, Will Eisner, dont c’est le centenaire de la naissance. Créateur en 1940 du Spirit, référence indémodable en matière de bande dessinée policière, série à la fois palpitante, ironique et sexy, Eisner est également, 30 ans plus tard, le plus éminent initiateur, avec Art Spiegelman, des graphic novels, les romans graphiques qui ont révolutionné la bande dessinée mondiale.

Tous les aspects de l’œuvre du grand Will Eisner, avec son goût pour les décors urbains, les ambiances contrastées, qui rappellent le New-York des années 1940 pour la partie Spirit, et le Brooklyn de l’entre-deux-guerres pour la partie Will Eisner et le roman graphique. Plus de 120 planches originales, imprimés, croquis, esquisses, photos, lettres manuscrites…

Will Eisner est lauréat de nombreuses récompenses, dont à plusieurs reprises celle des Eisner Awards (prix décernés aux États-Unis depuis 1988 aux meilleures bandes dessinées). En 1975, il est Grand Prix de la Ville d’Angoulême.

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Arles

Les 48es Rencontres internationales de la photographie d’Arles 2017. Du 3 juillet au 24 septembre 2017. Formidable. Une quarantaine d’expositions dans une vingtaine de lieux de la ville... Semaine d’ouverture, du 3 au 9 juillet.

Juan Pablo Echeverri (exposition La Vuelta), Supersonas, 2011. Avec l’aimable autorisation de l’artiste

La programmation de son directeur Sam Stourdzé vise à l’éclectisme et au décloisonnement des disciplines : photographie de rue revisitée, photographie africaine, nouvelles approches du documentaire, collections, formats hors-cadre, installations, et la jeune création.

Les expositions sont accessibles de 10 à 19h30, dernière entrée à 19h, avec quelques exceptions, dont celles du Musée Départemental Arles Antique ouvert de 10 à 18h (dernière entrée à 17h30 et collection fermée le mardi) ; de la Galerie Arena (ouverte de 10 à 13h et de 14 à 19h, dernière entrée à 18h30) ; du Musée Réattu (ouvert de 10 à 18h, dernière entrée à 17h30, fermé le lundi) ; de la Chapelle du Méjan (ouverte de 11 à 19h, dernière entrée à 18h30).

Programme des Rencontres : rencontres-arles.com/fr/agenda/view/1117/programme-2017...

Annie Leibovitz. Les premières années 1970-1983. Archive project #1 Du 27 mai au 24 septembre 2017. À la Fondation Luma.

Aussi star que ses modèles. Exceptionnel. Ne pas rater.

Le Luxe dans l’Antiquité. Du 30 juin 2017 au 22 janvier 2018. Au musée départemental de l’Arles antique.

Le « Trésor de Berthouville » est constitué de 128 objets de la plus grande valeur, conservés au Cabinet des monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France.

Statuette de Mercure face argent © BnF

Après une méticuleuse restauration conduite par les chercheurs de la Villa Getty, ils ont été réunis dans une exposition intitulée “Roman luxury” présentée dans plusieurs villes des États-Unis. Le luxe dans l’Antiquité au Musée départemental de l’Arles antique sera la seule étape européenne de cette exposition, fruit d’un partenariat entre la BnF et le département des Bouches-du-Rhône.

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Bordeaux

Géorgie, berceau de la viticulture. Du 31 juillet au 5 novembre 2017. À la Cité du Vin.

Sur les rives de la mer Noire, nichée aux pieds des montagnes du Caucase, aux confins de l’Europe et de l’Asie, la Géorgie témoigne d’une culture vitivinicole ancestrale remontant au VIe millénaire avant J.-C.

Cette première exposition "Vignoble Invité" permet la découverte d’une culture ancestrale aux racines-même de la vitiviniculture mondiale. 125 objets archéologiques et ethnographiques, œuvres d’art, ainsi que des photographies. Des vestiges qui illustrent la place fondamentale de la vigne et du vin dans la culture géorgienne. Une excellente occasion de visiter la Cité du Vin dont Bordeaux est si fière.

Paysages en représentation(s). Du 30 juin 2017 au 7 janvier 2018. Au musée des Beaux-Arts.

Camille Jean-Baptiste Corot, Le Bain de Diane, 1855, huile sur toile © Musée des Beaux-Arts de Bordeaux - F. Deval

Une approche thématique qui permet un parcours inédit, et parfois décalé. Introduit par l’École nordique – à l’origine du paysage naturaliste moderne –, la proposition se déploie dans les deux ailes du musée, déclinant différents thèmes paysagers : vues de ports, scènes de tempêtes, nocturnes, marines, paysages pastoraux et urbains ou encore diverses interprétations de l’allégorie des Quatre saisons.

Des accrochages denses dans l’esprit des salons du XIXe siècle alternent avec des présentations au contraire plus épurées, venant surprendre le regard du visiteur.

Couvrant un large panorama chronologique, du XVIIe au XXe siècle, la sélection des œuvres, dont une grande partie est habituellement conservée en réserve, viendra dialoguer avec des œuvres contemporaines, prêtées par le CAPC musée d’art contemporain, partenaire de l’opération.

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Landernau

Picasso. Du 25 juin au 1er novembre 2017. Aux Capucins. Fonds Hélène et Édouard Leclerc pour la culture.

Deux ans et demi de préparation... Cette exposition est fabuleuse, pour le nombre d’œuvres exposées et pour leur qualité. Elle évoque différentes époques de la vie de l’artiste, et principalement celle qu’il a partagée avec sa troisième épouse Jacqueline Roque. Les visiteurs découvrent un tableau plutôt intimiste de l’artiste au travers de certaines œuvres jamais montrées, ou de façon anecdotique ou sporadique.

Un ensemble de près de 150 peintures mais également des dessins, des sculptures et des céramiques. L’exposition retrace le parcours du maître depuis ses premiers portraits, réalisés à Barcelone entre 1895 et 1899, en passant les périodes bleue et rose, le cubisme…

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Le Cannet

Bonnard - Vuillard. La collection Zeïneb et Jean-Pierre Marcie-Rivière, au musée Bonnard. Du 13 mai au 17 septembre 2017.

Un ensemble exceptionnel issu de la collection de ces grands collectionneurs d’art des XIXe et XXe siècles (25 tableaux, 94 dessins de Bonnard, et 24 tableaux, 3 pastels et 2 dessins de Vuillard), qui témoigne de l’étroite complicité artistique des deux peintres durant leurs années nabies.

Le parti-pris de Véronique Serrano, Conservateur en chef, est d’exposer l’intégralité des tableaux accrochés au musée d’Orsay, tout en présentant un fil narratif spécifique aux espaces du musée Bonnard.

Bonnard, le "Nabi très japonard", est représenté au travers de 25 tableaux majeurs, fleurons de sa jeunesse parmi lesquels, le rare Joueur de Banjo (1895), le poétique Chevaux et filles au Bois, dit aussi La Place Clichy (vers 1894-1895) ou le radieux Nu accroupi au tub (1918), chef-d’œuvre absolu.

Quant à Vuillard, le "Nabi zouave", sont notamment présentés la série de tableaux intimistes comme La Soirée musicale (vers 1896-1899), Misia assise dans une bergère, dit Nonchaloir (1901), (illustration), auxquels s’ajoutent la mystérieuse Jeune fille la main sur la poignée de la porte (1891), Le Bureau (1896) et le projet grandiose de décor d’un restaurant parisien, Intérieur de salon de thé, Le Grand Teddy (1917), resté longtemps inconnu du public. Une cinquantaine de peintures et de pastels nabis à laquelle s’ajoute une vingtaine de dessins de Bonnard et plusieurs tableaux de la maturité des deux peintres, qui mettent en lumière les liens étroits rattachant les deux artistes.

Bonnard et Vuillard partagent le goût et la curiosité du métier, les découvertes ou les tâtonnements, la liberté et l’indépendance, mais aussi les amis, les expositions ou la littérature. Leurs échanges épistolaires entre 1891 et 1940, témoignent de cette « amitié fraternelle ».

Leur rencontre a lieu aux Beaux-arts de Paris, puis, à l’instar de Denis, Ranson, Roussel, Ibels ou Piot, ils suivent les cours libres de l’Académie Julian. Ils sont tous passionnés de nouveautés, de littérature symboliste, de théâtre ou de musique wagnérienne. Bonnard et Vuillard ne cesseront de se voir et d’échanger jusqu’à la mort de ce dernier en 1940 dont Bonnard restera inconsolable.

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Le Havre

"Clair-obscur" de Pierre et Gilles. Du 27 mai au 20 août 2017. Au MuMa.

Il y a 40 ans, Pierre Commoy et Gilles Blanchard se rencontraient pour former presque aussitôt ce duo.

À travers une rétrospective de 80 des œuvres de ce couple d’artistes, de la fin des années 1970 à aujourd’hui issues de grandes institutions et de prestigieuses collections privées, le public est plongé dans cet univers créatif atypique, celui du portrait hautement sophistiqué entre photographie et peinture : Madonna, Jean Paul Gaultier, Stromae, Isabelle Huppert…

Regroupées en ensembles thématiques, ces images, devenues pour beaucoup iconiques, constituent un corpus d’une formidable richesse visuelle.

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Lens

Miroirs. Pavillon de verre. Gratuit pour tous. Du 3 décembre 2016 au 18 septembre 2017. Au musée du Louvre-Lens.

Le miroir demeure un objet complexe, entre mystère, vérité et illusion. Attribut de prudence, signe de vanité conjuguant beauté éphémère et certitude de la mort, les maîtres anciens ont souligné le puissant vecteur d’imagination qu’il véhicule.

Il est aussi l’indispensable accessoire du peintre réalisant son autoportrait ou de l’artiste en recherche de points de vue variés sur son sujet. Imitateur, trompeur, révélateur, objet de réflexion, de mise en abyme, voire de divination, le reflet d’un miroir n’est jamais univoque.

Un parcours en trois étapes mêlant toutes époques du XVIe siècle à nos jours. De l’image vérité à l’image trompeuse, les visiteurs aiguisent leur regard à s’interroger sur ce qu’ils voient ou croient voir.

Pourquoi le reflet serait-il moins réel que le sujet reflété ?

Une trentaine d’œuvres de l’Antiquité à nos jours, issues de collections des Hauts-de-France, dont un Paysage à l’arc-en-ciel de Rubens, une série de gravures d’Otto Dix ou encore l’installation Carré (miroir) plié (coupé) à 90° de François Morellet.

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Libourne

Joan Miro. Entre âge de pierre et enfance. Du 13 mai au 19 août 2017. À la Chapelle du Carmel.

Les dessins de Joan Miró témoignent de la langue poétique de cet artiste, née d’un échange croisé de l’enfance et de la préhistoire.

Joan Miró, le "Catalan international", a été l’un des artistes les plus réfléchis et les plus inventifs du XXe siècle. Les dessins réunis montrent ce qu’il a emprunté aux compositions et aux gestes graphiques enfantins, comme à toute forme créée de main d’homme durant la préhistoire.

Lassé des codes du réalisme académique, Miró cherche dans le dessin d’enfant la naïveté du geste graphique, qu’aucune convention transmise par l’éducation et la culture n’a précontraint, et une propension à la distorsion et à la difformité.

Bouleversé par la capacité esthétique des "premiers hommes", l’artiste y saisit une force équivalente, de rupture, de retour aux origines, entreprenant ainsi un parcours du « primitif » par le dés-apprentissage et l’oubli.

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Lyon

Venenum, un monde empoisonné. Du 15 avril 2017 au 7 janvier 2018. Au musée des Confluences.

Le poison a toujours fasciné les hommes. Moyen de défense ou outil de pouvoir ? Arme mortelle ou composant aux vertus médicinales ? L’exposition "Venenum" revient sur l’ambiguïté de ces substances et leurs rôles dans l’histoire et la culture, la science et les croyances, la médecine et la criminologie.

L’exposition explore la thématique du poison dans la nature et dans les sociétés humaines, de manière interdisciplinaire. Œuvres relevant des Beaux-Arts, collections historiques et ethnographiques côtoient et dialoguent avec les collections de sciences naturelles pour illustrer les usages des poisons au cours de l’histoire.

En plus des nombreux dispositifs interactifs, des animaux venimeux et toxiques présentés en aquarium ou vivarium vous plongent au cœur de cette nature empoisonnée…

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication/Direction générale des patrimoines/Service des musées de France.

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Marseille

Antoine d’Agata - Atlas Du 1er juillet au 13 août 2017. Au Fonds régional d’art contemporain (FRAC).

Autour de thèmes comme la drogue, le sexe et l’errance, le photographe réalisait Home Town. C’était il y a 15 ans. Son film Atlas, de 2014, montre le monde de la prostitution dans différents points de la planète, avec la plus grande des proximité.

Aventuriers des mers. Méditerranée, océan Indien (du VIIe au XVIIe siècle. Du 7 juin au 17 septembre 2017. Au MuCEM.

De l’Empire perse aux conquêtes d’Alexandre le Grand, de l’expansion de l’islam aux explorations chinoises et des aventures portugaises aux navigations hollandaises, c’est entre Méditerranée et océan Indien que se sont déroulées les grandes aventures maritimes fondatrices du monde d’aujourd’hui.

Dhow Zanzibar © Christine Coulange/Sisygambis.

L’exposition débute par la mise en place, au VIIe siècle, de l’empire des Omeyyades, qui ouvrira les voies d’un monde dont le destin se joue principalement à la bascule du XVe et du XVIe siècle. 200 œuvres provenant de 50 musées et institutions, de Lisbonne à Singapour, conduisent le visiteur au croisement de l’or d’Afrique et de l’argent d’Occident, des verreries de Venise, des cotonnades indiennes, des porcelaines et des épices venues des mers de Chine.

L’exposition Aventuriers des mers a été présentée de novembre 2016 à février 2017 à l’Institut du Monde Arabe (Paris), dans une version centrée sur les voyageurs arabes du Moyen Âge. L’exposition au Mucem fait la part belle aux Grandes Découvertes, et présente 50 œuvres nouvelles provenant notamment de la Biblioteca Estense de Modène (Italie), de la Caixa Geral de Depósitos (Lisbonne), du Musée des Arts Décoratifs de l’océan Indien (La Réunion) et du Kunsthistorisches Museum (Vienne).

Hip Hop : un âge d’or 1970-1995... Du 13 mai 2017 au 14 janvier 2018. Au MAC (musée d’Art contemporain)

Bienvenue à ceux qui aux États-Unis, en Europe et à Marseille incarnent un phénomène planétaire. Depuis les premières block parties du Bronx jusqu’à l’âge d’or marseillais retrouvez la fièvre qui s’est emparée du monde en trois temps et quatre mouvements : DJing, MCing, Graffiti & Bboying.

La formidable énergie et l’inventivité des DJ, des maîtres de cérémonie, des graffeurs et writters, des break dancers et de leurs crews a pris la rue, les clubs et la jeunesse du monde.

Émergeant dans le quartier du Bronx, qui connaît les pires conditions économiques, une jeunesse qui rêve d’exister invente de nouvelles formes de survie, de faire la fête, de danser, de marquer l’espace urbain, de défier l’establishment par la parole et le geste. En presque dix ans de 1970 à 1981, elle s’impose comme la nouvelle culture populaire et conquiert New York de quartier en quartier, de métros en trains, de fêtes clandestines en nightclubs, d’expositions improvisées dans les lieux les plus cheaps jusqu’aux galeries d’art branchées de downtown.

Au début des années 1980 l’expansion de la culture Hip Hop prend une nouvelle dimension. Elle se répand simultanément des deux côtés de l’Atlantique grâce aux radios et aux premières émissions qui lui sont consacrées à la télévision. De 80 à 85, le Hip Hop devient un phénomène mondial, une culture qui ouvre les portes, même si paradoxalement elle commence à voir les siennes se refermer en Amérique. La politisation et la résistance initiales cèdent sous les coups du marketing. Les labels signent les groupes transformant les MC’s en stars et les majors hollywoodiennes se décident à exploiter le nouveau filon inspirées par le succès considérable de Flashdance en 1983 et sa fameuse scène de breakdance.

La seconde moitié des années 80 est cruelle pour ceux que la reconnaissance oublie, le mode de l’art n’a d’attention que pour Jean-Michel Basquiat, Keith Haring ou Kenny Scharf. Les rappeurs sont devenus des idoles qui ont effacés les DJs et les MCs. En Europe les groupes émergent et les premiers à disposer des matériels et à accepter d’être signés par les labels émergents vont connaître un succès considérable. C’est le moment de l’âge d’or marseillais qui secoue la ville dans les années 90 et fait de la scène artistique marseillaise l’une des plus inventives, connectée aux States et rayonnante jusqu’au tournant du siècle.

La scénographie de l’exposition favorise les croisements entre toutes les disciplines qui ont été fécondées par ce mouvement : la musique, la danse, la mode, le cinéma, l’écriture, le graffiti, le tag, la photographie.

Une maison de verre. Le Cirva. Du 17 mars au 24 septembre 2017. Au musée Cantini.

30 années d’existence du Centre international de recherche sur le verre et les arts plastiques. Découvrir le travail du verre dans sa dimension artistique, tel qu’il s’élabore dans le secret de cet atelier où l’équipe des verriers met son savoir-faire à la disposition des artistes invités.

16 artistes dont Giuseppe Penone, Piotr Kowalski, James Lee Byars, et Jean-Luc Moulène...

Jean-Marie Périer, des années 60 à nos jours. Exposition gratuite. Du 31 mai au 2 septembre 2017. Au Centre de Marseille (Archives et Bibliothèque départementales Gaston Defferre)

© Jean-Marie Périer

Une rétrospective de photographies des années 1960 du célèbre photographe Jean-Marie Périer, auteur photographe du magazine « Salut les copains ».

De Jacques Dutronc, Françoise Hardy, Sylvie Vartan, Alain Delon à Mick Jagger, Keith Richards ou aux Beatles… plus de 300 photos, des plus emblématiques aux plus insolites.

200 photographies rendant compte de la singularité du parcours de Jean-Marie Périer, ami et confident des jeunes chanteurs et premières stars des années 1960.

Plus de 30 nouvelles photos de Jean-Marie Périer représentant sa vision des Bouches-du-Rhône. Commandée par le Département, cette œuvre vient compléter le fonds photographique des Archives départementales dont un large extrait est exposé. Portrait noir et blanc de personnalités dans les mains de Provençaux, avec pour toile de fond, des lieux emblématiques du territoire.

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Metz

Fernand Léger. Le beau est partout ! Galerie 1. Du 20 mai au 30 octobre 2017. Au Centre Pompidou-Metz.

Dans le cadre des 40 ans du Centre Pompidou-Paris, cette exceptionnelle exposition sur l’œuvre de Fernand Léger, artiste pluridisciplinaire, peintre de la ville et de la vie moderne, qui sût célébrer les profondes mutations de son époque.

Portrait d’un artiste curieux, fasciné par son temps et ouvert aux autres disciplines. Réunissant une centaine d’œuvres majeures, cette manifestation explore les liens qu’il a entretenu dans sa peinture avec la poésie, le cinéma, mais aussi l’architecture, le cirque et le spectacle vivant, à travers ses multiples collaborations artistiques.

Grâce aux prêts du musée national d’art moderne, Centre Pompidou et d’autres grandes institutions, ce parcours met en lumière l’inlassable recherche de l’artiste pour réinventer la peinture en la faisant sortir du cadre. Il souligne également le caractère toujours actuel de sa peinture, cherchant à concilier l’exigence d’un nouveau langage plastique à une dimension véritablement populaire.

L’exposition révèle les facettes de son travail et montre l’homme qu’il fut : théoricien de la peinture, infatigable enseignant dans l’atelier où de nombreux artistes se formeront, voyageur doué d’un sens aigu de l’observation, artiste engagé en faveur du progrès social et de la démocratisation culturelle.

La figure et l’œuvre de Fernand Léger trouvent une résonance toute particulière dans le patrimoine ouvrier lorrain, et l’exposition se déploie aussi à l’échelle du territoire, notamment à la Cité Radieuse, construite par Le Corbusier, son ami et collaborateur, à Briey.

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Monaco

La Cité Interdite à Monaco. Vie de cour des empereurs et impératrices de Chine, au Grimaldi Forum. Du 14 Juillet au 10 Septembre 2017.

La dernière dynastie impériale chinoise, les Qing (1644-1911), avec ses fastes, ses goûts, et ce que fut sa grandeur.

Près de 200 pièces d’exception provenant de l’ancien palais des souverains chinois sont réunies, rejoints de prêts issus de grandes collections (Cernuschi, Louvre, Victoria & Albert Museum de Londres, Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles, Arthur M. Sackler Gallery de Washington).

C’est au cœur d’un lieu emblématique que le public est invité à pénétrer, la Cité interdite étant l’un des ensembles palatiaux les plus prestigieux au monde et le site le plus visité, avec quelque 10 millions d’entrées par an.

À la fois palais et musée, c’est autour de lui que Pékin, la nouvelle capitale, s’est ordonnancée. La Cité interdite avait surgi ex nihilo de la volonté du 3e empereur Ming et fut construite sans discontinuer de 1406 à 1420. Elle deviendra le berceau incontesté du pouvoir, et les empereurs mandchous s’y succéderont sur près de trois siècles.

Les personnalités des empereurs Qing sont au centre de l’événement présenté, et plus particulièrement celles de Kangxi (1662-1722), de Yongzheng (1723-1735) et de Qianlong (1736-1795).

Ils se voulurent les parangons de la culture chinoise. L’empereur, représentant du Ciel sur terre, et donc dit "Fils du Ciel", se devait d’être omnipotent, chef militaire, chef religieux et chef des lettres à la fois.

De prestigieux objets sont présentés aux visiteurs, témoignages des différentes fonctions impériales : portraits, costumes d’apparats, mobilier, précieuses pièces, instruments scientifiques, dont certains comptent parmi les "trésors nationaux".

Dans la tradition du peuple mandchou, dont la puissante armée des "Huit Bannières" va se rendre maître de la Chine à partir de 1644, les conquêtes militaires des empereurs Qing sont également représentées à travers divers objets et gravures illustrant leurs campagnes victorieuses.

Attribué à Jean-Denis Atiret. Portrait en buste d’une concubine, vers 1750-1760. Huile sur papier. Musée des Beaux-Arts de Dôle © Musée des Beaux-Arts de Dôle, coll. jean-Loup Mathieu

Sous le règne des Qing, part belle est faite à la culture. Illustrant le goût officiel à l’aune des périodes d’apogée de l’histoire de la civilisation chinoise, les diverses formes d’expression de l’art chinois, qui exercent à l’époque une influence notoire sur l’Occident, sont mises en exergue : les arts du pinceau, à travers la calligraphie et la peinture, l’univers des arts décoratifs, avec un cabinet des porcelaines et un cabinet des laques, la musique et l’opéra. L’excellence et le raffinement de cet art ont laissé un héritage encore très présent comme le démontrera l’impressionnant écran-paysage de Zhang Daqian (1899-1983), l’un des plus légendaires peintres chinois du XXe siècle.

Conçu comme une visite des salles du Palais aux jardins de la Cité interdite, le parcours chemine à travers les lieux emblématiques de la Cité-palais (temple du Ciel, salle du trône, temple bouddhique, temple des ancêtres, pavillon de thé), plongeant le public dans un voyage au cœur de l’Histoire d’une civilisation plurimillénaire.

La scénographie de l’exposition est moderne et didactique notamment grâce à deux maquettes monumentales de temples (China Red Sandalwood Museum, Beijing), et à des archives audiovisuelles inédites. Une visite véritablement immersive au cœur du Palais de la Cité Interdite.

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Montpellier

William Gedney (1932-1989). Only the lonely. Du 28 juin au 17 septembre 2017. Au Pavillon populaire, Espace d’art photographique.

Une rétrospective de ses reportages des parades gays des années 1980 qui forment, avec ses documents sur le mouvement hippie à San Francisco, la partie la plus attachante de son œuvre.

Jean-Michel Othoniel, Géométries amoureuses Du 10 juin au 1er octobre 2017. Au Carré Sainte-Anne.

Une cinquantaine d’œuvres de cette grande figure de l’art contemporain, issues de sa collection personnelle, viennent investir la nef.

Pour Othoniel, se collectionner soi-même correspond à un désir de se soustraire au monde, se faire violence et décider de montrer au public sa propre collection de soi fait partie de l’ambivalence des sentiments que l’artiste place au cœur de son travail.

Les œuvres exposées, chères à l’artiste, sont conservées par ses soins depuis les années 1990, période à partir de laquelle il commence à s’intéresser au verre. Elles sont rassemblées dans une installation imaginée spécialement pour ce lieu.

Voir aussi Sète.

Francis Bacon - Bruce Nauman, face à face. Du 1er juillet au 5 novembre 2017. Au musée Fabre.

Le face-à-face met en présence la tradition anglaise figurative et la scène underground américaine personnalisées par ces deux artistes majeurs de la modernité du XXe siècle.

Une grande exposition pour fêter les 10 ans du musée.

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Nantes

H. R. Giger. Du 15 juin au 27 août 2017. Au lieu unique. Entrée libre. Du lundi au dimanche de 10 à 19h.

H.R. Giger (1940-2014), figure mythique du monde de la conception graphique et cinématographique, est le créateur d’un monstre qui tient le rôle principal dans Alien (Ridley Scott, 1979) et éclipsera le reste de son œuvre. Il a durablement marqué la culture populaire.

Cet artiste suisse a débuté dans les années 1960 une carrière dense au cours de laquelle il a bâti un univers personnel nourri de surréalisme et d’ésotérisme. Son monde est de l’autre côté du miroir, dans les cavernes de la déraison, des endroits hantés par d’ombres fascinantes et de mystérieux mécanismes.

Dessinateur, peintre, sculpteur, il a toujours abordé la problématique de l’humain à l’ère technologique, en élaborant un style qu’il qualifiait de biomécanique. Il y jouait, avec un symbolisme sombre, de la fusion des mondes biologique et technologique.

H.R. Giger est de fait l’un des représentants majeurs de l’art visionnaire et de l’art fantastique du XXe siècle, et l’attraction qu’exerce son œuvre sur la culture populaire ne faiblit pas. Mais tandis que son travail est ré-interprété, il est également ignoré. Malgré un imaginaire constituant une référence pour beaucoup, il connaît une faible reconnaissance dans les milieux institutionnels et est absent de manière significative des livres d’histoire de l’art.

Cette importante rétrospective se pose donc en hommage à un artiste récemment disparu, et questionne la place de son œuvre originale dans la création contemporaine.

Bill Viola, Nantes Triptych. Du 23 juin 2017 au 18 mars 2018. À la Chapelle de l’Oratoire.

Une œuvre majeure de l’artiste américain Bill Viola, appartenant aux collections permanentes du tout rénové musée d’Arts de Nantes.

Bill Viola est un artiste de renommée internationale dans le domaine de la vidéo, médium qu’il pratique avec une grande virtuosité. L’œuvre se compose de 3 écrans vidéos : une femme enceinte en train d’accoucher, une femme très âgée qui s’éteint progressivement et, au centre, un homme qui plonge sous l’eau et se maintient en apnée.

Le spectateur est immédiatement au cœur de l’œuvre. Cycle de la naissance, de la mort et de la renaissance, ces figures archétypales sont au centre du travail de l’artiste. Cette installation vidéo avait été commandée spécialement par le musée avec l’aide du Fnac en 1992 pour la Chapelle de l’Oratoire et n’avait encore jamais été présentée. Retable vidéo présenté dans le chœur de la Chapelle, il redonne sa puissance à la question du sacré et questionne le pouvoir cathartique des images.

Les esprits, l’or et le chaman. Du 1er juillet au 12 novembre 2017. Au Chateau des Ducs de Bretagne.

Cette exposition exceptionnelle, placée dans le cadre de l’Année France-Colombie, rassemble certaines des plus belles pièces du célèbre musée de l’Or de Bogota.

Pendentif anthropo-zoomorphe d’homme-léopard - Museo del Oro de Banco de la República (Bogotá) © Clark M. Rodríguez

Représentations aux formes et aux reflets qui se drapent des respects dus à toutes sortes de pouvoirs, des chamans aux maîtres des différents éléments, des eaux, des airs et de l’invisible, des puissances des astres et des obscurités, du domaine du visible comme des imaginations encouragées de substances psychotropes.

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Nice

À propos de Nice : 1947-1977, Mamac, musée d’art moderne et d’art contemporain, 2e et 4e étages du musée. Du 24 juin au 22 octobre 2017.

À Nice, un jour de l’été 1947, trois jeunes hommes se font la promesse d’un partage du monde : Yves Klein, maître de l’IKB en devenir s’approprie l’infini bleu du ciel ; le poète Claude Pascal s’empare de l’air et reviennent à Arman, futur maestro de l’appropriation d’objets, la terre et ses richesses. De ce pacte naîtront sur la Côte d’Azur fulgurances, gestes et rencontres qui bouleverseront l’histoire de l’art.

Le Mamac revient sur cette cristallisation engendrée par ces personnalités charismatiques qui tracèrent une « diagonale du fou » entre Nice et les grandes capitales artistiques internationales. Le parcours que propose cette exposition se dessine dans cette révolution de gestes inventés, dans cette insurrection de la pensée et de la forme orchestrée par les artistes, dans cette insolence des attitudes, et dans leur fascination pour les mythologies.

Au-delà des récits, par dates, mouvements ou personnalités, l’exposition se construit sur 2 400 m² autour d’une constellation de pratiques connectant ces acteurs par autant d’approches transversales.

Martial Raysse. Raysse Beach, 1962-2007 (détail). Environnement reconstituant un univers balnéaire : neuf panneaux en bois (peinture vinylique appliquée sur photographie collée sur Masonite), application d’objets, juke-box et sable. Centre Pompidou, musée national d’Art moderne - Centre de création industrielle, Paris / Donation de la Centre Pompidou Foundation en 2008 (don de la galerie Brooks Jackson à la Georges Pompidou Art and Culture Foundation en 1982) © Centre Pompidou, MNAM - CCI/Philippe Migeat/distr.RMN-GP © ADAGP, Paris, 2017

L’exposition met également en lumière des lieux emblématiques ou des événements phares qui ont jalonné cette aventure artistique. L’articulation entre ces gestes, ces possibles spécificités niçoises et le contexte géographique, balnéaire et culturel niçois est également examinée.

Une traversée spéculative du phénomène d’émulation qui s’est manifesté à Nice dès 1947, date de naissance symbolique de « l’École de Nice ».

Marc Chagall, sculptures, au musée national Marc Chagall. Du 27 mai au 28 août 2017.

Chagall (1887-1985) s’est confronté, tout au long de sa vie, à différentes techniques : dessin, peinture, gravure, céramique, mosaïque, vitrail, tapisserie et... à la sculpture.

La collection du musée recèle cinq pierres taillées exceptionnelles, qui témoignent de cet aspect de son art assez méconnu, qu’il découvre quand il s’installe à Vence.

Émerveillé par les matériaux, la terre et les roches de la région, où il retrouve toute la lumière méditerranéenne, il s’attaque à la taille de la pierre, utilisant volontiers la pierre provençale de Rognes aux éclats coquillés roses ou jaunes (Moïse, 1952-1954), mais également le marbre (Deux têtes, une main, 1964).

Il édite certaines pièces en bronze, déclinant un travail de peintre sur les patines et un regard de graveur sur les reliefs et volumes de l’œuvre en métal (La Bête fantastique, 1952).

Au total, Chagall créa une centaine de pièces sur ses thèmes de prédilection : célébration de l’amour, représentations animalières et scènes bibliques. L’exposition en présente une soixantaine, ainsi que des cuivres et des bois gravés (cuivres gravés à l’eau-forte et à la pointe sèche de La Bible, 1931-1956) ; bois gravés de Poèmes, 1968) ainsi que des collages inédits qui témoignent de sa recherche constante autour de la question du volume.

Son expérience de la gravure a certainement favorisé la création de reliefs (Deux oiseaux et un lapin ou La Colline, 1966) et de stèles gravées, notamment les pierres tombales de son amie l’auteure russe Assia Lassaigne (1950) et de son épouse Bella Rosenfeld (début des années 1960).

Marc Chagall, Deux nus ou Adam et Eve, 1953, marbre, collection particulière © Benoît Coignard, ADAGP 2016

Diversité de ses sources d’inspiration : formes préhistoriques d’objets prélevés dans la nature (galets, os), dont les silhouettes mi-humaines mi-animales s’animent par le dessin très libre de Chagall (Visage double-profil, 1969) ; vocabulaire des colonnes et chapiteaux médiévaux employé dans de délicats bas-reliefs de couples primordiaux (Deux nus ou Adam et Eve, 1953). D’autres sculptures enfin témoignent de l’influence de l’iconographie culturelle russe, spirituelle et populaire, perceptible dans un bestiaire fantastique toujours renouvelé (Le Coq, 1952).

Les sculptures de Chagall se sont aussi déployées au sein de projets spécifiquement dédiés à une architecture, religieuse ou civile. Les œuvres réalisées pour l’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du plateau d’Assy (Psaume 42, le Cerf et Psaume 124, L’Oiseau, 1957) ou encore pour la cour intérieure de l’hôtel particulier d’Ira Kostelitz à Paris (Oiseau et Poisson, 1966) - connue sous le nom de Cour Chagall, aujourd’hui intégrée dans le parc de la Fondation Gianadda de Martigny, en Suisse - sont ainsi présentées pour la première fois à Nice.

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Ornans

Histoires d’ateliers. De Courbet à Soulages. Photographies Vincent Knapp. Du 1er juillet au 16 octobre 2017. Au musée Courbet.

De tous les lieux qui font une œuvre d’art, l’atelier, espace même de la création, est le plus important. Le travail s’y accomplit et s’y expose. Il peut être un lieu de fête mais est surtout un lieu privé et confidentiel où l’imaginaire de l’artiste s’incarne.

L’Atelier du peintre est l’une des œuvres majeures de Courbet dont il dit lui-même : « C’est l’histoire morale et physique de mon atelier (…) En un mot, c’est ma manière de voir la société dans ses intérêts et ses passions ».

Plus de 150 ans après sa création, il a dû être restauré. Le musée d’Orsay, propriétaire de l’œuvre, a donc lancé un vaste chantier d’étude à cet effet… à découvrir grâce à des installations numériques inédites.

Le musée Courbet dispose d’une reproduction à taille réelle de l’Atelier du peintre. Un pupitre équipé de deux tablettes numériques permet « d’entrer » dans ce tableau récemment restauré, d’en découvrir les secrets et les personnages.

Le Département est propriétaire du dernier Atelier de Courbet à Ornans. Actuellement inaccessible au public, le musée recourt donc aux nouvelles technologies pour offrir aux visiteurs une immersion en 3D dans cet univers, grâce à des casques de réalité virtuelle.

L’exposition nous convie à redécouvrir un fonds de 88 photographies, tout juste restaurées grâce au mécénat de la maison Louis Vuitton Malletier, montrant une série de vues d’ateliers et de portraits de grands artistes contemporains. C’est en 1987 que Jean-Jacques Fernier, alors conservateur du musée Courbet, passe cette commande particulière au photographe suisse Vincent Knapp (1957-2007), comme un écho à l’Atelier du peintre. Cette série nous fait pénétrer dans les lieux de création d’artistes majeurs des XXe et XXIe siècles tels que César, Pierre Soulages, Zao Wou-Ki, Olivier Debré, Michel Seuphor, Maria Helena Vieira Da Silva, Aurélie Nemours ou Pierre Alechinsky…

Une sélection d’œuvres de ces grands artistes accompagne les photographies de Vincent Knapp.

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Rodez

Calder. Forgeron de géantes libellules. Du 24 juin au 29 octobre 2017. Au musée Soulages.

Alexander Calder (1898-1976), grand sculpteur du XXe siècle, est le créateur des célèbres sculptures en mouvement, et notamment de mobiles.

Il inventa la sculpture en fil de fer avant-guerre, et construisit modestement un cirque miniature... que l’avant-garde dans son ensemble vint admirer.

Mobile, c. 1949 Calder Alexander (1898-1976) © 2017 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris. Musée National d’art moderne, Centre Pompidou, Paris – AM1993-59 Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist.RMN-Grand Palais / Philippe Migeat

Il inscrivit ainsi tout naturellement sa sculpture dans le monde de l’art parisien, parmi d’autres grandes figures de l’art abstrait comme Mondrian, Léger et Arp. Calder vécu et travailla les 15 dernières années de sa vie dans son atelier de Saché (en Touraine), dressant des sculptures métalliques monumentales destinées à des villes et des bâtiments de par le monde.

L’exposition, qui rassemble quelque 70 pièces, présente :

+ des sculptures (mobiles, stabiles, des sculptures en « fil-de-fer »), des gouaches, des dessins provenant du Centre Pompidou, de la Calder Foundation (New York), de galeries dont Maeght, de fondations et de musées français et étrangers, de collections privées... mais également d’institutions comme la fondation Maeght ou l’Unesco par exemple, pour la pièce monumentale Spirale (1958) placée dans le jardin devant le musée.

+ des portraits de l’artiste réalisés par de grandes figures de la photographie telles que Ugo Mulas, Gilles Ehrmann, Marc Vaux, André Kertesz.

La singularité de l’événement est de présenter des œuvres rarement exposées. Salle après salle, l’exposition retrace en touches thématiques de 1925 à 1976 une carrière particulièrement innovante.

Calder est l’un des maîtres incontestés de la sculpture mondiale, des plus petites aux plus grandes dimensions : le titre de l’exposition exprime un oxymore en un raccourci poétique emprunté à André Masson.

La légèreté, l’aérien, et le métal que l’on assemble. Quel monde délicat, dans son instabilité même entre ciel et terre, cherchant par ses propres moyens à se saisir d’un précieux équilibre mais tout en exaltant le mouvement. Également expression de métal, ductile et inventif, des inventions, de la récupération et des couleurs (notamment avec un ensemble de gouaches, moins connues, en un parcours spécifique).

Femme nue (c. 1929). Calder Alexander (1898-1976) © 2017 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris. Musée National d’art moderne, Centre Pompidou, Paris – AM1516S. Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Adam Rzepka

Les harmonies de ces mouvements ramènent à la musique que Calder aimait tout particulièrement, dont celle de son ami Edgard Varese.

Les Soulages du Centre Pompidou. Du 2 juin au 5 novembre 2017. Au musée Soulages.

Le musée Soulages s’associe aux 40 ans du Centre Pompidou en exposant, au sein de son parcours permanent, 9 œuvres majeures de Pierre Soulages, prêtées exceptionnellement par le Centre.

Goudron sur verre 45,5 x 76,5, été 1948 - AM2014-4, Soulages Pierre (né en 1919) - © ADAGP, Paris, Localisation : Paris, Centre Pompidou - Musée national d’art moderne - Centre de création industrielle. Photo © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Georges Meguerditchian

Datées de 1948 à 2002, ces œuvres ponctuent l’évolution et les recherches picturales de Pierre Soulages. C’est le cas en particulier des rarissimes
peintures sur goudron qui préfigurent la réalisation de l’ensemble des 104 vitraux créés pour l’Abbaye de Conques. Très fragiles, elles quittent le Centre Pompidou pour la première fois. Sont également rassemblés plusieurs
« Outrenoirs ».

Ces Soulages forment à eux seuls une exposition au sein de la présentation permanente des collections du musée de Rodez, les complétant en quelque sorte. Les 9 œuvres sont réparties entre la salle des peintures, la salle Conques, et la salle des peintures sur papier.

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Rouen

Picasso à Boisgeloup. Du 1er avril au 11 septembre 2017. Au musée des Beaux-Arts.

Pablo Picasso est alors tout spécialement à l’honneur par une triple exposition à Rouen ! Trois approches inédites dans trois institutions culturelles de la Réunion des Musées Métropolitains sont dévoilées à travers de nombreux chefs-d’œuvre du maître espagnol : peintures, dessins, sculptures, céramiques…

Dans "Picasso à Boisgeloup", éclairage d’un épisode peu connu de la vie du peintre : son installation en Normandie au Château de Boisgeloup, au début des années 1930, qui marquait le début d’une intense période très inspirée. Autres facettes de son œuvre avec les expositions "Picasso : sculptures céramiques" et "Picasso / Gonzalez : une amitié de fer", présentées respectivement aux musées de la Céramique et Le Secq des Tournelles.

En juin 1930, Picasso acquiert le château de Boisgeloup près de Gisors, en continuant à habiter à Paris. Il fait de ce lieu une résidence de séjour, et y aménage son premier atelier de sculptures.

"Secrètement" amoureux de Marie-Thérèse Walter, il vit une période intensément créative, qui s’exprime également à travers peinture, dessin, gravure et photographie. Ce moment rare, où l’inspiration renaît avec l’amour caché, est révélé pour la première fois en France avec près de 200 œuvres et documents grâce au Musée national Picasso-Paris, partenaire de l’exposition, et à des collections privées.

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Saint-Étienne

Jaume Plensa. Du 9 mars au 17 septembre 2017. Au Musée d’art moderne et contemporain.

Depuis ses débuts Jaume Plensa a développé son travail de sculpteur dans des matériaux divers : fer, bronze, cuivre, fonte, verre, albâtre, résine synthétique, le plastique, la lumière, le béton, la vidéo, le son...

Jaume Plensa. Photo : Inès Baucells. © Plensa Studio Barcelona / ADAGP, Paris 2017.

Pour cette exposition, le Musée présente un ensemble de sculptures en fonte de fer et en acier dans la grande salle centrale, ainsi que des interventions sur les murs réalisées in situ, spécifiquement pour ce projet.

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Saint-Paul-de-Vence

Eduardo Arroyo. Dans le respect des traditions, à la Fondation Maeght. Du 1er juillet au 12 novembre 2017.

Eduardo Arroyo est un des grands peintres espagnols de sa génération. Né en 1937 à Madrid, rattaché au courant de la Figuration narrative, il peint l’humanité à travers des jeux d’images dont l’origine est tant la société que l’Histoire, l’histoire de l’art ou de la littérature. Arroyo, qui est aussi écrivain, utilise la narration par fragment, avec humour et goût du paradoxe. Elle se traduit dans une œuvre picturale extrêmement construite et faisant preuve d’une liberté constante.

Cette exposition indique ce parti pris, entre l’absurde et l’ironie, dans son titre. Elle propose un parcours thématique d’œuvres réalisées depuis 1964 et composé de tableaux célèbres comme de peintures inédites, dont une série de toiles réalisées spécialement pour l’événement. Nombreux dessins et un ensemble de sculptures, dont des pierres modelées et des assemblages, entre fiction et réalité, comme cette série de têtes hybrides de Dante-Cyrano de Bergerac, ou de Tolstoï-Bécassine.

Spectaculaire par sa diversité de matières, par la profusion de personnages, par son éventail de couleurs, l’accrochage met en scène des petits théâtres comme celui autour du tableau l’Agneau Mystique de Hubert et Jan Van Eyck, ou celui rassemblant des "vanités", des crânes et des mouches dans la Cour Miró.

« La peinture est en quelque sorte littéraire ; et c’est dans ce sens que je travaille sur des thèmes. Il y a un début, une fin, des personnages, et l’ambiguïté propre aux romans. C’est donc un récit, comme si j’avais écrit une quinzaine de romans… », explique Eduardo Arroyo.

Dans le respect des traditions, 1965.
José Maria Blanco White se sent observé près de Cock Lane, 1979.
La vie à l’envers.
Éléphant. Hommage à Alvar Aalto, 2016.
Tolstoi/Bécassine, 2014.

Artiste engagé, il refuse toute esthétisation complaisante de l’art et défend l’exemplarité de l’œuvre, la force de l’image. Il utilise les images de nos sociétés. Il s’en est toujours servi pour démontrer l’efficacité de l’art contre les idéologies.

Eduardo Arroyo réalise des peintures d’histoire(s), désacralise les personnalités politiques et use comme il l’entend des grands héros ou des personnages de pouvoir. Il repeint également l’histoire de l’art ou celle de la pensée. Il utilise l’imagerie médiatique, la photographie publicitaire, le cinéma américain ou les films noirs. Il joue avec la littérature (Honoré de Balzac, Dante, Tolstoï, Sylvia Beach et Adrienne Monnier, Oscar Wilde-Dorian Gray, James Joyce) et s’amuse à mixer certains de ces écrivains, leur procurant ainsi une nouvelle identité. Enfin il se joue des catégories, des styles et des techniques et circule dans l’histoire des arts.

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Saint-Tropez

Georges Braque et Henri Laurens, 40 années d’amitié. Du 10 juin au 8 octobre 2017. Au musée de l’Annonciade.

Deux artistes majeurs du XXe siècle, le peintre Georges Braque (1882-1963) et le sculpteur Henri Laurens (1885-1954).

À partir de 1911, Henri Laurens se lie avec Georges Braque d’une profonde amitié. L’exposition propose à travers 67 œuvres issues de musées nationaux et galeries de prestiges ainsi que de collections privées, un regard croisé sur le travail de deux artistes qui n’ont cessé tout au long de leur vie de dialoguer.

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Sète

El Greco. L’Immaculée Conception de la chapelle Oballe du musée de Santa Cruz de Tolède Un chef-d’œuvre, une exposition. Du 24 juin au 1er octobre 2017. Au musée Paul Valéry.

Le Greco (1541-1614), dans un nouveau concept présentant une seule œuvre. Prêt exceptionnel du musée de Santa Cruz de Tolède, où elle est conservée depuis 1961, l’Immaculée conception de la chapelle Oballe, chef-d’œuvre de la dernière période tolédane du Greco, est exposée pour la première fois en France.

Elle est significative de l’art de la Contre-Réforme, qui tient à mettre au premier plan le caractère mystique du sujet, l’Immaculée Conception (1608-1613) a été réalisée pour le maître-autel de la chapelle Oballe de l’église de San Vicente, à Tolède.

Le projet d’ornementation de la chapelle avait initialement été confié par le Conseil de la Ville à Alessandro Semini, artiste originaire de Gênes. Après sa disparition en 1607, le Conseil s’adresse au Greco, présent à Tolède depuis 30 ans. Celui-ci reprend l’ensemble, imposant des modifications radicales au projet, substituant à la fresque une toile d’autel de plus grandes dimensions accompagnée de deux portraits de saints, saint Pierre et saint Ildefonso, ainsi que d’une Visitation, qui ne seront finalement accrochés qu’en 1617.

Commandée pour être livrée à l’occasion de la fête de l’Assomption en 1608, la toile n’est achevée qu’en 1613, un an avant la mort du peintre.

Testament esthétique du Greco, l’œuvre est la synthèse de l’ensemble de ses recherches, fondées à la fois sur un idéal de beauté, les éléments fondamentaux que sont la lumière et la couleur, ainsi que sur un étirement des formes.

Tableau au format monumental (3,47 x 1,74 m), il présente dans une composition ascensionnelle, la Vierge Marie, qui a pu être comparée à une « Victoire de Samothrace chrétienne » (Manuel B. Cossío). Vêtue d’une tunique rouge et d’un manteau bleu, elle occupe le centre du tableau d’une manière imposante, comme suspendue dans un espace céleste dominé par la colombe du Saint-Esprit.

Cernée d’anges, de chérubins, et également de Saint Jean l’Évangéliste, elle est accompagnée dans son mouvement par la figure d’un ange drapé de jaune qui, à ses pieds, opère le lien entre les espaces céleste et terrestre, ce dernier étant représenté en contrebas par une vue de Tolède. L’emploi de couleurs pures, l’élongation des formes, la perturbation des repères les plus communs – gravité et légèreté, proche et lointain, espace physique et monde spirituel – proposent ainsi une vision singulière.

Cette œuvre du Greco invite à la contemplation et à la méditation, autant par la virtuosité du peintre qui se révèle dans la beauté des figures et des détails les plus menus que par les dimensions de la composition. Afin d’apprécier au mieux la contemplation de ce chef-d’œuvre, les visiteurs profitent d’une visibilité optimale, soit confortablement assis dans de nombreux fauteuils et canapés permettant de prolonger à souhait la contemplation, soit en se déplaçant face à l’œuvre pour mieux en percevoir la dynamique.

Dans le parcours muséographique, des dispositifs de médiation, films et textes, abordent la toile sous différents aspects, technique, historique ou esthétique. Tout visiteur peut ainsi, au gré de ses préférences, passer d’une salle à l’autre en toute liberté, multipliant ainsi les perspectives et les occasions de revoir l’œuvre sous un jour nouveau ou d’en percevoir des aspects jusque-là passés inaperçus.

Une reconstitution en trompe-l’œil du retable de la chapelle Oballe de Tolède pour lequel cette œuvre a été réalisée sera proposée, de même qu’une documentation scientifique riche et exhaustive avec la projection de quatre films à caractère historique, artistique et pédagogique.

Géométries amoureuses. Jean-Michel Othoniel Du 11 juin au 24 septembre 2017. Au Crac.

Un grand ensemble d’œuvres réalisées principalement en verre et obsidienne. Inédites et monumentales, inspirées par les formes de la nature, elles composent un parcours proche d’une architecture radicale, monochrome et abstraite. Ces nouveautés de verre, de miroir, de métal, d’encre ou d’obsidienne montrent l’évolution du travail de l’artiste au Centre Pompidou en 2011.

Jean-Michel Othoniel, The Big Wave (détail), 2017 - Briques en verre indien noir, métal. Env. H : 535 x L :15000 x P : 510 cm - Photographie : Jean-Michel Othoniel

Au premier étage, 100 dessins, comme un grand carnet de voyage réalisé entre 1996 et 2017, dévoilent le cheminement de la pensée de l’artiste et la genèse de ses œuvres.

Jean-Michel Othoniel produit avec ce projet un ensemble s’inscrivant dans une relation forte à Sète et à l’architecture du centre d’art.

Voir aussi Montpellier.

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Strasbourg

Pierre Mercier. Rien n’a jamais cessé de commencer. Du 24 avril au 30 juillet 2017. Au musée d’Art moderne et contemporain.

Énigmatique et poétique, cette phrase de Pierre Mercier (1946-2016) est le titre de ce projet qui réunit le MAMCS, la Haute école des arts du Rhin (HEAR) et le LaM - Lille Métropole musée d’art moderne, d’art contemporain et d’art brut - lieux qui ont accompagné le parcours de Pierre Mercier.

Cette manifestation incluant une exposition sur deux sites, ainsi qu’un festival, rend compte de la pensée et de l’œuvre de l’artiste, dans le champ des arts visuels, photographie, dessin, sculpture, vidéo, installation ou encore performance, que dans son rôle de formateur-informateur dans les différentes écoles d’art (Dunkerque et Strasbourg) où il a enseigné. La question de la transmission et du flux comme moteur et témoin du vivant et de l’humain s’avère, en effet, centrale dans son parcours d’artiste-enseignant.

Au MAMCS, une exposition au parcours globalement chronologique - depuis les années 1980 jusqu’aux dernières vidéos réalisées en 2015 - vise à mettre en lumière une pensée en constellation, nourrie de philosophie, de poésie et d’histoire de l’art. Outre les quelque 100 œuvres (photographies, vidéos, dessins, installations) réunies, de nombreux carnets et documents d’archives témoignent de l’intérêt de Pierre Mercier pour le Moyen Âge, la peinture de vanités, l’art du portrait et l’œuvre d’Auguste Rodin. Au fil de ses vidéos, Pierre Mercier propose une lecture vivante et singulière de Deleuze, Guattari, Charles de Bovelles, Ludwig Wittgenstein, Jacques Lacan, devenus personnages à part entière.

Les écrits de Robert Graves et de Jean-Pierre Vernant sur les mythes et ceux d’André Leroi-Gourhan sur le geste et la parole nourrissent également sa démarche.

Cultivant le « faire » y compris l’expérimental, le mal fait, le grossier, le bricolage et le grotesque, Pierre Mercier a développé une œuvre multidirectionnelle où humour et dérision sont souvent invités.

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Toulon

Mathieu Pernot. Survivances. Vernissage le 7/7/17. Du 8 juillet au 1er octobre 2017. À l’Hôtel des Arts.

20 ans du travail du photographe Mathieu Pernot sur les Tziganes, leur histoire, leurs modes de vies, leurs traditions, fragiles nomades dans une société sédentaire.

Une réflexion élargie de l’exposition présente aux Rencontres d’Arles : installations, vidéos, archives.

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Toulouse

Daniel Spoerri. Les dadas des deux Daniel. Jusqu’au 3 septembre 2017. Aux Abattoirs.

Daniel Spoerri, (né en 1930), membre fondateur du Nouveau Réalisme, investit les salles du sous-sol des Abattoirs pour tenter de mettre en scène les connivences entre ses œuvres, sa collection et celle de Daniel Cordier.

Ancien secrétaire de Jean Moulin pendant la Seconde Guerre mondiale, Daniel Cordier (né en 1920) fut galeriste de 1956 à 1964. Important collectionneur, il est l’un des plus grands donateurs des musées français. Sa donation d’œuvres modernes et contemporaines, mais aussi d’objets provenant d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, est en grande partie en dépôt permanent aux Abattoirs, ce qui en fait l’un des plus importants dépôts du Centre Pompidou en région.

Pour Daniel Cordier, ces deux pôles de sa collection forment un ensemble non distinct, tout comme pour Daniel Spoerri la pratique de collectionneur est intrinsèquement liée à son travail plastique.

Ainsi, face à la Généalogie du marché aux puces, aux Corps en morceaux créés pour le château d’Oiron, ou encore aux récents Restes des restes, Daniel Spoerri imagine sur toute la largeur du musée un cabinet de curiosité croisé où l’ensemble des aires géographiques, des cultures et ses œuvres se répondent dans une généalogie humaniste.

De Poussin à Cézanne. Chefs-d’œuvre du dessin français de la Collection Prat. Du 23 juin au 1er octobre 2017. À la Fondation Bemberg.

La collection de dessins français, du XVIIe au XIXe siècle, de Louis-Antoine et Véronique Prat, comptent certainement parmi les plus importantes, et a eu les honneurs des plus grands musées du monde.

Toutes écoles confondues, elle réunit les grands noms français, florilège d’artistes admirables, d’œuvres d’une qualité rare, à la fois représentatives de ces maîtres, mais aussi le plus souvent remarquables par leur composition, leur sujet, ou par la place privilégiée qu’elles occupent dans la production de l’artiste.

Louis Antoine Prat et son épouse Véronique ont élaboré cette collection avec rigueur et opiniâtreté, et c’est ce qui explique que chaque dessin ait été sélectionné avant tout pour sa qualité, que l’on envisage la chose sous l’angle de la provenance, de l’état de conservation de la feuille, ou de sa place dans l’œuvre de tel ou tel artiste.

Sous la direction de Pierre Rosenberg, l’exposition atteste de la vitalité d’une collection qui s’est enrichie ces dernières années d’une vingtaine de pièces ici exposées pour la première fois.

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Tourcoing

Tu sais ce qu’elle te dit ma concierge ? (Jean Fautrier). Du 27 avril au 18 septembre 2017. Au MUba.

Ça cause un tableau ?! Ça devise oui ! Et ça divise aussi ! « Tu sais ce qu’elle te dit… ma concierge ?! » est une exposition-anadiplose, en laisse, qui s’adosse sur le Portrait de ma concierge (1922) de Jean Fautrier.

Portrait à caractère social proche de Constant Permeke, sans artifice, et d’un réalisme manifeste, cette concierge, toute apprêtée qu’elle soit, dissimule pourtant nombre d’éléments inhérents à la réflexion sur les éléments physiques et intellectuels de l’œuvre d’art : interaction des couleurs, composition ou intuition, fond, forme et cadre, décor, situation, exposition et
dynamique, l’œil et l’esprit… toute la matière à de nombreuses énigmes.

Commissariat Evelyne-Dorothée Allemand / Yannick Courbès

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Tours

Willy Ronis Du 27 juin au 29 octobre 2017. Au Château de Tours.

Cette exposition consacrée au photographe français Willy Ronis (1910-2009) est réalisée à partir du fond de la donation faite à l’État en 1983, dévoilant des photographies restées encore méconnues.

« La photographie c’est l’émotion » : disait ce grand photographe qui fut, avec Doisneau, Izis, Sabine Weiss... du courant humaniste français. Beaucoup de ses photos relèvent de ce regard porté sur le quotidien pour élaborer des micro-récits à partir de personnages et de situations ayant pour cadre la rue, et sont désormais érigées en "monuments" de la photographie, une façon propre à l’unanimité humaniste : s’extasier devant la réalité et la fraternité des peuples.

S’il ses images souscrivent à cette vision optimiste de la condition humaine, Ronis n’en édulcore pas l’injustice sociale et s’intéresse aux classes les plus démunies.

Willy Ronis, Le Nu provençal, Gordes (Vaucluse), 1949. Tirage argentique © Succession Willy Ronis/Rapho/Eyedea
Sa sensibilité aux luttes quotidiennes pour survivre dans un contexte professionnel, familial et social précaire montre que les convictions politiques de Ronis, militant communiste, l’incitaient à un engagement actif, que ce soit par la production ou la circulation d’images de la condition et de la lutte ouvrières.

Si la plupart de ses images les plus reproduites ont été prises en France, depuis sa jeunesse Ronis n’a eu de cesse de voyager et de photographier d’autres lieux.

Son style reste intimement lié à son vécu et à son propre discours sur la photographie. Il n’hésitait pas à évoquer sa propre vie et son contexte politique et idéologique. Un photographe désireux avant tout d’explorer le monde, épiant en secret, attendant patiemment que celui-ci lui dévoile ses mystères. Recevoir des images plus que d’aller les chercher, absorber le monde extérieur plutôt que de le saisir et, de là, bâtir son propre récit.

Révélation - Lee Ufan. Du 8 juillet au 12 novembre 2017. Au Centre de création contemporaine Olivier Debré.

Carte blanche donnée à l’artiste coréen qui, quelque temps après son intervention au chateau et dans les jardins de Versailles, ici, pour la galerie noire, a imaginé et créé un espace et un labyrinthe de pénombres et de noirs. Les nuances de l’obscurité.

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Villeneuve d’Ascq

André Breton et l’art magique. Du 24 juin au 1er octobre 2017. Au LaM.

André Breton, fondateur du surréalisme et membre de la Compagnie de l’Art brut, un regard unique dans l’histoire de la création du XXe siècle.

Lors de la vente de sa collection en 2003, le LaM s’est porté acquéreur de plusieurs objets et documents d’archives, tandis que le Musée national d’art moderne accueillait l’ensemble des objets exposés derrière son bureau de la rue Fontaine. À l’occasion des 40 ans du Centre Pompidou, le LaM réunit à nouveau une partie de la collection de Breton dans un accrochage transversal où les œuvres et documents du LaM dialoguent avec un ensemble de prêts du Musée national d’art moderne et plusieurs collections publiques et privées.

C’est aussi l’occasion de réunir une partie des artistes chéris par Breton : Baya, Aloïse Corbaz, Fleury-Joseph Crépin, Augustin Lesage, Scottie Wilson, ainsi que Victor Brauner, Max Ernst, Paul Klee, André Masson, Joan Miró ou Jean Degottex.

Manuscrits, objets naturels et extra-occidentaux complètent l’ensemble pour donner un aperçu de la pensée foisonnante de l’écrivain et de la manière dont elle a irrigué le siècle. En hommage à l’auteur de L’Art magique, le LaM explore certaines de ses obsessions : l’automatisme et le spiritisme, le désir et l’amour fou, la métaphore et le merveilleux…


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Vous retrouvez comme chaque année dans PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2017-2018 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musées d’Orsay et de l’Orangerie, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, au musée Galliera, au Petit Palais, et au Château de Versailles.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : PARIS EXPOS HEBDO. Nouveautés / Conseils / Derniers Jours.

Vous pouvez consulter plus d’une centaine de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2017 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2016, 2015, 2014, 2013, 2012.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions 2017 dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Aix-en-Provence - Albi - Les Alpilles - Angers - Angoulême - Antibes - Arles - Aubagne - Avignon : Saintes-Maries-de-la-Mer, L’Isle-sur-la-Sorgue - Bègles - Biarritz - Biot - Blois - Bordeaux - Bourg-en-Bresse - Brest - Cagnes-sur-Mer - Cannes - Carcassonne - Dijon - Grasse- Grenoble - Hyères - Ile-de-France : Auvers/Oise, Boulogne-Billancourt, Bussy-Saint-Martin, Chamarande, Chantilly, Châtenay-Malabry, Compiègne, Écouen, Fontainebleau, Giverny, L’Isle-Adam, Jouy-en-Josas, Malmaison, Marne-la-Vallée, Meudon, Milly-la-Forêt, Noisiel, Pantin, Pierrefitte/Seine, Poissy, Pontoise, Royaumont, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Saint-Denis, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Ouen-l’Aumône, Sceaux, Sèvres, Versailles, Vitry/Seine, Yerres - Landerneau - Le Cannet - Le Havre - Lens - Le Rayol - Le Canadel/Mer - Les Sables-d’Olonne - Libourne - Lille : Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Tourcoing, Croix, Graveline, Cassel, Valenciennes - Lodève - Lyon - Marseille - Martigues - Metz - Monaco - Montauban - Montpellier - Mougins - Nantes - Narbonne - Nice - Nîmes - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen - Saint-Étienne - Saint-Nazaire - Saint-Paul-de-Vence - Saint-Tropez - Sérignan - Sète - Strasbourg - Toulon - Toulouse - Tours - Valence - Vallauris - Vence - Vendôme - Villeurbanne

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam : Harlem, Rotterdam, La-Haye, Bois-le-Duc, - Bâle - Berlin - Bruxelles - Genève - Liège - Londres - Madrid - Milan - Monaco - Venise

À voir également :
La carte des grandes expositions, musées et collections permanentes en France
La carte des grandes expositions, musées et collections permanentes en Europe

André Balbo

sources : visites, musées, presse...

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