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Frank Gehry

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Cette rétrospective consacrée à l’œuvre de l’architecte américain, 1ère européenne, a accueilli 204 626 visiteurs, meilleure fréquentation des expositions d’architecture de l’histoire du Centre Pompidou, devant celle de “Richard Rogers” (en 2007/2008, 149 443 visiteurs).

Cette exposition était organisée simultanément à l’inauguration de la Fondation Louis Vuitton, dans le Bois de Boulogne à Paris.

Du 8 octobre 2014 au 26 janvier 2015, 225 dessins et 67 maquettes de travail de l’architecte californien Frank Gehry, auteur de la Fondation Louis Vuitton à Paris, et bientôt à Arles de la Fondation Luma.

Présentation de l’architecte

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Frank Gehry, fin urbaniste, artisan ingénieux des formes, s’efforce (pourrait-on dire comme Rodin ?) de créer à partir d’un objet inerte un mouvement... ou une sensation de mouvement.

Ses créations, rapidement devenues emblématiques, ont décoiffé les esthétiques de l’architecture, révolutionné son rôle socio-culturel et, souvent, son inscription même dans la ville. Il a dit : "En innovation, s’il y a quelques risques à sauter le pas, une fois qu’on l’a fait, on ne peut plus s’arrêter".

Si certaines de ses œuvres ont pu susciter des polémiques (le Guggenheim de Bilbao n’est-il pas trop écrasant pour les œuvres qu’il présente ? Ne retient-on pas : quel architecte ! Quel bâtiment ! Pas du tout ! L’artiste a besoin d’être défié ! Provoqué !), on ne peut que constater qu’il a compris la lumière et où poser dans une ville ses créations pour qu’elles apportent leur plein effet, leurs complets bienfaits.


Guggenheim Museum Bilbao (1991-1997), Bilbao, Espagne.

On ne peut ici que s’étonner du peu d’écrits qu’il y a à ce jour sur cet architecte ou sur son œuvre...

Frank Gehry initie sa pratique à Los Angeles, côtoyant, dès les années 1960, la scène artistique californienne (Ed Ruscha, Richard Serra, Claes Oldenburg, Larry Bell, Ron Davis).

Sa rencontre avec les œuvres de Robert Rauschenberg et de Jasper Johns ouvre la voie à la reconfiguration de sa pratique architecturale. L’extension de sa propre maison à Santa Monica (1977-1978) condense la portée critique de son travail (vis-à-vis du fonctionnalisme, des relations "clos / couvert", "espace ouvert / espace fermé", "visible / caché" ou encore la continuité entre mur et toiture). Elle en présente un manifeste qui est mondialement reconnu et lui apportera la notoriété.


Vues intérieures de la maison de Frank Gehry à Santa Monica (1977-1978)

Le langage de Frank Gehry repose alors sur une interrogation des moyens d’expression de l’architecture, sur un renouvellement de ses méthodes de conception et de ses matériaux comme, par exemple, l’introduction de l’usage des matériaux pauvres tels que le carton, la tôle et les grillages industriels.


Ray and Maria Stata Center for Computer Information and Intelligence Sciences (1998-2004), Cambridge, États-Unis.

Alors que triomphent les postmodernismes, Frank Gehry, au contraire, s’en libère. Il s’en explique dans un dialogue resté célèbre avec le cinéaste Sydney Pollack qui réalise en 2005 un film biographique « Esquisses ». Comment humaniser l’architecture ? Comment retrouver un second souffle après la première crise industrielle ? Ces questions traversent l’œuvre de Frank Gehry tant dans son architecture, que dans la vision urbaine qu’elle porte.

Frank Gehry est, en effet, tout autant un grand architecte qu’un grand urbaniste. Le musée Guggenheim, à Bilbao, certainement né en partie du musée Vitra (que l’on dit en Suisse, mais qui est en Allemagne), est un des exemples les plus flamboyants, érigé en emblème d’une capacité de l’architecture à réactiver le tissu économique d’un territoire. L’architecte, qui se souvient avoir été urbaniste, fait déplacer le site vers l’endroit de la ville le plus déshérité : le port !

Dans le travail de cet architecte, un autre aspect interroge. La forte participation de l’informatique qui peut amener à l’unicité de chacune des pièces de la construction en devenir ne ramène-t-elle pas l’architecte paradoxalement à sa condition initiale d’artisan ?

Enfin, il est remarquable d’observer la durée de nombre des projets réalisés par Frank Gehry (si l’on fait abstraction de la Lewis Residence). Elle est assez fréquemment de 10 à 15 ans...

L’exposition au Centre Pompidou

À la veille de l’inauguration dans le Bois de Boulogne de la Fondation Louis Vuitton pour la Création dont il a conçu le bâtiment (superbe occasion !), et pour la première fois en Europe, le Centre Pompidou offrait une rétrospective presque complète de l’œuvre de Frank Gehry, figure majeure et originale de l’architecture contemporaine.

Pour la préparation de cette rétrospective, les commissaires de l’exposition, Frédéric Migayrou et Aurélien Lemonier, ont eu librement accès à des centaines de caisses et cartons dans ses ateliers (2 x 5 000m2) de Los Angeles. Et Frank Gehry a accepté leur segmentation de l’exposition en 6 parties : élémentarisation-segmentation (1965-1980), composition-assemblage (1980-1990), fusion-interaction (1990-2000), tension-conflit (1990-2000), continuité-flux, et singularité-unité (2010-2015).

Après une première présentation de l’œuvre de Frank Gehry au Centre Pompidou en 1992, cette rétrospective offrait une lecture globale de son travail. Elle s’attachait à décrire l’évolution du langage plastique et architectural de l’architecte américain tout au long des différentes périodes qui ont jalonné son parcours, des années 1960 à aujourd’hui, à travers une soixantaine de ses grands projets : le Vitra Design museum en Allemagne (1989), le Guggenheim à Bilbao (1997), le Concert hall pour Walt Disney (2003), Beekman Tower à New York (2011)...

Jamais jusqu’à lors, une exposition n’avait réuni un si grand nombre de projets - 225 dessins, 67 maquettes (de travail, et non de démonstration) et des documents audiovisuels - , pour relire et restituer cette écriture architecturale singulière.

Le dispositif scénique de l’exposition avait été réalisé en étroite collaboration avec Frank Gehry Partners. Il révélait deux aspects qui traversent son œuvre : urbanisme et mise en place de nouvelles procédures de conception et de fabrication numériques.

Un panneau de photographies était à la fois étrange et émouvant : les formes fantômes des villes que l’on ne remarque pas : les citernes, les silos, les lieux industriels, ce patrimoine urbain existant, que nos regards traversent sans le voir. N’en aurait-il pas fait l’une des composantes de son imaginaire ?

Schnabel Residence (1986-1989).

L’exposition ouvrait au moment où Frank Gehry multipliait les projets en France. Après avoir construit l’American Center dans les années 1990 (seule réalisation qui fut absente de cette exposition, pour transformation jugée... difficile), deux projets majeurs relancèrent sa présence : la Fondation Luma à Arles, et la Fondation Louis Vuitton, à Paris.

Franck Gehry. Première grande rétrospective en Europe. Du 8 octobre 2014 au 26 janvier 2015, au Centre Pompidou, galerie Sud, Niveau 1.

Voir aussi l’article sur l’inauguration de la Fondation Louis-Vuitton, œuvre de Frank Gehry, accueillant également une exposition des étapes et de l’aventure de ce projet, avec les mêmes commissaires que celle-ci : Aurélien Lemonier et Frédéric Migayrou.


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Vous retrouvez comme chaque année dans LES GRANDES EXPOSITIONS 2016 à Paris de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2016 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2016 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musée d’Orsay, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : Paris Expos Hebdo : Nouveautés, Conseils, Derniers Jours.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2016 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2015, 2014, 2013, 2012.

Celui de cette exposition a fait partie de la sélection 2014, et il a été de plus Nominé au Prix CatalPa 2014 pour les catalogues d’expositions de Paris.

Vous pouvez consulter quelques dizaines de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
Angoulême - Arles - Avignon - Bordeaux - Dijon - Grenoble - Ile-de-France - Lens - Lille - Lyon - Marseille - Metz - Montpellier - Nantes - Nice - Ornans - Rennes - Rodez - Rouen, Le Havre - Saint-Étienne - Strasbourg - Toulouse - Tours

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam, Berlin, Bâle, Bruxelles, Genève, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : Visite, Centre Pompidou

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