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Bâle 2017. Musées et expositions

mardi 21 février 2017, par André Balbo

La Fondation Beyerler, le Kunstmuseum Basel, la Foire de Bâle... à quelques heures de Paris, avec des collections permanentes fabuleuses et des expositions temporaires de qualité internationale.

Regardez le programme...

Accès rapides à nos contenus : La Fondation Beyerler, Le Kunstmuseum Basel, Le Vitra Design Museum, Spielzeug Welten Museum Basel, Le Musée Tinguely, Schaulager, La Art Basel

Parmi les grandes villes européennes pour lesquelles nous indiquons les grands musées et quelques grands événements culturels : Amsterdam, Bâle, Berlin, Bruxelles, Genève, Liège, Londres, Madrid, Milan, et Venise.


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La Fondation Beyerler

- La Fondation Beyerler. 101 Baselstrasse. Riehen. 41 61 645 97 00. http://www.fondationbeyeler.ch/fr.


Parau api, (Quelles nouvelles ?), 1892, Galerie Neue Meister, Staatliche Kunstsammlung Dresden (Fondation Beyerler - Paul Gauguin

+ Collections permanentes. La Fondation Beyerler détient quelque centaines d’œuvres classiques ou modernes, et quelques objets d’art tribal qui témoignent du regard personnel que portaient Hildy et Ernst Beyeler sur l‘art du XXe siècle. Le bâtiment, d’une discrète et plane élégance, a été conçu et réalisé par l’architecte Renzo Piano.

Ce musée fut inauguré en 1997. L’excellente sélection des œuvres souligne au public les importantes étapes picturales des temps modernes : Monet, Cézanne, van Gogh, Picasso, Warhol, Lichtenstein ou Bacon. Quelque 25 objets d’art tribal d‘Afrique, d’Océanie et d’Alaska sont mises en regard des œuvres du classique moderne.

+ Du 22 janvier au 28 mai 2017. Monet.

Cette exposition "Claude Monet", l’un des plus grands artistes du monde, et l’un des plus appréciés, est une véritable fête de la lumière et des couleurs. Elle éclaire l’évolution artistique de ce célèbre peintre français, depuis l’impressionnisme jusqu’à sa célèbre œuvre tardive.

Huile sur toile, 97,5 x 130,5cm. Musée d’Orsay, Paris. Legs de la Princesse de Polignac, 1947.

À l’occasion des 20 ans de la Fondation, elle offre ses représentations de paysages méditerranéens, de la côte sauvage de l’Atlantique et du cours de la Seine, ses prairies fleuries, ses meules de foin, ses nymphéas, ses cathédrales et ses ponts dans la brume. Mêlant reflets et ombres, Monet sait créer des atmosphères magiques.

Claude Monet a été un véritable pionnier. Il a ouvert la voie à la peinture moderne et permis à bien d’autres peintres de porter un regard différent au monde.

L’exposition présente 63 de ses chefs-d’œuvre venues de collections particulières et de musées renommés (musée d’Orsay de Paris, Pola Museum du Japon, Metropolitan Museum of Art de New York et Art Institute de Chicago).

+ Du 28 mai au 1er octobre 2017. Wolfgang Tillmans.

La grande exposition de l’été est consacrée à Wolfgang Tillmans. Il est né en 1968 à Remscheid (Allemagne). Il a commencé dès 20 ans sa carrière artistique à Hambourg. Après des études au College of Art and Design de Bournemouth, de 1992 à 2007, il a vécu et travaillé essentiellement à Londres, avant de se centrer à Berlin.

Tillmans s’est fait connaître dans les années 1990 par ses images désormais iconiques sur le mode de vie de sa génération, qui n’avait jusque-là aucune iconographie propre. Très vite, l’artiste élargit son rayon d’action et utilise ses expérimentations photographiques pour inventer un nouveau langage pictural, par des travaux réalisés avec ou sans caméra, photocopies, photographies, impressions C-Print sur papier photographique ou tirages à jet d’encre.

La représentation à la limite du visible se trouve au centre des travaux de Tillmans. Susciter la visibilité ou, inversement, le flou, est son moteur. Depuis la fin des années 1980, Tillmans édifie une œuvre exceptionnelle et éminemment influente.

Cette exposition est la première réflexion en profondeur sur la photographie tenue dans les murs de la Fondation Beyeler, dont la Collection possède un ensemble fantastique de Tillmans depuis déjà quelque temps. Cette exposition montre que ce n’est pas la photographie au sens classique du terme qui occupe le premier plan de l’œuvre de l’artiste mais la création de photographies. Cette exposition est le fruit d’une collaboration étroite avec Wolfgang Tillmans.

+ Du 1er octobre 2017 au 21 janvier 2018. Paul Klee.

Cette exposition explore un aspect encore peu exploré de la création de Paul Klee : l’abstraction. Dans la première moitié du XXe siècle, le renoncement à la figuration et le développement de l’art abstrait deviennent un thème majeur pour de nombreux artistes européens. Paul Klee, artiste suisse, relève lui aussi ce défi : son œuvre, riche de presque 10 000 travaux, offre des exemples tout à fait passionnants – compositions de jeunesse aussi bien qu’œuvres tardives – d’élaboration d’univers iconographiques abstraits et de processus d’abstraction picturale.

Les aspects essentiels des œuvres non figuratives de Klee présentent en l’occurrence une importance capitale dans toute sa création : nature, architecture, musique et signes graphiques.

Paul Klee, Zeichen in Gelb, 1937.

Cette rétrospective comprend une centaine d’œuvres issues de toutes les phases de sa création à partir de 1913. Parallèlement aux œuvres maîtresses, on pourra voir des travaux rarement exposés jusqu’à présent qui font découvrir Klee sous un jour aussi nouveau que surprenant.

Avec 20 œuvres, Paul Klee est, avec Pablo Picasso, l’artiste le plus représenté dans la Collection Beyeler. À travers son activité de collectionneur et de galeriste, le fondateur Ernst Beyeler a défendu de multiples manières l’œuvre de Paul Klee. Près de 500 travaux de cet artiste sont ainsi passées entre les mains du collectionneur et galeriste. La passion de collectionneur de Beyeler portait principalement sur l’œuvre tardive de Klee, qu’il appréciait tout particulièrement pour « sa qualité chromatique et sa force expressive ». Au fil des ans, Beyeler a réussi à constituer une collection de toute première qualité, comprenant notamment des œuvres clés comme Une étoile se lève, 1931, 230 (V 10) et Signe en jaune, 1937, 210 (U 10).

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Le Kunstmuseum Basel

- Le Kunstmuseum Basel, St. Alban-Graben 16, 4010 Basel, +41 (0)61 206 62 62, www.kunstmuseumbasel.ch/fr CHF 15.-/8.-, les prix sont majorés pour les expositions temporaires. Gratuit le 1er dimanche du mois, et du mardi au samedi de 17 à 18h pour les collections permanentes. Et gratuit exceptionnellement jusqu’à la fin de l’année grâce à la prise en charge des coûts par le "Fonds für künstlerische Aktivitäten im Museum für Gegenwartskunst der Emanuel Hoffmann-Stiftung und der Christoph Merian Stiftung".

Un nouveau bâtiment du Kunstmuseum, qui compte 19 salles dont la totalité fait quelque 8 000m2, vient d’être inauguré. Le musée compte désormais trois sites : l’ancien, construit en 1936, le musée d’art contemporain (Gegenwartskunst) et le nouveau bâtiment qui accueille désormais les expositions temporaires, alors que l’ancien, qui a été réaménagé, présente les formidables collections permanentes du musée.

+ Collections. Le musée possède la plus grande collection mondiale d’œuvres de la famille Holbein. La Renaissance y est illustrée aussi par des œuvres de Witz, Cranach le Vieux et de Matthias Grünewald, dit Mathis.

Cézanne. 65.3 x 65.3 cm. Huile sur toile © 2015 Kunstmuseum Basel

Les peintures de Böcklin, van Gogh et Cézanne constituent un point fort de la section consacrée au XIXe siècle.

Dans la section du XXe siècle, le cubisme, l’expressionnisme allemand, et l’art américain depuis 1950 sont largement représentés.

Il faut mesurer que le Kunstmuseum dispose d’une collection s’étalant sur 7 siècles de quelque 4 000 peintures, sculptures, installations et vidéos, à laquelle s’ajoutent 300 000 dessins et gravures.

Le cabinet du collectionneur Basilius Amerbach, qui forme le cœur historique de cette collection, a été acquis par la ville de Bâle et son université en 1661 pour 9 000 thalers. Grâce à elles, dès 1671 le public a pu la visiter.

+ Du 8 octobre 2016 au 26 février 2017. Joëlle Tuerlinckx.

L’important travail d’archivage réalisé par Joëlle Tuerlinckx est à l’origine de nombreux travaux de cette artiste née en 1958 à Bruxelles. Objets trouvés, photographies de journaux et choses prélevées en provenance du quotidien viennent s’ajouter à ses propres dessins, collages, photos et textes.

Joëlle Tuerlinckx, Atelieransicht / vue d’atelier 2015, © Joëlle Tuerlinckx

Par une méthodologie artistique décrite dans un "lexique", l’artiste transforme la réalité et la signification des objets en modifiant matériau, échelle et mode de perception, ayant recours à des procédés sculpturaux et picturaux tels que la copie, la représentation, l’agrandissement, la mise en couleur, le scanner, l’impression (ou la réimpression), mais aussi à des techniques de présentation muséales et d’archivage.

Dans ses expositions, Tuerlinckx réunit des éléments disposés aux murs et sur le sol sous la forme d’arrangements polyphoniques qui placent des objets d’art face à des questionnements philosophiques tels que sur l’essence du temps ou du langage.

+ Du 26 novembre 2016 au 12 mars 2017. Catharina van Eetvelde. Glad They Were There

Née en 1967 à Gand, Catharina van Eetvelde vit à Paris. Le dessin et le rôle qu’il exerce dans le monde contemporain occupent une place centrale dans son travail. La précision et l’économie caractérisent ses travaux sur papier qui évoquent des plans et des représentations scientifiques. L’artiste accorde tout autant d’importance aux lignes dont l’existence n’est que virtuelle : tracées à l’aide d’un stylet sur une palette graphique, celles-ci prennent vie sous forme de données numériques et sont visibles sur l’écran pendant un temps limité conformément à un ordre d’exécution.

Vue d’installation de cette exposition, photo Lucian Hunziker

À travers l’étude d’autres formes d’existence, comme la nature qui l’entoure ou la matière même, elle s’intéresse également au potentiel spatial et haptique des lignes, sous la forme de collages et d’installations réalisés à l’aide de papier, de feutre et de fil, de câbles et de piles.

+ Du 26 novembre 2016 au 17 avril 2017. Manor Kunstpreis 2016. Johannes Willi

Né en 1983 à Bâle, Johannes Willi est un artiste conceptuel. Willi a étudié à la Haute École d’art de Zurich (ZHdK) et à la Hochschule für Gestaltung de Bâle. Cofondateur du Hinterhof Offspace de Bâle, il crée en 2012 la foire du livre de Bâle I Never Read qu’il dirige encore aujourd’hui. Willi est aussi membre du collectif Juice & Rispetta aux côtés des artistes Olivier Rossel et Marcel Freymond.

La démarche artistique de Johannes Willi peut être perçue comme une forme de « dilettantisme professionnel » : l’artiste utilise certaines pratiques artistiques et artisanales qu’il imite sans en avoir la maîtrise. Le déroulement et l’issue de cette démarche constituent une expérimentation au cours de laquelle l’échec est perçu comme une réinterprétation et une extension de l’objet imité.

La représentation de la Symphonie n°5 de Beethoven, dans le cadre du Festival de Lucerne / Musée de Lucerne « Soundzz.z.zzz…z » en 2015, permet d’illustrer cette approche. Willi a doté les musiciens de la Lucerne Festival Academy d’instruments fabriqués par ses soins à l’aide de matériaux de bricolage en suivant les conseils d’articles publiés sur Wikipédia. Lors de la représentation, l’orchestre et le public se sont prêtés à une véritable expérimentation : en raison de son caractère inattendu, cette expérience sonore ressemblait davantage à la prestation d’un groupe de percussions ou aux répétitions d’une école de musique qu’à la célèbre mélodie de Beethoven.

Vue d’installation « Johannes Willi. Free Willi 2 », photo Gina Folly

Willi crée en permanence des plateformes, puis charge d’autres acteurs de les animer. Les synergies produites par ces collaborations entre artistes, auteurs et musiciens constituent le fondement de son travail. L’installation Free Willi, présentée en 2015 à la Kunsthalle Basel lors de la Regionale 16, constitue un exemple de cette démarche. Dans le cadre de cette installation, Willi avait invité des ami.e.s artistes à apporter leur contribution personnelle au mot-clé « Free ».

En confiant l’accrochage à des étudiants en art, il s’est ainsi libéré de la contrainte créative. À travers Free Willi 2 – Freiheit in Gefahr, l’artiste, lauréat du Prix culturel Manor 2016 de Bâle, a réalisé un projet d’envergure internationale. Présenté au Kunstmuseum Basel | Gegenwart sous la forme d’une installation qui s’intègre parfaitement au lieu, ce nouveau projet soulève des questions sur l’écriture propre à un artiste et sur le concept d’art profondément occidental.

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Le Vitra Design Museum

- Le Vitra Design Museum est l’un des musées de design les plus réputés du monde. À deux pas de Bâle, mais en Allemagne. Charles-Eames-Strasse 2, DE-79576 Weil/Rhein, +49 (0)7621 702 32 00. www.design-museum.de. 17, 11 ou 9€, enfants de moins de 12 ans gratuit. De 10 à 18h.

+ Collections . Le musée a été dessiné par l’architecte Frank Gehry. Visites guidées consacrées à l’architecture (2 heures) €13 ; entrée combinée €16/ €14. Le musée Vitra explore et divulgue l’histoire et les tendances actuelles du design. Il les met en rapport avec l’architecture, l’art et la culture de tous les jours.

Dans son bâtiment principal conçu par Frank Gehry, il présente deux expositions temporaires par an. Parallèlement sont proposés des ateliers et visites guidées.

+ Du 11 février au 14 mai 2017. Design entre les humains et les machines

Grande exposition sur le boom que connait actuellement la robotique. 200 objets ainsi créés entre design et art, de l’industrie au numérique, en passant par les jeux vidéos, les films, la mode et la littérature...

Toujours à mi-chemin entre le travail automatisé et les tentatives d’un échange humain-robot plus sensible...

Peut-on facilement se faire à l’idée qu’au-delà du travail physique de production pure, les robots puissent sous ou hors de notre contrôle se former eux-même en captant l’information dans leur environnement, puis interagissent avec nous dans une autonomie grandissante, et enfin puissent de leur propre chef se choisir... un caractère.

+ Du 17 mars au 18 juin 2017. Une chaise pour le monde.

Le rêve de modèles de meubles qui répondraient uniformément aux demandes de tous... des premières recherches effectuées dans les années 1920 aux structures métalliques de la légendaire chaise Panton (1967) jusqu’aux modèles artistiques des années 1970 et aux monoblocs.

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Spielzeug Welten Museum Basel

- Spielzeug Welten Museum Basel. Steinenvorstadt 1, 4051 Basel, +41 (0)61 225 95 95, www.spielzeug-welten-museum-basel.ch/fr, CHF 7.-/5.-, gratuit aux enfants jusqu’à 16 ans, s’ils sont accompagnés d’une personne adulte. Du lundi au dimanche de 10 à 18h.

+ Du 22 octobre 2016 au 2 avril 2017. La jeune fille et la mer

L’exposition temporaire du Jouet Mondes Musée Bâle est consacrée à ce que l’on appelle les plats à poissons, nom dérivé de leur décoration typique, leur nom antique ne nous étant pas parvenu. Les quelque 60 pièces exposées ont été réalisées vers 350/325 av. J.-C., surtout en Campanie, dans la région des Pouilles, à Paestum et à Athènes. Rendant hommage à la vie et aux joies terrestres, ils reflétaient l’espérance d’une vie heureuse dans l’au-delà.

La peinture des plats à poissons inspira aussi Pablo Picasso, qui créa lui-même des céramiques particulièrement ouvragées.

Les plats à poissons ont une forme particulière dont les spécialistes n’ont pas encore percé les raisons. Les plats à poissons n’ont pas dévoilé leurs secrets. Servaient-ils d’assiette pour le service du poisson ? Étaient-ils les accessoires d’un jeu à boire particulier ? Ou bien des offrandes funéraires ? Il est possible qu’ils aient fait office de vaisselle utilisée pour différentes occasions.

Des spécimens issus du Winckelmann-Museum Stendal permettent une comparaison directe avec les poissons et "fruits de la mer" peints sur les plats à poissons antiques, par exemple murène, poisson torpille, calmar, poulpe ou rouget ; tous des habitants de la Méditerranée...

+ Du 22 avril au 8 octobre 2017. Malevich, Kandinsky et la porcelaine révolutionnaire. Art et or blanc des maîtres russes de 1917 à 1927

La porcelaine russe de cette époque reflète les changements dramatiques de l’histoire de la Russie. Elle est caractérisée par des décors résolument innovants selon des thèmes actuels.

Conçu dans l’atmosphère de la révolution russe, l’or blanc des années 1920 n’était pas réduit à une mission de propagande ou d’éducation. De nombreux artistes excellents se tournèrent, en ces temps caractérisés par l’art industriel, vers la forme d’art qui pouvait le plus facilement atteindre le commun des mortels. Des exécuteurs hautement qualifiés modelaient selon les esquisses des artistes. Cette combinaison fut la source d’objets en porcelaine innovants, d’une beauté incroyable, qui furent souvent fabriqués en exemplaire unique ou en série limitée.

300 objets en porcelaine sélectionnés issus de la collection privée la plus raffinée sont présentés pour la première fois au public au sein de cette exposition temporaire unique en son genre. Elle met en valeur des créations d’artistes d’avant-garde tels que Kasimir Malevitch, Vassily Kandinsky ou Nikolaï Suetin, pour ne citer que les plus remarquables. L’exposition comporte aussi des dessins et esquisses de ces représentants les plus célèbres, ainsi que de ceux d’autres artistes de cette époque.

+ Du 21 octobre 2017 au 8 avril 2018. Flacons de parfum, écrins des fragrances irrésistibles. La collection Storp, de l’Antiquité jusqu’à nos jours

Vivre une journée de volupté : quelques gouttes issues d’un flacon superbe ou une pression légère sur un pulvérisateur peut suffire à nous entourer d’une véritable nuée de bien-être. Les fragrances représentent une authentique expérience de luxe en miniature... et nécessitent un réceptacle à la hauteur.

Déjà dans l’Égypte ancienne existait le désir de pouvoir porter constamment un parfum sur soi. La fragrance avait seulement la possibilité d’agir si elle se trouvait constamment à portée de main. C’est pourquoi les réceptacles adaptés devinrent indispensables.

Les flacons étaient destinés à conférer à chaque parfum sa note personnelle particulière. Ces objets de design sont considérés aujourd’hui comme des œuvres d’art. Ils étaient toujours influencés par l’air du temps. Les flacons font partie des outils de marketing d’influence majeure au sein de l’industrie cosmétique.

Cette exposition temporaire présente une rétrospective sur 3000 ans de plus de 500 flacons. La variété des formes est étourdissante et il n’existe aucune limite en matière de matériaux : or, argent, verre, porcelaine, émail, écaille, perles ou pierres précieuses. Les flacons provenant de la collection Storp de Munich sont seulement un aperçu de la plus grande collection du monde.

Nous rencontrons dans la collection des parfums issus d’époques révolues et qui ne flattent pas l’odorat de nos nez modernes. Des ateliers et un concours donnent aux petits et aux grands l’occasion de découvrir l’univers fascinant des flacons et des parfums.

+ Du 18 novembre 2017 au 11 février 2018. Les parures de sapins de Noël « comestibles », des pain-d’épiciers et des confiseurs

La décoration des sapins de Noël remonte à 1600. Elle était essentiellement constituée de noix, de pommes et de biscuits. La nature comestible d’une grande partie des éléments décoratifs conféra au sapin de Noël son appellation de Fressbaum (arbre à victuailles). Les enfants adoraient naturellement ce sapin.

Les biscuits odorants et sucrés qui constituaient la parure des sapins étaient fabriqués par des pain-d’épiciers et des confiseurs.

Le pain d’épices glacé ou orné d’oublies colorées, ainsi que le Tirggel (une pâtisserie traditionnelle à base de miel et de farine) à formes géométriques, font partie des biscuits populaires au miel. Le tragacanthe, un produit utilisé par tout confiseur respecté, était en usage à la cour dès la Renaissance.

Durant la première moitié du XIXe siècle, cette masse noble fut utilisée pour la fabrication de parures peintes de sapins de Noël. Les décors à base d’œufs et de sucre étaient également appréciés. Ces créations colorées pouvaient être suspendues à chaque sapin de Noël à l’aide d’un ruban de papier glissé dans la pâte avant la cuisson. Les objets en massepain représentaient le summum du luxe, car chacun de leurs ingrédients était très onéreux. Les pains d’anis ou Springerle faisaient aussi office de décorations colorées du sapin de Noël et restent de nos jours très appréciés au moment des fêtes.

L’exposition nous entraîne vers l’époque des parures sucrées et souvent révolues des sapins de Noël d’antan. Elle présente aussi des traditions propres aux différents cantons suisses et à leurs régions frontalières. On pourra grignoter sur place...

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Le Musée Tinguely

- Le Musée Tinguely. Paul Sacher-Anlage 2 | Case postale 3255 CH-4002 Bâle 41 61 681 93 20. www.tinguely.ch. Du mardi au dimanche de 11 à 18h. Fermé le lundi.

+ Les machines sculptures aux multiples couleurs de Jean Tinguely (1925 – 1991) entament une conversation bruyante avec le spectateur. À travers ses œuvres, l’artiste communique et interagit avec le spectateur. La machine marche et devient art. Ses œuvres pétillent d’humour, de vitalité, d’ironie et de poésie. Mais analysées dans un contexte plus profond, elles révèlent aussi un sens de la tragi-comédie, de l’énigme et de l’insondable.

+ Pendant sa restauration, la "Grosse Méta-Maxi-Maxi Utopia" de Jean Tinguely était en voyage, et notamment au Museum Kunstpalast de Düsseldorf.

Utopia est aujourd’hui retournée au Musée Tinguely ! Avec cet énorme ensemble d’engrenages édifié à partir de moules de la firme Von Roll, l’artiste voulait, selon ses propres mots, « faire quelque chose de gai, quelque chose pour les enfants qui grimpent et qui sautent. » En outre, cette composition architectonique devait avoir son utilité en permettant d’accéder à l’étage supérieur. Cela ne fut malheureusement pas autorisé pendant l’exposition rétrospective Tinguely au Palazzo Grassi de Venise en 1987.

+ Du 27 janvier au 1er mai 2017. Stephen Cripps. Performing Machines

Le travail de l’artiste britannique Stephen Cripps (1952-1982) est innovant et expérimental, fruit à la fois d’un intérêt pour les machines et sculptures cinétiques et d’une fascination pour le potentiel poétique de l’explosion et de la destruction. Jusqu’à sa mort prématurée, Cripps a créé nombre de machines et installations interactives, et réalisé également des performances pyrotechniques.

Les expérimentations sur le son, notamment, occupent une place cruciale dans sa pratique performative et multisensorielle. Les performances de Cripps étaient poussées à l’extrême et seraient aujourd’hui inconcevables, compte tenu de leur caractère potentiellement risqué pour le public et l’environnement. Parmi ses projets, Cripps en a élaboré beaucoup sous forme de dessins et de collages qui donnent ainsi à voir la richesse de l’univers non-conventionnel de l’artiste. Pour la toute première fois, le Musée Tinguely présente l’œuvre de Cripps dans une telle ampleur et permet ainsi de la redécouvrir. L’exposition est réalisée en coopération avec le Henry Moore Institute, Leeds.

+ Du 7 juin au 1er novembre 2017. Jérôme Zonder. The Dancing Room

Pour inaugurer l’œuvre de Tinguely Mengele-Totentanz dans la nouvelle salle d’exposition, le jeune artiste français Jérôme Zonder réveille les morts-vivants avec une valse d’images arrachées à la vie, fantasques et macabres. Sous forme d’installation graphique, il associe des interprétations de The Walking Dead (Paul McCarthy), des scènes de violence masquées en anodins jeux d’enfants ou des images d’accidents. C’est la première réplique d’une série qui ajoutera d’autres chapitres à la « mort de Bâle ».

+ Du 14 juin 2017 au 1er janvier 2018. Wim Delvoye .

Une grande exposition pour l’artiste belge Wim Delvoye. Outre ses œuvres les plus connues comme les Cloaca, ces machines qui simulent la digestion humaine et produisent des excréments visuellement identiques à ceux des humains, on verra aussi, dans leur format d’origine, des travaux comme Chantier (1992, taillée dans du bois) ou l’imposant Cement Truck (2016).

Avec force ironie et humour, ce provocateur conceptuel mêle souvent le décoratif à des fonctions quotidiennes, interrogeant ainsi les systèmes de valeurs qui régissent la société de consommation.

En association avec le Mudam, Luxembourg.

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Schaulager

- Schaulager Ruchfeldstrasse 19, Münchenstein, 41 61 335 32 32. www.museenbasel.ch/fr/musees/institution.php?id=99

Le Schaulager, qui abrite la collection de la Fondation Emanuel Hoffmann, a pour mission d’entreposer, étudier et présenter l’art moderne et contemporain. Il s’adresse d’abord aux spécialistes, aux enseignants et aux étudiants. Les expositions et manifestations ouvertes à un public plus large sont occasionnelles.

+ Exposition permanente. Dieter Roth, Selbstturm ; Löwenturm (1969-1998)

Une possibilité unique de découvrir l’art de Dieter Roth. L’espace au Kunstmuseum Basel | Gegenwart est accessible une fois par mois avec visite sur inscription préalable.

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La Art Basel

- La Art Basel se tiendra à Bâle du jeudi 15 au dimanche 18 juin 2017, Messeplatz 10, www.artbasel.com, 41 58 200 20 20. Halls 1 et 2 du Messe Basel.

Premier marché international de l’art moderne et contemporain, il réunit plus de 300 stands de galeries venues des quatre coins du monde. On dit qu’il serait le plus grand musée éphémère du monde ! Au point qu’elle a fait des petits à Miami Beach ("Art Basel" du 1er au 4 décembre 2016), et à Hong Kong ("Art Basel" du 23 au 25 mars 2017). Juste pour dire...

La Foire de Bâle permet aux professionnels, galeristes et collectionneurs de comprendre plus vite l’art qui vient et ses nouvelles tendances. Tout le monde de l’art est à Bâle ces quelques jours-là, comme tout ce qui s’achète et se vend d’artistique d’ailleurs, des très très grandes pièces dites "muséales" ou monumentales, aux affaires restant parait-il raisonnables... et aux installations, qui ne tiendraient pas plus dans nos salons que les performances des artistes contemporains qui s’y produisent.

L’an dernier, presque 100 000 visiteurs en 6 jours. Notez que les 2 premiers sont réservés aux VIP !

Quelques chiffres pour la Foire précédente en 2016 ? 4 300 artistes exposaient leurs œuvres, 232 galeries étaient présentes, dont 18 nouvelles. Vieux artistes blanchis sous le harnais et jeunes pousses prometteuses, à reconnaître et à défricher.

Pour les découvertes, ne pas rater la partie "Statements" consacrée aux "artistes émergents", ni l’imposante "Unlimited" dévoilant toutes les pièces et installations hors normes, aux dimensions propres à n’être à leur aise que dans les espaces monumentaux des grands musées ou des fondations conséquentes, que celles-ci soient des vidéos, des installations, des performances, ou plus classiquement des peintures ou des sculptures. En 2016, 88 œuvres avaient été sévèrement sélectionnées parmi plus de 220 proposées pour cette section, extrêmement courue pour son côté spectaculaire.

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Vous retrouvez comme chaque année dans PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2017-2018 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musées d’Orsay et de l’Orangerie, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, au musée Galliera, au Petit Palais, et au Château de Versailles.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : PARIS EXPOS HEBDO. Nouveautés / Conseils / Derniers Jours.

Vous pouvez consulter plus d’une centaine de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2017 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2016, 2015, 2014, 2013, 2012.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions 2017 dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
- Aix-en-Provence - Albi - Les Alpilles - Angers, - Angoulême - Antibes - Arles - Aubagne - Avignon : Saintes-Maries-de-la-Mer, L’Isle-sur-la-Sorgue - Bègles - Biarritz - Biot, - Blois - Bordeaux - Bourg-en-Bresse - Cagnes-sur-Mer, - Cannes, - Carcassonne - Dijon - Grasse- Grenoble - Hyères - Ile-de-France : Auvers/Oise, Boulogne-Billancourt, Bussy-Saint-Martin, Chamarande, Chantilly, Châtenay-Malabry, Compiègne, Écouen, Fontainebleau, Giverny, L’Isle-Adam, Jouy-en-Josas, Malmaison, Marne-la-Vallée, Meudon, Milly-la-Forêt, Noisiel, Pantin, Pierrefitte/Seine, Poissy, Pontoise, Royaumont, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Saint-Denis, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Ouen-l’Aumône, Sceaux, Sèvres, Versailles, Vitry/Seine, Yerres - Le Cannet - Le Havre - Lens - Le Rayol - Le Canadel/Mer - Les Sables-d’Olonne - Libourne - Lille : Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Tourcoing, Croix, Graveline, Cassel, Valenciennes - Lodève - Lyon - Marseille - Martigues - Metz - Monaco, - Montauban - Montpellier - Mougins, - Nantes - Narbonne - Nice - Nîmes - Ornans - Rennes : Landernau, Quimper - Rodez - Rouen - Saint-Étienne - Saint-Nazaire- Saint-Paul-de-Vence, - Saint-Tropez - Sérignan - Sète - Strasbourg - Toulon - Toulouse - Tours - Valence - Vallauris - Vence - Vendôme - Villeurbanne

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam : Harlem, Rotterdam, La-Haye, Bois-le-Duc, Bâle, Berlin, Bruxelles, Genève, Liège, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

André Balbo

sources : musées de Bâle, presse, souvenirs


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