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Genève 2017. Musées et grandes expositions

21 février 2017 par André Balbo

Prestigieuses collections permanentes de formidables musées, et grandes expositions à Genève...

Accès rapides à nos contenus : Le Musée Barbier-Mueller, La Fondation Baur, musée des Arts d’Extrême-Orient, Le Musée d’art et d’histoire, Le Muséum d’histoire naturelle de Genève, Le Musée Rath, Le MAMCO, Musée d’art moderne et contemporain, Le Centre d’art contemporain, La Fondation Martin Bodmer, Blondeau & Cie, Le MEG, musée d’Ethnographie de Genève, Le Centre de la photographie, Palexpo

Parmi les grandes villes européennes pour lesquelles nous indiquons les grands musées et quelques grands événements culturels : Amsterdam, Bâle, Berlin, Bruxelles, Genève, Liège, Londres, Madrid, Milan, et Venise.


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Le Musée Barbier-Mueller

- Le Musée Barbier-Mueller, 10 rue Jean-Calvin, 1204 Genève, 022 312 02 70, www.musee-barbier-mueller.org, ouvert 365 jours par an, du lundi au dimanche de 11 à 17h. Bus 2, 3, 6, 7, 10, 12 (arrêt Molard), bus 36 (arrêt Hôtel de Ville). 8 ou 5CHF. Gratuit aux enfants de moins de 12 ans.

+ La collection Barbier-Mueller est aujourd’hui l’une des plus importantes au monde en ce qui concerne les objets et œuvres d’art de l’Antiquité tribale et classique, dont elle détient plus de 7000 pièces.

Son fonds rassemble aussi des sculptures, des tissus, des ornements provenant des civilisations dites "primitives" du monde entier, et que d’autres placeraient sous le label d’"arts premiers". Sections Afrique, Amérique du Nord, Antiquité, mers du Sud.

Il est fréquent que le musée Barbier-Mueller consente à prêter certaines de ses pièces par exemple au musée du Quai Branly, à Paris.

+ Du 24 novembre 2016 au 30 avril 2017. Arts de la Côte d’Ivoire, autour des Yohouré.

Les Yohouré vivent au cœur de la Côte d’Ivoire, à la jonction de la savane arborée et de la forêt, entourés des peuples voisins plus nombreux et connus, les Gouro et les Baoulé, et plus loin, les Sénoufo, les Dan, les Dida et les peuples lagunaires.

Alors que la production yohouré de masques et de statuettes a séduit artistes et collectionneurs européens dès le début du XXe siècle, c’est seulement aujourd’hui que le peuple yohouré et sa culture font l’objet d’une publication anthropologique.

Le professeur Alain-Michel Boyer, qui étudie les Yohouré depuis les années 1970, publie en effet à l’occasion de cette exposition un ouvrage, qui a pour mission de sauvegarder par l’écrit la mémoire de cultures menacées de disparition.

La production de masques et de statuettes yohouré est remarquable. Qu’il s’agisse de masques faciaux assimilables à des portraits ou se signalant par leur extrême raffinement, ou de masques-heaumes montrant des têtes de buffles stylisées, ces pièces évoquent les danses masquées, rituels fondamentaux souvent liés à la mort.

Aux yeux des Yohouré, les masques sont si sacrés et donc perçus comme dangereux, qu’ils ne peuvent être vus par les femmes au risque qu’elles soient frappées de stérilité voire de mort.

Masque du jɛ ou du lo. Yohouré, Côte d’Ivoire, Haut. : 41cm. Anc. coll. Josef Mueller, acquis avant 1939 de Charles Ratton, collecté par Hans Himmelheber en 1934 qui indique que le sculpteur est le célèbre Kouakou Dili. Inv. 1007-8. Musée Barbier-Mueller. Photo Studio Ferrazzini Bouchet.

Quant aux statuettes, elles relèvent de deux types. Les premières accueillent des génies de la nature qui donnent à des guérisseurs un don de clairvoyance. Les secondes sont destinées à l’époux ou l’épouse de l’autre monde, un conjoint mystique que toute personne a eu dans une vie antérieure. Divers problèmes (stérilité, infidélité, impuissance) sont attribués à la jalousie de ce partenaire abandonné. La statue sculptée pour ce conjoint, par sa beauté et sa finesse, est censée charmer ce dernier mais aussi la personne qui la manipule.

À découvrir également les oracles à souris, que les Yohouré et les Baoulé consultent matin et soir pour déterminer les tâches de la journée mais aussi les grandes décisions, et les cuillers, les tambours et les sièges qui attestent du même souci de la beauté esthétique qui émane de l’ensemble de cette production.

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La Fondation Baur, musée des Arts d’Extrême-Orient

- La Fondation Baur, musée des Arts d’Extrême-Orient, rue Munier-Romilly 8, 1206 Genève. 022 704 32 82. www.fondationbaur.ch. Du mardi au dimanche de 14 à 18h, le mercredi jusqu’à 20h lors des visites commentées publiques des expositions temporaires. Fermé le lundi. Visites gratuites certains mercredis à 18h30. Bus 1, 8, arrêt Florissant, et 36, arrêt Église russe. Gratuit aux enfants jusqu’à 16 ans, 10 ou 5CHF.

+ Les collections de la Fondation Baur rassemblent quelque 9 000 objets d’art, dont des céramiques impériales, des jades et des flacons à tabac chinois ainsi que des céramiques, des laques, des estampes, des netsuke, et des ornements de sabre japonais. Cette collection a été initiée et composée par Alfred Baur (1865-1951).

+ Du 28 septembre 2016 au 26 février 2017. Bijoux d’orients lointains. Au fil de l’or au fil de l’eau.

L’exposition propose de suivre la voie maritime de la Route de la Soie grâce à la magie de parures archéologiques ou ethniques. Afin de dévoiler la richesse et la diversité des cultures des royaumes d’Arabie à l’Insulinde, l’or, métal légendaire symbole d’éternité, a été choisi comme le fil conducteur de ce périple au fil de l’eau.

Plus de 300 bijoux, provenant de collections privées offrent aux visiteurs ce voyage spatio-temporel et révèlent par leur magnificence et leur variété envoûtante des civilisations disparues et un univers symbolique menacé d’oubli.

À cette présentation s’associent des sculptures et des textiles issus des collections du musée d’ethnographie de Genève, du musée Barbier-Mueller ainsi que d’une collection privée.

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Le Musée d’art et d’histoire

- Le Musée d’art et d’histoire. Rue Charles-Galland 2, 1206 Genève. 022 418 26 00, www.ville-ge.ch/mah ou ville-geneve.ch. Du mardi au dimanche de 11 à 18h. Fermé le lundi. Attention. Ce musée s’apprête à subir de grands travaux de rénovation comme d’agrandissement, et à rester fermé... quelques années.

+ Collections. Le Musée d’art et d’histoire rassemble des témoignages de l’histoire des civilisations, de la préhistoire à l’époque contemporaine, dans les domaines de l’archéologie, de l’égyptologie, de la numismatique, des beaux-arts et des arts appliqués.

Les importantes collections d’objets et de manuscrits byzantins, tout comme la tradition humaniste et le rôle central accordé par la Réforme à l’étude et à la diffusion de la langue grecque, confèrent à la Suisse une place appréciable dans les études byzantines. Le MAH présente le riche patrimoine byzantin conservé sur le sol helvétique, ainsi que l’apport de la Suisse dans la « redécouverte » de cette civilisation.

Écoles genevoise, française (XVIIe, XVIIIe, et XIXe siècles), italienne (XVIe, et XVIIIe) ou hollandaise et flamande (XVIe, et XVIIe siècle).

Le Maniérisme et l’Impressionnisme sont également bien représentés dans ce musée, avec notamment des œuvres de Konrad Witz, Véronèse, Avercamp, Rubens, Pissarro, Monet, Cézanne, Bonnard, Vlaminck, Picasso, Braque, Giacometti et Bram van Velde.

Quelques ensembles monographiques uniques consacrés à Liotard, Calame, Corot, Hodler et Vallotton.

+ En 2018. Rétrospective Ferdinand Hodler

Deux ans avant l’ouverture de cette grande exposition sur l’œuvre du célèbre peintre suisse (1853-1918), la personne à qui le commissariat devait être confiée faisait déjà polémique...

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Le Muséum d’histoire naturelle de Genève

- Le Muséum d’histoire naturelle de Genève. 1, route de Malagnou 1208 Genève, 41 22 418 63 00, www.ville-ge.ch/mhng/. Bus 5-25 (arrêt Muséum), bus 1-8 (arrêts Tranchées & Muséum), tram 12 (arrêt Villereuse).

Philippe Wagneur © Muséum Genève
Ouvert de 10 à 17h sauf lundis, jour de Noël et jour de l’An. L’entrée au Muséum et à ses expositions est gratuite.

+ Collections. Le plus important musée de Suisse sur son domaine : sur 4 étages, les animaux et les minéraux.

+ Jusqu’au 23 avril 2017. T’es où ?

Entendue ou prononcée plusieurs fois par jour, la phrase « T’es où ? » rythme nos conversations téléphoniques. À l’heure du GPS, on y répond facilement, mais comment faisait-on avant ? C’est à la découverte de cette aventure que cette exposition vous invite.

La définition d’une position nécessite des points de référence, que ce soient des étoiles, le nord magnétique, le clocher d’une église ou encore le sommet des montagnes. C’est là que les instruments topographiques entrent en jeu. Lunettes, graphomètres, théodolites ou boussoles dialoguent alors avec les cartes et les compas...

Un programme d’animation riche et varié ainsi qu’un parcours d’initiation à la course d’orientation dans le parc de la Perle du Lac, à la rencontre d’arbres remarquables, de statues insolites et d’éléments scientifiques, avec ou sans boussole, complètent l’exposition.

Exposition bilingue français-anglais. Tout public. Entrée libre.

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Le Musée Rath

- Le Musée Rath, place Neuve, 1204 Genève, 022 418 33 40, http://institutions.ville-geneve.ch/fr/mah/lieux-dexposition/musee-rath/?fb_locale=el_gr. Du mardi au dimanche de 11 à 18h. Le 2e mercredi du mois de 11 à 20h. Le Rath fut l’un des premiers établissements en Europe conçu pour exposer des œuvres d’art. Bus 3, 4, 5, 36, D ; tram 12. Entre 10 et 20 CHF selon les expositions. Entrée libre jusqu’à 18 ans et le premier dimanche du mois. Un ExpoPass permettant d’accéder librement à toutes les expositions des MAH est également disponible.

+ Du 2 décembre 2016 au 19 mars 2017. Le retour des ténèbres. L’imaginaire gothique depuis Frankenstein.

Genève célèbre le bicentenaire de cette « année sans été » qui donna naissance, sur les rives du lac Léman, aux mythes du vampire et de la créature du Dr Frankenstein.

Autour de ces figures et du poème de Lord Byron Darkness, les MAH organisent au Musée Rath une exposition qui revisite le contexte historique et social de ces fictions. Leur impact sur la culture des derniers siècles est également démontré grâce à des œuvres du XIXe au XXIe siècle. La longévité de ces récits comme sources d’inspiration pour la littérature et les arts visuels témoigne de la capacité du genre gothique à s’adapter aux goûts et aux préoccupations des différentes époques.

Né dans le domaine de l’histoire de l’art pour désigner les œuvres post-antiques et repris par la littérature pour dénommer le roman d’horreur qui se développe à la fin du XVIIIe siècle, le gothique revient aujourd’hui dans le champ de l’art.

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Le MAMCO, Musée d’art moderne et contemporain

- Le MAMCO, Musée d’art moderne et contemporain, 10 rue des Vieux-Grenadiers, CH-1205 Genève. www.mamco.ch. 00/41 22 320 61 22. Du mardi au vendredi de 12 à 18h, samedi et dimanche de 11 à 18h, nocturne jusqu’à 21h chaque premier mercredi du mois, fermé le lundi ainsi que le vendredi 18 avril 2014. 8 ou 6,50 CHF. www.mamco.ch. Travaille essentiellement sur l’art des 40 dernières années. Le plus grand musée suisse pour l’art contemporain.

+ Du 22 février au 7 mai 2017. Zeitgeist.

L’exposition propose une généalogie des pratiques figuratives et expressives, en réunissant une quarantaine d’artistes européens et américains actifs des années 1960 à aujourd’hui. Si le titre (l’esprit du temps) qualifie un climat actuel, il renvoie également à une exposition éponyme tenue au Martin Gropius Bau de Berlin en 1982. Très discutée à l’époque, elle témoignait de la déferlante qui s’abattit de part et d’autre de l’Atlantique, entre néo-expressionnisme américain, Transavanguardia italienne et Neue Wilden allemands. Manifeste d’une époque, l’exposition berlinoise a marqué l’histoire de l’art récente comme un point d’acmé dans les débats entre modernes et postmodernes, souvent argumentés en termes de vie et de mort de la peinture.

On retrouve au MAMCO un monumental diptyque de David Salle, exposé à Berlin en 1982. À elle seule, cette œuvre permet d’évoquer la controverse historique, tant le peintre a pu cristalliser les débats autour de la figuration. À l’orée des années 1980, si la tendance figurative est en effet dénoncée par certains comme académique, réactionnaire et dictée par le marché, elle est célébrée par d’autres comme une libération des carcans abstraits et conceptuels qui ont prévalu dans le récit moderne d’après-guerre. Ce retour de la figure s’entrevoit donc comme celui d’un refoulé ; et la peinture peut désormais s’aventurer aussi bien sur les terrains du mélodrame et de l’allégorie, que sur ceux du grotesque et de l’abjection.

Il faut souligner la réévaluation parallèle d’une peinture longtemps tenue en marge de l’histoire de l’art officielle, comme en témoignent les expositions Bad Painting en 1978 ou The Other Tradition en 1966 : une peinture provinciale, à rebours des canons esthétiques, qui manipule un répertoire iconographique allant de l’art antique à la culture de masse. D’où l’importance de figures comme William Copley ou Dorothy Iannone par les liens qu’elles ont su tisser entre vernaculaire et avant-gardes.

Ces débats artistiques ont trouvé une résonance particulière en Suisse : dans le Zurich des années 1970, les frasques artistiques d’un Friedrich Kuhn sont autant de désaveux du dogme de Max Bill et de l’abstraction concrète, tandis que Peter Fischli et David Weiss puisent dans l’art brut et le folklore des motifs propices à questionner la virtuosité et le statut de l’artiste. Longtemps perçu comme un récit parallèle pris dans une dialectique outsider/insider, cette « autre » tradition, cette « autre » modernité apparaît aujourd’hui comme une extension du champ des possibles picturaux.

Cette exposition conduit le visiteur à travers plusieurs étapes de ce récit divergent, envisagé dans une géographie transatlantique, qui marque le questionnement critique de l’image, de l’expressivité et du style. Les contributions des plus jeunes artistes nous rappellent en outre que, à l’ère de la saturation des images, les pratiques contemporaines sont peut-être davantage figurales que figuratives et que l’expressivité s’entend comme un outil critique plutôt que le témoignage d’une subjectivité toujours incertaine.

L’exposition est organisée par Paul Bernard, Lionel Bovier et Fabrice Stroun.

+ Du 22 février au 7 mai 2017. Greg Parma Smith.

Alors que le statut des images continue à être profondément modifié par l’accélération incessante de leurs modes de circulation, la peinture se présente volontiers comme l’un des moyens de ralentir leur progressive dématérialisation, en leur redonnant en quelque sorte un corps. Une grande partie de ces pratiques picturales contemporaines semblent tirer leur origine de deux moments particuliers dans l’histoire de l’art récent : celui, dans les années 1950, de la mise à plat du tableau par l’expressionnisme abstrait, qui transforme de facto la peinture en objet ; et, dans les années 1960, celui de la mutation du motif en image par le Pop Art.

L’esthétique du « flatbed » de Robert Rauschenberg, permettant de combiner des images et des objets extraits de sources hétérogènes, est ainsi régulièrement revisitée par des artistes qui mettent en scène la disponibilité contigüe de tous les styles et de toutes les images.

Si les tableaux éclectiques de Greg Parma Smith, qui associent nus académiques, effets décoratifs et représentations non-artistiques, paraissent participer de cette esthétique, ils opèrent en réalité une véritable rupture dans ce programme. Tous sont sont en effet réalisés à l’huile, avec le même degré de finition, et leurs sources se perdent dans un effet de bienfacture qui relève du simili, du faux et du trompe-l’œil. Il devient alors impossible de séparer les images de leur matérialité, de distinguer une volonté d’appropriation critique dans l’accumulation de langages différents. En ce sens, les surfaces peintes de Parma Smith ont plus à voir avec les techniques d’application d’images scannées de Guyton\Walker, épousant les contours d’une table, d’une boîte de conserve ou d’un tableau, qu’avec celles de leurs devanciers Pop.

L’ensemble des sources de Greg Parma Smith renvoient à l’artisanat, qu’il s’agisse d’inscriptions calligraphiées à la manière d’une peinture de la dynastie Song ou d’un lettrage graffité. Pourtant, on ne trouve aucune forme « d’élévation » dans ces gestes qui associent maîtrise technique et expression personnelle. Tout a sans doute été trop souvent (et depuis trop longtemps) recyclé, réarrangé, détourné, pour qu’une signification narrative ou psychologique s’impose. Une forme perverse de résistance au sens, semble, au contraire, émaner de ces assemblages fétichistes : quelque chose de l’ordre du credo du mouvement anglais des « Mods », avec leur extravagance modeste, leur sophistication normale et leur rébellion basée sur la consommation de plaisirs.

L’exposition est organisée par Fabrice Stroun.

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Le Centre d’art contemporain

- Le Centre d’art contemporain. Rue des Vieux Grenadiers 10, 41 22 329 18 42. www.centre.ch. Gratuit chaque 1er dimanche du mois. Ouvert du mardi au dimanche de 11 à 18h. Fermé le lundi. 5 ou 2CHF.

+ Du 22 février au 28 avril 2017. Roberto Cuoghi, Perla Pollina Vernissage et inauguration le 21/02 à 18h.

Cette exposition réunit près de 70 œuvres réalisées entre 1996 et 2016 et aborde les multiples facettes du riche et complexe corpus de Roberto Cuoghi. Les peintures, sculptures, dessins et autres animations de l’artiste italien font appel à un éventail de techniques singulières pour investiguer les notions de métamorphose, d’hybridité et de dévouement.

Réputé pour sa légendaire transformation, pendant 7 ans, en homme âgé de 67 ans, alors qu’il n’en comptait lui-même qu’une vingtaine, Roberto Cuoghi est considéré comme l’un des artistes les plus mystérieux et radicaux d’aujourd’hui. L’expérimentation perpétuelle, le détournement des règles ainsi que l’apprentissage sont autant de caractéristiques fondamentales de sa pratique.

De Il Coccodeista (1997) – une série d’œuvres issues de la décision de l’artiste de porter des lunettes dont les verres furent remplacés par des prismes Pechan durant plusieurs jours, inversant et retournant ainsi tout ce qu’il voyait – à son étude intensive de la langue et des rituels assyriens – dont découlent des œuvres comme Pazuzu (2008), reproduction géante d’un talisman représentant la divinité démoniaque éponyme ou Šuillakku - corral version (2014), une installation sonore hybride, mêlant des sonorités orientales et occidentales. Récemment, Cuoghi a associé des techniques d’impression 3D complexes à des techniques ancestrales de cuisson de la terre pour créer une véritable invasion de crabes en céramique sur l’ile grecque de Hydra (Putifiero, 2016).

Cette rétrospective conçue et initiée par le Centre d’Art Contemporain Genève s’inscrit dans un large projet curatorial réunissant d’autres expositions en Europe : au Madre Museum, Naples, Italie (15 mai – 11 septembre 2017) et au Kölnischer Kunstverein, Cologne, Allemagne (14 octobre – 17 décembre 2017).

Parallèlement à ces expositions paraîtra en mai 2017 la première monographie complète consacrée au travail de l’artiste.

Roberto Cuoghi (*1973, Modène, Italie) vit et travaille à Milan. Il représentera également l’Italie à l’occasion de la Biennale de Venise 2017.

+ Du 31 mai au 31 août 2017. Henri Chopin, rétrospective

+ Du 15 novembre 2017 au 28 janvier 2018. Qiu Zhijie, Journeys without Arrivals

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La Fondation Martin Bodmer

- La Fondation Martin Bodmer, 19-21 route Martin Bodmer - Cologny, Genève, 41 22 707 44 33, www.fondationbodmer.ch. Ouvert du mardi au dimanche, de 14 à 18h (accès handicapés possible). Fermé le lundi. Nocturnes culturelles jusqu’à 21h chaque premier mercredi du mois (visite guidée offerte à 19h). Bibliothèque et musée. Son fondateur, Martin Bodmer tenta de constituer une bibliothèque de la littérature mondiale...

+ Bien culturel suisse d’importance nationale, la bibliothèque de la Fondation abrite quelque 160 000 pièces en 80 langues environ, des centaines de manuscrits occidentaux et orientaux, 270 incunables (imprimés antérieurs à 1500), parmi lesquels l’un des rares exemplaires de la Bible de Gutenberg, et des partitions originales, dont l’allegretto en si mineur pour quartet à cordes de Beethoven dédicacé au collectionneur et voyageur Richard Ford.

+ Du 12 novembre 2016 au 23 avril 2017. Goethe et la France

Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) fut l’auteur de chevet et le mentor du grand collectionneur zurichois Martin Bodmer (1899-1971). Celui-ci réussit à rassembler le plus important fonds d’archives et de documents Goethe existant hors d’Allemagne. Cette collection, d’une richesse incomparable, fait pour la première fois l’objet de cette grande exposition.

Sont notamment traités la querelle sur l’architecture, Voltaire et les deux Mahomet de Goethe, le Goethe rousseauiste des Souffrances du jeune Werther, le lien entre le marginal imaginatif genevois et le Tasso que Madame de Staël fut la première à reconnaître.

Le rapport de Goethe à la Révolution française est une section exceptionnellement bien dotée. À travers différentes fictions très variées, Goethe exprime sa réprobation et son trouble.

De nombreux documents visuels agrémentent la visite, telles des aquarelles réalisées par Goethe lui-même, des gravures figurant dans les éditions rares, des ouvrages de l’art des jardins et de la botanique, des dessins de Claude Gellée dit Le Lorrain ou de Delacroix, un portrait peint de Goethe par Kolbe ou même la tête monumentale de Goethe du sculpteur David d’Angers, montrée en Suisse pour la première fois.

D’autres documents de grande rareté sont montrés telles que la Croix de la Légion d’honneur donnée à Goethe par Napoléon, ou des manuscrits autographes de lettres de Goethe que l’on croyait perdues, des poèmes majeurs de Goethe et du Faust de la collection de Martin Bodmer ou prêtés par Weimar, ou encore des imprimés qui n’ont pas survécu ailleurs.

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Blondeau & Cie

- Blondeau & Cie. 5, rue de la Muse. 1205 Genève 41 22 544 95 95. http://www.quartierdesbains.ch/qdb.php?id=4

+ Du 23 mars au 29 avril 2017. Rhona Bitner

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Le MEG, musée d’Ethnographie de Genève

- Le MEG, musée d’Ethnographie de Genève, bld Carl-Vogt 65-67 CH - 1205 Genève, 41 (0)22 418 45 50, www.ville-ge.ch/meg, TPG lignes 2, 19, arrêt Musée d’ethnographie. Réouverture après 4 années de travaux d’agrandissement (maintenant 7 200m2, 4 fois plus que dans l’ancien musée) le 1er novembre 2014. Du mardi au dimanche de 11 à 18h. Fermé le lundi. Collection permanente d’accès gratuit, exposition temporaire 15 ou 10 CHF. Une autre scène culturelle à Genève : une exposition de référence, des expositions temporaires, des concerts, des cycles de cinéma, des spectacles, des ateliers, des rencontres… Et sous la majestueuse nef, la bibliothèque Hélène Lancoux riche de plus de 40 000 ouvrages dédiés aux cultures des 5 continents.

Escalier principal. Image : Architron, Zürich

+ Collection permanente . Entrée libre. Plus de 1000 objets des cultures du monde, choisis parmi les 80 000 qui composent la collection, ont été retenus pour le parcours permanent. Une réflexion muséographique et scientifique les a fait émerger, exemplaires pour leur valeur historique et anthropologique, et œuvres susceptibles d’être admirées pour leurs qualités esthétiques, comme pour leurs dimensions affective et émotionnelle.

+ Du 19 mai 2017 au 7 janvier 2018. L’effet boomerang. Les arts aborigènes d’Australie.

L’exposition montre les dimensions identitaires et politiques du travail des artistes australiens.

En évoquant leur histoire à travers leurs objets et leurs peintures, l’exposition aborde également les relations entre les autochtones et les colonisateurs.

© MEG / J. Watts

Le titre de l’exposition, « L’effet boomerang » renvoie au vaste mouvement de réappropriation par les Aborigènes du discours sur leur patrimoine et sur leur histoire.

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Le Centre de la photographie

- Le Centre de la photographie. Rue des Bains, 28, 41 22 329 28 35. centrephotogeneve.ch.

+ Du 27 janvier au 12 mars 2017. Angela Marzullo. Feminist Energy Crisis.

Dès ses premières œuvres, Angela Marzullo (*1971 Zurich, vit et travaille à Genève) n’a cessé d’explorer le féminisme non seulement comme un fil conducteur de son art, mais de sa vie tout court à l’instar des avant-gardes qui ne connaissaient pas de séparation entre les deux.

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Palexpo

- Palexpo (Hall 7), Route François-Peyrot 30, 1218 Grand-Saconnex, Le, Suisse +41 22 761 11 11, www.palexpo.ch. Ouverture tlj de 10 à 19h (dernière entrée entre 17 et 18h). Durée de la visite 1h30 env. Audioguide gratuit français, allemand, anglais. Audioguide spécial enfants aussi disponible. De 25 à 16CHF. Billets en vente dès le vendredi 27 juin dans les réseaux Ticketcorner et FNAC.

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Vous retrouvez comme chaque année dans PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2017-2018 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musées d’Orsay et de l’Orangerie, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, au musée Galliera, au Petit Palais, et au Château de Versailles.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : PARIS EXPOS HEBDO. Nouveautés / Conseils / Derniers Jours.

Vous pouvez consulter plus d’une centaine de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2017 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2016, 2015, 2014, 2013, 2012.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions 2017 dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
- Aix-en-Provence - Albi - Les Alpilles - Angers, - Angoulême - Antibes - Arles - Aubagne - Avignon : Saintes-Maries-de-la-Mer, L’Isle-sur-la-Sorgue - Bègles - Biarritz - Biot, - Blois - Bordeaux - Bourg-en-Bresse - Cagnes-sur-Mer, - Cannes, - Carcassonne - Dijon - Grasse- Grenoble - Hyères - Ile-de-France : Auvers/Oise, Boulogne-Billancourt, Bussy-Saint-Martin, Chamarande, Chantilly, Châtenay-Malabry, Compiègne, Écouen, Fontainebleau, Giverny, L’Isle-Adam, Jouy-en-Josas, Malmaison, Marne-la-Vallée, Meudon, Milly-la-Forêt, Noisiel, Pantin, Pierrefitte/Seine, Poissy, Pontoise, Royaumont, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Saint-Denis, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Ouen-l’Aumône, Sceaux, Sèvres, Versailles, Vitry/Seine, Yerres - Le Cannet - Le Havre - Lens - Le Rayol - Le Canadel/Mer - Les Sables-d’Olonne - Libourne - Lille : Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Tourcoing, Croix, Graveline, Cassel, Valenciennes - Lodève - Lyon - Marseille - Martigues - Metz - Monaco, - Montauban - Montpellier - Mougins, - Nantes - Narbonne - Nice - Nîmes - Ornans - Rennes : Landernau, Quimper - Rodez - Rouen - Saint-Étienne - Saint-Nazaire- Saint-Paul-de-Vence, - Saint-Tropez - Sérignan - Sète - Strasbourg - Toulon - Toulouse - Tours - Valence - Vallauris - Vence - Vendôme - Villeurbanne

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam : Harlem, Rotterdam, La-Haye, Bois-le-Duc, Bâle, Berlin, Bruxelles, Genève, Liège, Londres, Madrid, Milan, et Venise.

À voir également :
- La carte des grandes expositions, musées et collections permanentes en France
- La carte des grandes expositions, musées et collections permanentes en Europe

André Balbo

sources : visites, musées, presse...


Dernière modification : par André Balbo - Crédit image : Courtesy musées de Genève
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Bonjour a tous , la peintre Alyzarine expose en ce moment a la galerie S.M.A ! elle sera présente tout les samedis après-midi pour (...)

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