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Un autre Clémenceau au musée Guimet : amateur d’Art, passeur de civilisations, grand voyageur...

Dernière mise à jour : mardi 23 octobre 2018, par André Balbo

Georges Clémenceau (1841-1929) ne doit cet hommage qui lui est rendu au musée Guimet du 12 mars au 16 juin 2014 ni à son surnom de Tigre, pas plus qu’à sa fonction de président du Conseil (1917-1920), ni parce qu’il reçut le titre de Père la Victoire...

Il la doit en revanche d’avoir été un passionné de l’Asie, de ses arts, de ses cultures et de ses religions, un grand collectionneur d’objets de ces pays, et un passeur de leurs modes de penser.

L’exposition "Clémenceau, le Tigre et l’Asie" montre cet aspect moins connu de l’homme d’État, de celui qui renversait les ministères par ses harangues et dont les discours étaient craints de l’ensemble du monde politique.

Passionné des cultures de l’Asie, de l’Inde et du bouddhisme, Georges Clémenceau accumula une collection de quelque 800 objets, en partie dispersés en 1894, lorsque frappé lui-même, comme bien d’autres, par le scandale de Panama, il dut se résoudre à vendre sa collection aux enchères.

Cette exposition a retrouvé certaines des pièces de cette collection en grande partie dispersée, en Belgique, à Nancy ou ailleurs, dans des musées ou des collections privées.

Les estampes présentées, les peintures, les boites à encens japonaises (kôgô), la collection complète compte 3 000 pièces, et c’est peut-être la première du monde par son intérêt et son importance, les masques de théâtre japonais, les céramiques, mais aussi des photographies témoignent si cela était nécessaire, de sa passion pour l’Extrême-Orient.

Il s’agit essentiellement de ce qui est resté et fut conservé au musée Clémenceau, tout proche, rue Franklin.

Ce diable d’homme était aussi médecin, lecteur, écrivain, critique d’art, et profondément un esthète. Son pouvoir politique lui facilita certainement, par les canaux diplomatiques, des approvisionnements d’amateur exigeant. Sa motivation principale n’était certainement pas l’accumulation de biens esthétiques, mais de pouvoir puiser dans un choix de références susceptible d’ouvrir l’esprit à la connaissance de ces autres civilisations, si différentes de la nôtre.

Selon son arrière-petite-fille, ce fut la lecture de Confucius qui lui avait donné une curiosité pour l’art chinois, les ouvrages sur le shintoïsme celle de l’art japonais, et son intérêt pour le bouddhisme qui le fit se décider de se rendre en Inde.

Clémenceau l’Orientaliste fut très certainement un de ces passeurs pionniers qui contribuèrent à ce que l’art et les civilisations orientales soient appréciées, respectées, et reconnues par les Français.

Georges Clémenceau âgé fit en 1920 un long voyage éprouvant en Asie. Il fut au Sri Lanka, dans les lieux sacrés ainsi qu’en Inde, à Bénarès, le long du Gange et chez le maharajah de Bikaner, le plus éclairé de son temps, (qui lui offrir une chasse au tigre et 2 trophées), préférant se mêler à la foule que de se prêter aux cérémonies avec le pouvoir.

Chasse au tigre à Gwalior. "Vous pensez bien que j’ai déjà pris des leçons de chasse au tigre. C’est très simple. J’ai un fusil et le tigre n’en a pas." Lettre à la comtesse d’Aunay. Paris collection musée Clémenceau.

Parmi les éléments rapportés figurent objets et ouvrages qui sont autant de clés et d’approches de concepts philosophiques entourant par exemple la cérémonie du thé, ou les boîtes à encens.

De même il y eut au musée Guimet, dans la coupole de la bibliothèque 3 cérémonies bouddhiques en 1891, 1893 et en 1898. Clémenceau siégeait au premier rang. Quand à la sortie il lui fut demandé d’où venait cet appétit récent pour les religions de la part d’un athée de son acabit ? Il dit "C’est parce que je suis bouddhiste !" À quel degré faudra-t-il prendre cette phrase...

Cette exposition du musée national des arts asiatiques / Guimet, qui a reçu le label de la mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, a bénéficié des concours scientifiques de deux institutions partenaires qui accueilleront par la suite chacune à son tour l’exposition Clémenceau : le musée des arts asiatiques de Nice, et l’Historial de la Vendée.

Clémenceau portait à la fin de sa vie un calot tibétain. Il appréciait les idées de Bouddha, une religion sans dieu convenait parfaitement à l’anticlérical et l’athée qu’il était.

Étudiant, il avait un ami japonais qu’il retrouvera au même rang que lui au Japon quand il sera président du Conseil, et qui sera présent avec lui à la conférence de Paix de Paris où sera signé le traité de Versailles.

Clémenceau fut bien entendu à la vaste vente d’objets japonais organisée par le marchand d’art Siegfried Bing... collectionneur et acheteur. Reprochant au passage à l’État français de ne pas avoir préempté suffisamment lors de cette vente.

Clémenceau, le Tigre et l’Asie. Du 12 mars au 16 juin 2014 au musée Guimet, 6, place d’Iéna, 75116 Paris, 01 56 52 53 00, Galeries du Panthéon bouddhique, 19, avenue d’Iéna 75116 Paris. Tous les jours sauf le mardi, de 10 à 18h. 9,50 ou 7€. Visites commentées de l’exposition les lundi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi à 14h à partir du 19/03/2014 (sauf jours fériés).

Visite thématique au musée Ennery le samedi 5 avril de 15 à 16h (sur réservations). Quelques conférences, thé, encens et cérémonies bouddhiques...

***

Vous retrouverez dans l’article 2014 à Paris : LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans CALENDRIER 2014 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Nous avons établi notre sélection, avec Paris 2014 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Celui de cette exposition en fait partie.

En grande nouveauté, car Paris, sans la province, ne serait vraiment pas grand chose... et est loin de nous être suffisant, nous vous proposons dorénavant une vue panoramique des Expositions et Festivals en province ? 2014. Expositions et Festivals en PROVINCE de A à Z. Ou encore CALENDRIER 2014 des Expositions et Festivals en PROVINCE

Avec des déclinaisons présentant davantage de détails par villes. dans les villes suivantes :
Angoulême
Arles
Avignon
Bordeaux
Dijon
Grenoble
Ile-de-France
Lens
Lille
Lyon
Marseille
Metz
Montpellier
Nantes
Nice
Ornans
Rennes
Rodez
Rouen, Le Havre
Saint-Étienne
Strasbourg
Toulouse
Tours

Et juste quelques expositions 2014 pour Bruxelles et Londres, Genève, Bâle...

André Balbo

sources : Guimet

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