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Nogent/Seine. Visiter l’unique musée Camille Claudel, à 1h de Paris

vendredi 21 avril 2017, par André Balbo

Nogent-sur-Seine, dans le département de l’Aube et en Région Grand Est, a l’originalité et la chance d’ouvrir LE musée Camille Claudel le dimanche 26 mars 2017.


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Présentation de l’artiste

Voir Présentations d’Artistes de A à Z

Camille Claudel (1864-1943), sœur de Paul Claudel, assistante et maîtresse d’Auguste Rodin, fut un immense sculpteur, à la vie passionnée et tragique.

En 1876, son père, Louis-Prosper Claudel, nommé conservateur des hypothèques à Nogent-sur-Seine, s’y installe pour 3 ans avec femme et enfants, Camille, Louise (1866-1935) et Paul (1868-1955). À l’époque, trois grands sculpteurs sont liés à la ville : Marius-Joseph Ramus (1805-1888), Paul Dubois (1829-1905), et Alfred Boucher (1850-1934).

Le don d’Alfred Boucher sera remarqué par Ramus, qui l’engage comme assistant, et Paul Dubois l’incitera par la suite à entrer aux Beaux-Arts de Paris en 1869.

En 1876, quand il fait la connaissance de la famille Claudel, Alfred Boucher bénéficie déjà d’une notoriété établie tant pour les bustes de personnalités qu’il réalise mais aussi pour la diffusion de certaines de ses œuvres de dimensions réduites reproduites en bronze.

Philanthrope, il finance en 1902 la création de la célèbre Ruche, qui vient en aide aux jeunes artistes démunis, et il est à l’origine, avec Paul Dubois, de la création du musée municipal de Nogent/Seine où sont rassemblées une partie de leurs fonds d’atelier ainsi que des sculptures de leurs amis.

Camille Claudel (1864-1943), La Vieille Hélène ou Vieille Femme, vers 1881-1882, terre cuite 1885, achat à Reine-Marie Paris de la Chapelle, 2008

Alfred Boucher, à l’occasion d’une visite à la famille Claudel, découvre les modelages réalisés par Camille, qui, âgée de 12 ans, passe des heures à pétrir la glaise. À ses premières œuvres, il pressent qu’elles expriment déjà un réel talent, et il sera le premier à prodiguer conseils et direction technique à la jeune artiste.

En 1881, Madame Claudel s’installe à Paris afin d’assurer l’avenir des enfants, son époux devant rester en province. Camille parvient à la convaincre de la laisser suivre l’enseignement de l’Académie Colarossi, et de louer un atelier au 117 rue Notre-Dame des Champs où elle travaille la sculpture avec des amies anglaises, en suivant les conseils d’Alfred Boucher. Ses œuvres sont alors inspirées de conquérants héroïques, de membres de sa famille (Paul à 13 ans) mais aussi de paysans.

Devant partir pour Florence, grâce à une bourse d’étude qu’il a gagné, Alfred Boucher demande en 1882 à son ami, Auguste Rodin (1840-1917) de le remplacer auprès du groupe de jeunes filles dont il suivait les progrès en sculpture. Camille intègre l’atelier du maître.

Portrait de Camille Claudel, Ph.527 Photographie : César 15,5x10,3 cm épreuve sur papier albuminé © musée Rodin, Paris

Les premières œuvres qu’elle montre à Rodin, Vieille Hélène et Paul à 13 ans, impressionnent le grand sculpteur au point qu’elle intègre vers 1884 son groupe de praticiens, et en devient la plus douée.

Camille participe personnellement à plusieurs des œuvres de Rodin, comme sur son monumental groupe Les Bourgeois de Calais (dont elle aurait eu la charge des mains et son amie Jessie Lipscomb celle des drapés).

Une forte complicité artistique s’installent entre Rodin et Claudel qui dit d’elle « Mademoiselle Claudel est devenue mon praticien le plus extraordinaire, je la consulte en toute chose. »

Camille lui inspire L’Éternelle idole, ils travaillent ensemble au Baiser et, avec d’autres collaborations, à la monumentale Porte de l’Enfer qui restera inachevée.

Ils connaitront une passion amoureuse, devenue célèbre, d’une dizaine d’années, devenue célèbre en littérature et au cinéma, mais Rodin, en plus d’autres conquêtes, n’acceptera jamais de quitter Rose Beuret, son ancien modèle et sa compagne, qu’il épousera quelques mois avant sa mort, en 1917, alors qu’il avait 76 ans.

Rodin réalise plusieurs portraits de cette passion qui fut la sienne, comme Camille aux cheveux courts, Camille au bonnet ou Masque de Camille Claudel, ou en intégrera les traits dans des portraits allégoriques (L’Aurore ou La France, après leur rupture.

L’Auguste dira aussi, à ceux qui critiqueront celle qui avait été son assistante : « Je lui ai montré où trouver de l’or, mais l’or qu’elle trouve est bien à elle. »

Vers 1886, Camille Claudel réalise La Jeune Fille à la gerbe (déclarée trésor national en 2003) qui influence le maître et se rapproche de la sculpture tardive de Rodin.

Camille Claudel, Sakountala (1905, détail), marbre, Paris, musée Rodin

En 1886 elle commence la sculpture d’un couple pétri de désir, Sakountala, sur laquelle elle travaille sans relâche durant deux ans. L’œuvre, exposée en 1888, connaît un succès public et critique, et obtient même le Prix du Salon.

Camille Claudel glisse de l’expressivité passionnée et exclusive du corps nu à une science des attitudes plus originale et maîtrisée qui relève de son génie propre. Des drapés très "art nouveau" enveloppent progressivement les corps. Un chef-d’œuvre tel que La Valse (qui connaît plusieurs versions) montre l’étendue de son talent, même si dans ce cas le drapé lui fut suggéré par un "examinateur de concours" pour tenter de vaincre les pudibonderies des membres du jury. Sans succès. Trop libre, trop expressif. Trop symboliste d’un amour enflammé.

Mais l’artiste explore bientôt une nouvelle voie, profondément originale, donnant à son frère Paul quelques croquis étonnants, où l’on reconnaît Les Causeuses. Des œuvres nombreuses et remarquables naissent alors sous ses doigts. C’est l’invention d’une statuaire de l’intimité. La voie qu’elle amorce vise à saisir au vif un geste simple, dans le déséquilibre de l’instant. Au moment de sa densité tragique.

Camille Claudel, Les Causeuses (1897), onyx et bronze, Paris, musée Rodin.

Elle offre un exemplaire de la Valse à Claude Debussy, qui la conservera dans son cabinet de travail sa vie durant. L’hypothèse d’une liaison avec le musicien est parfois évoquée.

Entre 1882 et 1905, elle sculpte également plus d’une vingtaine de bustes, souvent de ses proches, son frère Paul, à différents âges, sa sœur Louise, ou Rodin.

Celui-ci, pour la commande du Monument à Balzac, doit séjourner à Tours, sur les terres de l’auteur. En 1891, il invite Camille au château de l’Islette, où « loin des yeux de la ville, ils ont trouvé un refuge discret, où leur amour pourrait se développer dans le bonheur et la sérénité. »

Camille Claudel y élabore son projet de buste de la petite-fille du propriétaire du château, La Petite Châtelaine, terminé en 1896. Les trois étés passés dans cette « retraite paisible » ont marqué un tournant dans le travail de l’artiste.

Camille Claudel (1864-1943) L’Aurore, vers 1900, chef-modèle en bronze, Fonte E. Blot, 1908, Achat à Philippe Cressent, 2008.

Mais Rodin se détache peu à peu d’elle, et le couple se sépare en 1892, Rodin décidant donc de rester auprès de Rose Beuret, après une décennie passionnelle avec Camille Claudel.

La sculpture L’Âge mûr, de 1899, dresse le terrible film de cette épique histoire d’amour dont tous deux seront victimes. C’est une allégorie à la fois du temps, et de la fin de leur liaison. Un homme mûr abandonne une jeunesse implorante, pour se tourner vers la vieillesse, la sienne, et la mort, fatalement.

En 1893, Camille Claudel fait partie de la délégation de femmes françaises artistes présentées à l’Exposition universelle de Chicago, regroupées dans le Woman’s Building.

Entre 1893 et 1905, Camille Claudel essaie de se libérer de l’influence du travail de Rodin, avec sa série de « croquis d’après nature », inspirée de la vie quotidienne et de l’art japonais : sujets de petite taille, et matériaux différents. Les Causeuses, en 1895, et La Vague, en 1897, en font partie.

De son côté Rodin se remet à l’ouvrage dès 1895 sur le visage de Camille Claudel, reprenant ses travaux des années 1880, et cherchant à la sublimer dans d’allégoriques portraits, comme L’Aurore ou La France, sculptures qu’il conservera par-devers lui et seront très peu exposées de son vivant.

En 1895, Antoine Bourdelle, alors praticien de Rodin, réussit à vendre 2500 francs un marbre de La petite Châtelaine. En 1897, les éditions Goupil publient un premier album de 129 gravures de Rodin, avec une préface d’Octave Mirbeau et un frontispice illustré d’un portrait de Rodin par Camille Claudel.

Camille Claudel rencontre en 1897 la comtesse Arthur de Maigret, qui la fait travailler, permettant enfin à l’artiste d’être autonome financièrement et... psychologiquement, après l’emprise et les relations professionnelles ou artistiques de Rodin. Elle lui commande son portrait en marbre, un buste de son fils, et un exemplaire en marbre de Persée et la Gorgone. Après quelques temps et commandes, le lien entre les deux femmes sera rompu.

Camille Claudel, Persée et la Gorgonne, marbre, Roubaix, La Piscine (praticien : François Pompon).

Camille souffre, vit mal et travaille seule au n°19 quai de Bourbon, sur l’île Saint-Louis, de 1899 jusqu’à son internement en 1913. Rodin aurait tenté de l’aider, avec le critique Gustave Geoffroy, en lui obtenant une commande publique, ou même en réglant le loyer de son atelier en 1904.

Le marchand d’art Eugène Blot deviendra son agent, faisant produire de 1905 à 1908, des tirages de bronze de plusieurs de ses sculptures, dont L’Implorante, organisant trois expositions de ses œuvres, et tentant d’obtenir des aides de l’État pour son artiste. Ce sera grâce à lui que nous pouvons admirer certaines de ces œuvres.

Camille Claudel continue de produire, mais ne reçoit pas de commande, malgré le soutien de son admirateur enthousiaste Octave Mirbeau, qui proclame, à trois reprises, son génie dans la grande presse. Mais Camille défie la morale sexiste du monde de l’art de l’époque en sculptant des nus avec la même liberté que le ferait un homme, tout en professant des idées conservatrices, antidreyfusardes et antirépublicaines.

Camille Claudel (1864-1943), L’Implorante ou Imploration, 1899, Bronze, Fonte E. Blot, grand modèle, n°5, 1905, achat à Reine-Marie Paris de La Chapelle, 2008

Elle recevra enfin une commande de l’État, lorsqu’elle sculpte le nu d’une femme seule et mourante, la Niobide blessée, achevée en 1907. L’État achète également un bronze de L’Abandon.

Depuis 1905, Camille Claudel connaît de profonds troubles, des obsessions et des idées paranoïaques. Elle se persuade que Rodin est la source et la cause de son insuccès. Manquant d’inspiration, elle sculpte et polit le marbre d’anciennes sculptures. Elle vit recluse. Paul la décrit comme folle. En 1910, son atelier est inondé par la grande crue de la Seine.

En 1912, elle détruit ses œuvres, brise ses modèles en plâtre, et brûle tout ce qu’elle peut pour se venger de ses "ennemis". Plainte des voisins auprès du frère... Internement en 1913 à l’asile de Montdevergues (Ville-Évrard en Seine-Saint-Denis). Elle y restera 30 ans, jusqu’à sa mort.

Son atelier du quai Bourbon est fermé par la famille, et ce qu’il restait du fond d’atelier détruit.

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Pourquoi un musée Camille Claudel à Nogent/Seine ?

Parce qu’en 2003, trois mois d’une exposition consacrée à Camille Claudel y attirait 40 000 visiteurs. Parce qu’il a été formulé le souhait de créer un musée dédié à la sculpture française de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, sur la légitimité de l’histoire même de la ville et de ses 3 (ou 4) grands sculpteurs.

Parce qu’en 2008 la ville faisait l’acquisition de la « Maison Claudel », qu’un appel à mécénat permettait l’achat de la sculpture Persée et la Gorgone, unique marbre monumental réalisé par l’artiste, et que le conseil municipal autorisait l’achat d’une importante collection privée consacrée à Camille Claudel.

Parce qu’en 2008 la Ville acquérait la collection de sculptures de Camille Claudel rassemblée par Reine-Marie Paris, son arrière-petite-nièce, enrichissant son musée d’un nombre inégalé en collection publique d’œuvre de cette grande artiste.

À ce fond s’ajoutaient la même année les acquisitions à Philippe Cressent et celles sur le marché de l’art grâce aux subventions du fonds régional d’acquisition pour les musées Champagne-Ardenne et de l’État (Fonds national du patrimoine), et enfin au mécénat de généreux donateurs.

Détentrice de la plus importante collection au monde d’œuvres de l’artiste, la ville inaugurait avec succès les 25 et 26 mars l’unique musée Camille Claudel existant au monde, rassemblant chaque jour quelque 2 500 visiteurs.

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Le musée Camille Claudel

1880-1914 est l’âge d’or de la sculpture française, quand elle est associée non seulement à l’architecture mais aussi à l’aménagement des espaces publics (squares, parcs, ronds-points ou cimetières). Des œuvres en bronze, de dimensions réduites, pénètrent dans les intérieurs, garnissent les salons et les dessus de cheminées.

Les commandes publiques se multiplient, les fastes des expositions universelles de 1855 à 1900 font briller la Ville Lumière... ce qui est évoqué tout au long des 14 salles du musée.

Toutes ces techniques font l’objet de vidéos montrant les différentes phases de l’art statuaire, du modelage à la taille mécanisée ou directe, de l’esquisse au plâtre, du marbre monumental au bronze d’édition.

Règne des sciences de l’ingénieur et des techniques, l’époque voit les éditions de réductions en bronze se multiplier et les machines permettre aux sculpteurs de traduire les plâtres en marbre avec une précision accrue.

Profonde pensée, 1898, Bronze / Profonde pensée, 1898, Bronze et marbre blanc / Rêve au coin du feu, 1889, Bronze et marbre blanc

Parmi les 250 œuvres exposées, 200 sculptures exposées, 67 prêts ou dépôts consentis par de nombreux musées français dont les musées d’Orsay, Rodin, Bourdelle, des Arts décoratifs de Paris, d’Art et d’Archéologie de Troyes, la Cité de la Céramique de Sèvres, 43 sculptures de Camille Claudel, 37 fac-similés de photographies et gravures, 11 tableaux, et 2 dessins.

- 8 films documentaires : 2 salles de projection et 5 écrans intégrés dans les salles ;
- 10 paroles d’expert projetées en alternance en salle d’exposition temporaire.
- un bâtiment de 2 645 m²
- une surface d’exposition permanente de 983 m²
- une surface d’exposition temporaire de 300 m².

Femme accroupie. Vers 1884-1885, Plâtre patiné, Achat à Reine-Marie Paris de la Chapelle, 2008 © musée Camille Claudel, photo Marco Illuminati

De Camille Claudel, on peut voir 39 sculptures acquises par la Ville, ainsi que 7 tableaux, 40 photographies et un fonds de sculptures provenant du musée Dubois – Boucher.

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Les ateliers de sculpture contemporains de Camille Claudel

Les œuvres de quelque 44 sculpteurs dessinent le monde artistique dans lequel Camille Claudel s’est formée, et a développé sa personnalité. Les grandes carrières des principaux artistes de sa génération sont évoquées, comme la diversité des styles qu’ils portèrent. Aux côtés de la Jeanne d’Arc de Paul Dubois et du Monument au Docteur Ollier d’Alfred Boucher, les commandes pour le muséum d’Histoire naturelle, le Louvre ou le Grand Palais mettent en évidence l’omniprésence de la sculpture dans l’espace public.

Camille Claudel, L’Abandon. Modèle vers 1886. Bronze, Fonte E. Blot, petit modèle, no 2, 1905 © musée Camille Claudel, photo Marco Illuminati

Quant aux commandes privées, les vases de Jules Dalou (1838-1902) et Joseph Chéret (1838-1894) ou les Chars de Diane et de Minerve conçus par Emmanuel Frémiet (1824-1910) pour un surtout de table édité par la manufacture de Sèvres montrent comment l’édition et les arts décoratifs font entrer le travail des sculpteurs dans les intérieurs bourgeois.

Ces séquences font échos à la carrière de Camille Claudel, dont l’énergie déployée pour décrocher des commandes publiques n’a eu d’égal dans un premier temps que le désespoir de ne pas les obtenir, tandis que, dans la deuxième partie de sa carrière, sa collaboration avec Eugène Blot lui ouvrait l’édition de ses œuvres et lui permettait enfin de trouver une clientèle.

L’époque est aussi au renouvellement de la représentation du mouvement et particulièrement de la danse, influencée par la figure fascinante de Loïe Fuller.
Pierre Roche (1855-1922) et Agathon Léonard (1841-1923) lui associent une esthétique Art nouveau, tandis que chez Rodin (1840-1917) et Bourdelle (1861-1929) l’élan du mouvement l’emporte sur la recherche décorative.

Alfred Boucher (1850-1934), Faune et Bacchante, vers 1899, Plâtre, Bronze d’édition, fonte A. Hébrard, grandeur n°1, Marbre, édition, grandeur n°1, Dépôt du musée des beaux-arts et d’archéologie de la ville de Troyes, 2017.

Ces exemples mettent en évidence la singularité d’une œuvre comme La Valse où Camille Claudel parvient à ne sacrifier ni le mouvement ni la puissance décorative.

Camille Claudel, La Valse ou Les Valseurs, Modèle vers 1893, édition en grès flammé. Émile Muller © musée Camille Claudel, photo Marco Illuminati

L’évocation de l’atelier de Rodin amène aux salles Camille Claudel.

Les œuvres de Jules Desbois (1851-1935), François Pompon (1855-1933) et Antoine Bourdelle permettent ainsi de comprendre l’esprit d’émulation qu’ils ont pu partager avec Camille Claudel en tant que praticiens de Rodin, chacun subissant l’influence déterminante du maître avant de trouver sa voie personnelle pour s’en libérer.

Cécile Bertran est la conservatrice du musée Camille Claudel, et Adelfo Scaranello, par son architecture "mesurée" a imaginé la succession de ces volumes.

Gustave Doré (1832-1883), Nymphe dénichant des faunes (1879-1880), Plâtre, dépôt du musée d’Orsay, Paris 2017.

Musée Camille Claudel, 10, rue Gustave Flaubert, 10400 Nogent-sur-Seine, Aube - France. www.museecamilleclaudel.fr. 03 25 24 76 34.
Accès depuis Paris. Par le train, toutes les heures au départ de la gare de l’Est, trajet d’une heure puis 5 mn à pied jusqu’au musée. Par la route, 1 heure et 20 minutes par la Nationale 4 ou par l’A4 et la Départementale 231. www.museecamilleclaudel.fr
7 ou 4€. Ouvert du 1er avril au 31 octobre du mardi au vendredi de 11 à 18h, les samedi et dimanche de 11 à 19h. Fermé le lundi.
Ouvert du 1er novembre au 31 mars du mercredi au samedi de 11 à 18h, le dimanche de 11 à 19h. Fermé les lundi et mardi.
Fermé les jours fériés suivants : 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre.

Voir aussi :
Rodin, l’exposition du Centenaire
Kiefer-Rodin
Enfin un musée Camille Claudel !
L’Enfer, selon Rodin
Rodin, la chair, le marbre
Rodin, la lumière de l’Antique
Rencontre Mapplethorpe - Rodin
Auguste Rodin, dessinateur
Rodin : l’exposition du Centenaire


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Vous retrouvez comme chaque année dans PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2017-2018 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musées d’Orsay et de l’Orangerie, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, au musée Galliera, au Petit Palais, et au Château de Versailles.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : PARIS EXPOS HEBDO. Nouveautés / Conseils / Derniers Jours.

Vous pouvez consulter plus d’une centaine de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2017 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2016, 2015, 2014, 2013, 2012.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions 2017 dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
- Aix-en-Provence - Albi - Les Alpilles - Angers - Angoulême - Antibes - Arles - Aubagne - Avignon - Bègles - Biarritz - Biot - Blois - Bordeaux - Bourg-en-Bresse - Brest - Cagnes-sur-Mer - Cannes - Carcassonne - Dijon - Grasse- Grenoble - Hyères - Ile-de-France : Auvers/Oise, Boulogne-Billancourt, Bussy-Saint-Martin, Chamarande, Chantilly, Châtenay-Malabry, Compiègne, Écouen, Fontainebleau, Giverny, L’Isle-Adam, Jouy-en-Josas, Malmaison, Marne-la-Vallée, Meudon, Milly-la-Forêt, Noisiel, Pantin, Pierrefitte/Seine, Poissy, Pontoise, Royaumont, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Saint-Denis, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Ouen-l’Aumône, Sceaux, Sèvres, Versailles, Vitry/Seine, Yerres - L’Isle-sur-la-Sorgue - Landerneau - Le Cannet - Le Havre - Lens - Le Rayol - Le Canadel/Mer - Les Sables-d’Olonne - Les-Saintes-Maries-de-la-Mer - Libourne - Lille : Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Tourcoing, Croix, Graveline, Cassel, Valenciennes - L’Isle-sur-la-Sorgue - Lodève - Lyon - Marseille - Martigues - Metz - Monaco - Montauban - Montpellier - Mougins - Nantes - Narbonne - Nice - Nîmes - Nogent/Seine -Ornans - Rennes - Rodez - Rouen - Saint-Étienne - Saint-Nazaire - Saint-Paul-de-Vence - Saint-Tropez - Sérignan - Sète - Strasbourg - Toulon - Toulouse - Tours - Valence - Vallauris - Vence - Vendôme - Villeurbanne

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam : Harlem, Rotterdam, La-Haye, Bois-le-Duc, - Bâle - Berlin - Bruxelles - Genève - Liège - Londres - Madrid - Milan - Monaco - Venise

À voir également :
- La carte des grandes expositions, musées et collections permanentes en France
- La carte des grandes expositions, musées et collections permanentes en Europe

André Balbo

sources : musée Camille Claudel, Wikipédia

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