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Wildenstein : retour sur les revues de presse d’une étrange affaire (2)

Dernière mise à jour : vendredi 27 janvier 2017, par Expositions

Paris. Le 6 juillet 2010. Une deuxième Affaire Bettencourt ? Alors que les révélations sur le dossier Bettencourt se succédaient au jour le jour, qu’il était fait mention des plus hautes autorités de l’État, alors que ni la justice ni le fisc ne pourraient plus tarder davantage à instruire sur les événements et les personnalités évoqués, une deuxième affaire, présentant quelques ressemblances, commence à transpirer de plus en plus régulièrement dans la presse.

Là encore, les informations ne s’ébruitent qu’au gré des aléas d’un lourd et long différend familial. Une autre affaire de famille, de milliardaires, parfois très proche du pouvoir « UMP ».

Une île, là aussi, est dans le paysage. Et il y aurait peut-être dissimulation de fortune. Cela justifierait-il enquête et sanction ? L’histoire, si elle le veut bien, ne nous le dira que plus tard.

Cette « deuxième affaire Bettencourt » puise sa source et ses forces dans les nombreux rebondissements d’une succession très contestée. Celle du marchand de tableaux et collectionneur Daniel Wildenstein, à qui certains confèreraient, sans hésitation aucune, le titre d’empereur mondial des marchands d’art du moment. Daniel fut le troisième de la dynastie Wildenstein, succédant à son père Georges, qui avait lui-même pris la suite de l’affaire de Nathan.

Nous avons rendu compte des démêlés judiciaires étonnants de sa veuve Sylvia, sa seconde femme, et des difficultés qu’elle rencontrait à clarifier l’étendue de la fortune de son mari, comme à faire valoir ses droits.

Le JDD du 4 juillet 2010 revenait sur cette affaire, qui commence à la mort de Daniel, à Paris, le 23 octobre 2001.

L’avocate de Sylvia Roth-Wildenstein, Me Claude Dumont-Beghi, qui l’aidera avec combativité à mettre au jour l’incroyable réseau des éléments dissimulés de la succession (ici on parle en milliards d’euros, s’il vous plaît !), aurait adressé « plusieurs courriers sur cette affaire très sensible aux services fiscaux de Paris les 7 avril, 4 mai et 9 juin 2009. »

Ne recevant aucune réponse à ces lettres successives, elle écrivit « au directeur général des Finances publiques, Philippe Parini, et au ministre du Budget Eric Woerth, le 12 juin, puis le 7 septembre 2009. » Toujours sans interrogation ni la moindre réponse. C’était tout de même une première volée d’au moins 5 lettres, sur un sujet… présentant apparemment un certain intérêt et une bonne envergure.

Le JDD racontait que, dans ses courriers, l’avocate allait jusqu’à détailler l’existence d’entités juridiques basées dans des paradis fiscaux « où a été abritée l’immense fortune des Wildenstein ».

Nous avons déjà mentionné ce qui la constitue. Ajoutons simplement, pour l’anecdote, que c’est dans ce petit ranch kenyan de 30 000 hectares qu’avait été tourné, inspiré de l’excellente nouvelle de Karen Blixen La Ferme africaine (Folio), «  Out of Africa  », ce film de Sydney Pollack, dans lequel Meryl Streep et Robert Redford connaissaient une passion romanesque et forcément exotique.

Mais d’où viendrait le zèle très relatif du fisc dans cette affaire ? Les soupçons de Sylvia Wildenstein se seraient concentrés à l’époque sur la personnalité et les solides relations de son beau-fils Guy Wildenstein. Peut-être s’appuyait-elle sur le fait que Guy était un des membres fondateurs de l’UMP et qu’il faisait partie du Premier Cercle, ces 400 grands donateurs du parti présidentiel ? Premier Cercle que présidait alors Éric Woerth, cité, on s’en souvient, entre autres dans l’Affaire Bettencourt.

Mais le fisc avait peut-être, en toute discrétion, déjà initié à l’époque enquête et contrôle sur cette affaire ? Difficile à dire avec certitude, puisque l’administration peut opposer à toute interrogation l’existence du « secret fiscal » ! Encore qu’il peut arriver que des dossiers fiscaux soient demandés…

Et le JDD concluait son article par cette citation délicieuse, mais un peu agaçante malgré tout, d’un syndicaliste de Bercy : « Il est extrêmement difficile pour nous d’obtenir des informations officielles dans les pays où sont logés ces trusts (entités juridiques). Ce type d’ingénierie financière est très difficile à démonter, c’est ce qui permet aux hyper riches de transmettre leur fortune et d’éviter de payer des impôts. »

André Balbo

Source : Le JDD

Wildenstein : retour sur les revues de presse d’une étrange affaire

Entretien exclusif avec Me Dumont-Beghi, qui publie L’Affaire Wildenstein. Histoire d’une spoliation. Juste explosif !

30 juin 2010. Abus de procédures et/ou succession difficile ? (1)
6 juillet 2010. Une deuxième Affaire Bettencourt ? (2)
22 juillet 2010. Paris commençait-il à s’attaquer à la "délinquance astucieuse" ? (3)
14 septembre 2010. Dépôt de plainte au pénal à Paris dans la succession Wildenstein. (4)
4 novembre 2010. Un nouveau départ de l’Affaire Wildenstein ? (5)
16 novembre 2010. Après le décès de Sylvia Roth, qu’adviendra-t-il de l’affaire Wildenstein ? (6)
9 décembre 2010. Début des perquisitions dans l’Affaire Wildenstein... (7)
2 février 2011. Bonne pioche pour la police à l’Institut Wildenstein ! (8)
17 février 2011. Les Wildenstein n’ont décidément pas de chance avec les femmes. (9)
28 février 2011. L’édifiante histoire du Portrait de Claude Monet, de John S. Sargent, devenant au fil du temps un Autoportrait, de Claude Monet. (10)
Le 9 mars 2011. Les ministres Baroin et Mitterrand disaient se charger bientôt de l’Affaire... (11)
Le 3 avril 2011. Le fisc aurait-il cherché à étouffer l’Affaire Wildenstein ? (12)

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