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DERNIERS JOURS de l’exposition Cartier-Bresson au Centre Pompidou

Dernière mise à jour : lundi 6 mai 2019, par Expositions

Voir cette large rétrospective très attendue, réussie et généreuse, de l’œuvre du grand photographe Henri Cartier-Bresson, qu’on surnommait l’œil du siècle. Jusqu’au 9 juin 2014.

Du 12 février au 9 juin 2014, le Centre Pompidou consacre à la carrière du photographe français Henri Cartier-Bresson (1908-2004), le plus connu et le plus emblématique de nos photographes, une grande rétrospective, très attendue en Europe, dans le monde de la photographie comme auprès du public. 10 ans après sa disparition.

Henri Cartier-Bresson inventa le concept d’« instant décisif », qui marqua profondément des générations de photographes et notre regard sur le XXe siècle. Il disait : « Le photographe devra respecter l’ambiance, intégrer l’habitat qui décrit le milieu, éviter surtout l’artifice qui tue la vérité humaine, et aussi faire oublier l’appareil et celui qui le manipule. » Et encore « Photographier, c’est retenir son souffle quand toutes nos facultés convergent pour capter la réalité fuyante. »

Plus de 500 documents ont été réunis pour l’occasion, tirages, extraits de films et archives personnelles. Exposition originale, elle propose au public une relecture des temps modernes et des événements majeurs, dont Cartier-Bresson fut un des grands témoins. Les surréalistes, la Guerre d’Espagne, la Seconde Guerre mondiale, le retour des prisonniers, la Guerre froide, les soubresauts de la décolonisation en Afrique et en Asie, à travers les clichés et les documents laissés par celui qui fut surnommé « l’œil du siècle ».

Ses chefs-d’œuvre les plus célèbres font évidemment partie de l’événement, mais celui-ci développe aussi des aspects moins connus du personnage, dont son engagement politique, auquel il accordait une grande importance, sa participation aux débats et questions de société de son temps, et son versant plus intimiste dont sa passion pour la peinture et le dessin.

Célèbre pour ses cadrages et ses clichés, pris sur le vif, et qui paraissent si naturels, Henri Cartier-Bresson fut aussi l’un des fondateurs de l’agence Magnum en 1947, et celui de sa Fondation, constituée en 2003.

Si l’exposition traite de l’œuvre de ce photographe avec une telle profusion de documents, on lui doit le choix du respect de la chronologie, et du rythme posé des influences successives, parfois superposées, dont il bénéficia au cours de sa carrière, jusqu’à atteindre sa pleine maturité reconnue à travers le monde.

Aîné d’une famille d’industriels, il aurait pu reprendre les affaires familiales, comme lui avait d’ailleurs méchamment asséné un jour Gertrud Stein. Il préféra développer son réel sens artistique en apprenant dessin et peinture en 1927 auprès du peintre André Lhote. Ce fut vraisemblablement ce professeur attentif qui lui inculqua l’exigence des cadrages justes, des proportions et le souci de la géométrie, dont il allait lui-même devenir un maître. Peut-être aussi l’idée de choisir un arrière-plan comme d’attendre que le personnage veuille bien entrer en scène.

Ce ne fut qu’au retour de son premier voyage, en Afrique (1930-1931 : Côte d’Ivoire, Cameroun, Togo, Niger et Soudan français), qu’il se décida, dit-on, à devenir photographe professionnel, et cela devant une photo du Hongrois Martin Munkacsil. 3 jeunes Africains tournant le dos, et aux corps en mouvement.

Les photos de Cartier-Bresson faites lors de ce voyage, en plongée, supprimaient toute orthogonalité. À la manière des soviétiques et du Bauhaus...

© Henri Cartier-Bresson / Magnum photos, fondation Cartier-Bresson

Parmi les influences, il y eut aussi celle du grand Atget, dont il connut les prises de vue par ses amis Abbott et Lévy qui rachetèrent son fonds d’atelier quand il mourut... Le basculement vers les surréalistes s’amorçait. Le lien se fit par René Crevel.

Il pénétra le groupe vers 1926, sans pourtant jamais réellement adhérer, participant avec retenue aux rencontres des surréalistes, tous plus âgés que lui d’une dizaine d’années environ. Timide, il ne s’exprimait pas devant cette agora, mais André Breton exerça certainement sur lui (aussi) une profonde influence.

HCB photographiait des mannequins et des vitrines avec les mêmes exigences dont aurait pu faire preuve Atget. Breton plaçait judicieusement ses concepts préférés dans une oreille attentive : paquets enveloppés, corps déformé, rêveurs aux yeux mi-clos, explosante fixe (perçue à la fois comme en mouvement et en attente), et la beauté convulsive, celle qui renvoie à d’autres objets (l’érotique voilée).

La violence des manifestations de 1934 en France, et la Guerre d’Espagne allaient politiquement le radicaliser...

Les voyages s’enchaînent : Europe de l’Est, Mexique, États-Unis, Cuba... Pour un journal communiste, il se rendit à Londres et prenant le contre-pied de sa mission, il filma plutôt le peuple cherchant à voir le roi George VI nouvellement couronné. Sans discussion possible.

La misère le préoccupait. Les scènes de foule. Le rapport de l’homme et de la machine. Au Front populaire, il devait se charger de saisir les joies populaires des premiers congés payés. Il fut ensuite l’assistant de Renoir le temps de 3 films, pensant même à cette époque arrêter la photo.

Puis la Guerre, 3 ans de captivité. Il s’échappe, rejoint la résistance communiste, grâce à Aragon. Henri Cartier-Bresson photographiera le retour des prisonniers de guerre dans leurs nuages de DDT.

© Henri Cartier-Bresson/Magnum, Courtesy Fondation Henri Cartier-Bresson

Plus tard, dans sa pleine maturité, les sujets et leurs traitements choisis lui devenaient des évidences, et ses reportages étaient achetés par les supports de tous les pays.

Ainsi vendit-il à travers le monde entier les clichés de foule en Inde à la mort de Gandhi, ou la panique de la dévaluation en Chine, juste avant l’arrivée de l’Armée rouge, et Mai 68.

Puis vint le temps où, après de trop nombreux reportages et voyages, il préféra prendre les choses avec davantage de sérénité. Ne faire que des photos... pour lui-même, et se remettre au dessin pour retrouver une forme de précision et de vérité qu’il paraissait regretter...

Une très belle rétrospective avec du souffle, construite, pédagogique, et réservant quelques compléments d’informations plus rares et personnels.

Grande rétrospective Henri Cartier-Bresson (1908-2004), du 12 février au 9 juin 2014 au Centre Pompidou, du mercredi au lundi de 11 à 21h, fermé le mardi. Métro Hôtel de Ville ou Rambuteau. 13 ou 11€ // 10 ou 9€ (selon période).

***

Vous retrouverez dans l’article 2014 à Paris : les grandes expositions de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Calendrier 2014 des grandes expositions à Paris, ces mêmes expositions sont classées par dates.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : LA SEMAINE des expositions, musées, et galeries : que faire à Paris du....

Enfin, contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer.

Nous avons établi notre sélection, avec PARIS 2014 : LES MEILLEURS CATALOGUES d’expositions de Paris.

Celui de cette exposition en fait partie.

Il est de plus Nominé au Prix CatalPa 2014 pour les catalogues d’expositions de Paris.

En grande nouveauté, car Paris, sans la province, ne serait vraiment pas grand chose... et est loin de nous être suffisant, nous vous proposons dorénavant une vue panoramique des Expositions et Festivals en province ? 2014. Expositions et Festivals en PROVINCE de A à Z. Ou encore CALENDRIER 2014 des Expositions et Festivals en PROVINCE

Avec des déclinaisons présentant davantage de détails par villes. dans les villes suivantes :
Angoulême
Arles
Avignon
Bordeaux
Dijon
Grenoble
Ile-de-France
Lens
Lille
Lyon
Marseille
Metz
Montpellier
Nantes
Nice
Ornans
Rennes
Rodez
Rouen, Le Havre
Saint-Étienne
Strasbourg
Toulouse
Tours

André Balbo

sources : Visite, Centre Pompidou

Messages

  • J’ai été plutôt déçu.
    trop de petites photos, et comme sur l’avis précédent, scéno compliquée.
    le trop de petites photos est vite pénible.
    et pourtant je suis un inconditionnel de HCB. et aussi du Noir et blanc argentique.
    sauf que ses principales photos auraient pu être mises en évidence avec des beaux grands tirages réalisés pour l’occasion .
    au lieu de cela, on a , d’accord, que des tirages originaux, mais jaunis, vieillis et du coup pas toujours de grande qualité.
    c’est bien de montrer le passage technique du temps sur cette oeuvre,
    mais je pense que ça aurait aussi pu être bien de passer quelques photos majeures dans
    dans ce 21 ème siècle. il me semble que il y a plusieurs magnifiques photos qui supporteraient
    aisément cela. (Et il était quand même au Leica avec des objos qui piquaient !)
    et cela n’aurait rien enlevé au reste de l’expo.

  • De très belles photos, c’est certain, mais une scénographie déplorable qui font de la visite de cette exposition un parcours du combattant dans un labyrinthe impossible au milieu d’une foule bruyante.
    Mon avis plus détaillé ici :

    http://big-bear-photos.eklablog.com/pas-de-cartier-pour-bresson-a107307140

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