eVous
La ville dans la poche
Accueil Paris Arrondissements de Paris Ile-de-France Le Marais Lyon Marseille Nice Bordeaux Nantes Toulouse Lille Agenda France Guides France Shopping Visiter la France Musique TV Cinéma Expositions Ailleurs Terres et saveurs Astuces, idées et inspirations

Accueil > Terres et saveurs > La dragée > Les dragées, plaisir ou corvée ?

Les dragées, plaisir ou corvée ?

Dernière mise à jour : vendredi 31 août 2012, par Juliette Frank

Difficile de se faire un point de vue objectif sur l’origine des dragées : on peut lire toutes les histoires les plus inimaginables, les plus locales, les plus variées et les plus... hésitantes. Donc, pas d’apport historique sur ce thème pour ne pas encombrer la légende d’une énième version !

Le point à éclaircir une bonne fois pour toute : on dit "UNE dragée" et non pas UN dragée. On dit que les dragées sont BONNES (ou pas d’ailleurs, nous y reviendrons).

D’abord, les dragées s’offrent, elles ne s’offrent pas partout et pas n’importe quand. En France, en Espagne, en Suisse francophone, c’est sur les tables des baptêmes, des communions, et des mariages qu’on les trouvent. En Italie, la tradition est beaucoup plus présente et c’est de nombreuses fois dans une vie qu’il faut s’y sacrifier ! (anniversaires de mariage, fête de famille...). Par conséquent, amis compatriotes, estimez-vous heureux de vous concentrer sur ce sujet une, voire deux ou trois fois dans votre vie. Faites-le peu, donc faites le bien ! Et si on change de point de vue, se faire offrir des dragées est un réel plaisir, car geste de partage d’un évènement heureux bien-sûr et réel plaisir gustatif pas si souvent pratiqué.

Puis, les belle-mères vous le répèteront : "il y a dragée et dragée". Autrement dit, vous trouverez dans le commerce toutes les qualités possibles, pour toutes les bourses. Les différences de prix sont marquantes : comment choisir ?

Pour apprécier la qualité gustative d’une dragée, il est intéressant de comprendre comment elles sont fabriquées. Sans rentrer dans les détails techniques de température ou de pourcentage, sachez que de nombreuses étapes, lentes et précises, accompagnées de gestes très délicats, sont nécessaires. C’est un travail d’orfèvre, minutieux et long. Les amandes sont d’abord triées selon leur taille, étuvées, "gommées", au repos 24h puis enrobées par couche successives dans du sirop de sucre. Pour finir, elles sont lissées.

La nature première de l’amande est importante. Pour l’apprécier à sa juste valeur, il ne faut pas que l’enrobage de sucre soit trop épais. Une dragée réussie n’est pas trop sucrée. En règle générale, plus il y a de sucre et moins c’est cher. Pour aller au bout du raisonnement : si on accorde de l’importance à la qualité des dragées, on doit y mettre le prix. Mais soyez rassurés : cette douceur peut s’avérer excellente !

Les offreurs de dragées d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes qu’autrefois et nombreux sont ceux qui renoncent à cette tradition, découragés par l’agression visuelle de ce qui emballe, entoure, ou décore cette douceur sophistiquée... Vous voyez ce que je veux dire ?

C’est pourquoi nous soutenons l’atelier Des plis, petit atelier artisanal et familial, qui s’est mis en tête de relever un défi : associer le monde des dragées à celui du design et de la simplicité (dingue non ?) en proposant de renouveler et d’épurer le genre, pour que la tradition des dragées ne soit pas une corvée, et pour qu’elle procure un plaisir conceptuel, gustatif comme visuel !

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.