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Nouvelle affaire Picasso : les derniers détails

vendredi 20 octobre 2017, par André Balbo

Vous avez certainement suivi l’étonnante et toute récente réapparition des 271 œuvres inédites de Pablo Picasso. Des années les plus fertiles…

La dernière évaluation de cet ultime feu d’artifice de fond d’atelier est tout de même de 80M€ ! Et sa valeur artistique et historique inestimable !

L’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC) s’est présenté dès le 5 octobre au domicile où se trouvaient les œuvres. Elles n’étaient nullement cachées ni accrochées, mais entassées dans des cartons à dessins. Elles se trouvent désormais dans les locaux de l’OCBC à Nanterre

Madame Le Guennec et son mari Pierre, électricien à la retraite qui avait effectué des travaux pour l’artiste au cours des 3 dernières années de la vie de Picasso, et sa femme, un temps placés en garde à vue par la police, ont été relâchés.

Ce couple intrigue. Pour Le Monde, selon la police, leur maison et leur train de vie sont « conformes à ceux d’un électricien retraité ». Pourquoi n’ont-ils pas parlé de ces « dons » pendant une quarantaine d’années ? Picasso est mort en 1973…

Les 6 héritiers portèrent plainte dès le 23 septembre contre X pour « vol et recel » (détention illégitime), le recel n’étant pas couvert par la prescription. Les peines encourues pour ce type de délit sont plus lourdes que pour le vol : 5 à 10 années d’emprisonnement.

Claude Picasso, le fils du peintre, également responsable de Picasso administration qui gère les intérêts des héritiers, entend au plus vite : «  Récupérer ces trésors, les étudier, les exposer, les donner à un musée ».

Pour la présidente du musée Picasso, Anne Baldassari : « C’est d’une importance inouïe pour le patrimoine artistique. Il n’est jamais arrivé qu’on retrouve un ensemble aussi important entre des mains privées sans qu’on en ait eu connaissance ».

Pierre Le Guennec soutient mordicus qu’il n’est pas un voleur : « C’est Madame (Jacqueline) qui me les a données ».

L’hypothèse la plus vraisemblable est un renvoi devant le tribunal correctionnel du parquet de Grasse, les Le Guennec habitant à Mouans-Sartoux, un village des environs. À ce jour, les éléments de l’enquête sont encore tenus secrets.

Pourra-t-on prouver qu’il y aurait bien eu vol au départ ?

André Balbo

sources : Libération, Le Monde

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