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Bataille navale pour la coquille

Dernière mise à jour : vendredi 24 janvier 2014, par Marion Augustin

La coquille Saint Jacques est l’or de la mer. Les pêcheurs bretons et normands le savent bien puisqu’ils préservent les gisements depuis 40 ans. Dans la baie de Saint-Brieuc ou la baie de Seine, elles excitent la convoitise de nos voisins anglais, ce que les pêcheurs hexagonaux voient d’un très mauvais oeil.

Estuaire de la Seine L’échauffourée a eu lieu au début du mois de janvier 2013 dans la baie de Seine. Un navire anglais est venu pêcher la coquille Saint Jacques à la limite des eaux internationales et des eaux territoriales, dans la zone des 12 miles nautiques. Des navires de pêche français l’attendaient et lui ont jeté des pierres. Inadmissible ? Sans doute en ce qui concerne les moyens mais le nombre de navires anglais qui viennent illégalement puiser dans les réserves de coquilles des eaux territoriales françaises ne cesse d’augmenter.

Quant ils sont pris en flagrant délit de pêche illégale, les bateaux anglais sont contraints de rejeter à la mer les précieux coquillages : 21 tonnes de coquillages ont ainsi été rejetées par le navire Van Dijck en janvier 2013 ; en septembre, ce sont 14 tonnes qui sont passées à la baille.
Le tribunal correctionnel de Caen juge ces délits qui se soldent en général par des amendes et le paiement de caution.

Deux visions de la pêche

La loi française impose des règles strictes pour laisser au coquillage le temps de se reproduire (pêche entre le 1 octobre et le 15 mai). De plus, les pêcheurs auto-limitent leurs capacités de pêche (2,2 tonnes par marée). Dans certaines zones, comme en baie de Seine, la contrainte est encore plus sévère en terme de temps de pêche et de tonnage.

Les anglais, eux, n’ont pas de restrictions pour pêcher la coquille Saint Jacques, ni en terme de calendrier, ni en terme de quantités. De plus, les bateaux anglais ont des tonnages plus importants que les français.

Une concertation avec les autorités britanniques est lancée pour apaiser ces tensions extrêmes alors même que les coquilles saint Jacques sont en abondance cette année.

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