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La cerise Burlat

Dernière mise à jour : vendredi 5 juillet 2013, par Marion Augustin

Bien rouge, le cœur tendre et sucrée… la burlat est la cerise de nos rêves. Que serait l’approche de l’été sans ces jolis fruits qui rappellent les dimanches ensoleillés de juin à la campagne ?

Mais la cerise Burlat n’a pas toujours existé. Si elle est aujourd’hui la cerise la plus consommée en France, sa naissance remonte au printemps 1915 en pleine première guerre mondiale.

En 1915, Léonard Burlat, cultivateur-arboriculteur est mobilisé au service du parc d’artillerie à Lyon comme artificier. Il remarque dans le quartier de Gerland, encore peu urbanisé, un cerisier aux très belles feuilles, ce qui l’incite à prélever des greffons sur cet arbrisseau. Il greffe alors ces greffons sur un merisier, dans sa propriété de Loire-sur-Rhône (au sud de Lyon) et le résultat dépasse toutes ses espérances.
Une nouvelle variété de bigarreaux est née, grosse, charnue, rouge foncé, savoureuse et qui, après essai, supporte admirablement d’être transportée. À partir de cette époque, cette variété se propage largement sur le plan local et régional par une distribution généreuse de greffons.

En 1925, son fils André présente ce fruit à la société Pomologue de France qui décide de le faire figurer sur ses catalogues.
En 1930, des Japonais très intéressés viennent chercher des greffons à la maison mère.
En 1931, André Burlat s’installe pépiniériste à Pierre-Bénite dans le Rhône. Il développe la production de greffons sur des terrains situés à la Ferme Laval et leur diffusion sur la France entière et à l’étranger. Le bigarreau hâtif Burlat devient et restera une vedette.

Cette création ne rapportera pas un sou à M. Burlat, car à cette époque, les variétés protégées n’existaient pas. Seule une récompense honorifique lui fut rendue : une rue de Loire-sur-Rhône porte le nom de Léonard Burlat.