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Les 19 meilleurs catalogues d’expositions de Paris

jeudi 15 juin 2017, par André Balbo

Nous attirons votre attention sur les ouvrages susceptibles de nous laisser plus durablement que d’autres les traces de ces événements artistiques ou culturels qui font de Paris une ville particulièrement attrayante.

Ces catalogues nous offrent des approfondissements, des présentations plus fouillées, et des "compléments d’enquêtes". Ainsi trouveront-ils justement leur place dans une bibliothèque artistique rassemblant des ouvrages choisis... matérialisant peut-être des expositions que vous aurez visitées et qui vous auront plus particulièrement touchés, ou d’autres qui vous auraient échappé.

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Vous trouverez dans l’article PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions 2017 des établissements et musées de la capitale (comme nous l’avions fait en 2016, 2015, 2014, 2013, 2012, et 2011.)

De même vous disposerez de ces mêmes événements classés par dates dans l’article Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris (comme pour 2016, 2015, 2014, 2013, 2012.)

Mais que restera-t-il demain de nos émotions artistiques de l’année ? Des découvertes plastiques, culturelles, scientifiques, historiques qui touchèrent nos sens et nos pensées ?

Qui est parvenu à visiter toutes les expositions qui l’auraient intéressé ?

Ou même à retenir dans sa mémoire et sa sensibilité profonde, ces œuvres d’art, éclairages scientifiques, révélations archéologiques ou historiques, qui surent le toucher, en un lieu, un instant, quelques jours ?

Les musées produisent des événements "culturels" de toutes sortes. Ils brassent des concepts, des rencontres artistiques, font des associations d’idées ou d’artistes, combinent des confrontations, judicieuses, ou qui le sont moins.

Parfois, l’idée d’une exposition est originale, forte, voire inédite : révéler un artiste dont l’œuvre parviendra à nous toucher intimement, rassembler comme jamais une large partie de son œuvre, la présenter de telle manière que soudain une compréhension nouvelle nous atteint et complète la vision que nous en avions.

Dans notre lutte permanente contre le temps qui file, contre l’actualité artistique ou culturelle qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence éditoriale, un rôle certain à jouer. Ils offrent même alors de véritables prolongements à ces ravissements qui, sans leurs publications, auraient pu n’être que fugaces.

Pour leurs diverses qualités, et dans leurs différentes fonctions, nous sélectionnons les meilleurs catalogues des expositions parisiennes, dès qu’ils nous parviennent.

CHACUN DE CATALOGUES 2017, PRÉSENTÉ AU FUR ET À MESURE DANS CETTE SÉLECTION, EST EN LIEN AVEC L’ARTICLE DE L’EXPOSITION... QUI LUI A DONNÉ LE JOUR.

Accès direct : A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - R - S - T - U - V - W

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21, rue La Boétie. Picasso, Matisse, Braque, Léger...

C’était l’adresse à Paris de la galerie de Paul Rosenberg (1881-1959), qui fut l’un des plus importants et célèbres marchands d’art de l’entre-deux-guerres, et c’est aussi le titre du livre écrit à sa mémoire par sa petite-fille, la journaliste Anne Sinclair (Grasset, 2012).

C’est maintenant, une exposition et son catalogue, qui retracent la carrière de cet homme d’affaires avisé, amateur éclairé, promoteur infatigable de l’art moderne, ami et agent de Picasso, Matisse, Braque, Léger, Marie Laurencin, pour ne nommer que les noms les plus prestigieux des artistes qu’il représentait.

Suivre les années de cette galerie mythique, dont on découvre dans le détail le fonctionnement, mêle histoire de l’art, histoire sociale et politique, et histoire des mentalités, en Europe et aux États-Unis dans la première moitié du XXe siècle, dans la mesure où Paul Rosenberg a en effet été le témoin et le protagoniste de ce moment crucial, quand le centre de gravité du marché de l’art bascula de l’Europe vers les États-Unis, et même plus précisément de Paris vers New York.

Enfin, ce marchand d’art a rempli un rôle de premier plan dans la restitution des œuvres spoliées.

L’exposition et ce catalogue sont illustrés de plus de 60 chefs-d’œuvre, bénéficiant de notices éclairantes, représentant souvent le meilleur de l’art moderne et dont plusieurs d’entre eux n’avaient encore jamais été exposés. Ils passèrent par la galerie du 21 rue La Boétie ou ils furent témoins de ces moments dramatiques de l’Histoire.

21, rue La Boétie. Picasso, Matisse, Braque, Léger..., co-édition Hazan / musée Maillol, d’après le livre d’Anne Sinclair, de Willy Demeyer, Jean-Pierre Hupkens, Elie Barnavi, Benoît Remiche, Anne Sinclair, Krysztof Pomian, broché, 210 x 260mm, 280 pages, 150 illustrations, 30€.

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A

Appel (Karel)

Le MAMVP a présenté une large exposition de peintures et de sculptures de Karel Appel, à l’occasion d’une donation dont il a bénéficié de la part de la Karel Appel Foundation d’Amsterdam. Cet événement a permis la publication de cet intéressant catalogue qui couvre l’œuvre de l’artiste de ses années CoBrA à sa mort en 2006.

Appel a été l’un des membres fondateurs du groupe CoBrA, créé à Paris en 1948 avec Asger Jorn, Constant et Pierre Alechinsky. Il voulait dépasser l’art abstrait, jugé rigide et rationnel, en instaurant un art plus spontané et expérimental, incluant des pratiques primitivistes (dessins d’enfants, Art brut).

L’ouvrage montre la veine gestuelle de Karel Appel dans toute son ampleur, sa puissance de vie et sa gaité, de l’âge de CoBrA aux transitions des années 1970, insistant tout particulièrement sur son renouveau pictural des années 1980, avec un ensemble de grands polyptyques.

Le caractère ludique des créations de Karel Appel, tant dans ses peintures que dans ses sculptures, est tout au long de sa carrière présent, et témoigne de son "énergie vitaliste".

Karel Appel, co-édition Paris-Musées / MAMVP, publié sous la direction de Choghakate Kazarian, conservateur, musée d’Art moderne de la Ville de Paris, 24 x 30 cm, 150 illustrations, 224 pages, 44,90€.

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Autophoto. De 1900 à nos jours

Ce catalogue nous conte les longues relations qui se sont tissées très tôt entre la photographie et l’automobile. Depuis sa création, "l’auto" façonne et modèle le paysage. Elle permet, par sa "mobilité" la découverte de nouveaux et lointains horizons comme elle bouleverse notre conception du temps et de l’espace.

À travers près de 700 reproductions d’œuvres de 100 photographes historiques et contemporains originaires des quatre coins du monde tels que Jacques-Henri Lartigue, Robert Doisneau, Lee Friedlander, Rosângela Renno, Seydou Keïta, Martin ParrWilliam Eggleston, Edward Quinn, Gilles Caron ou Yasuhiro Ishimoto, l’ouvrage révèle de quelle manière l’automobile s’est progressivement imposée et est même devenue, dès son invention et jusqu’à nos jours, un sujet et un outil pour les photographes.

Captant les lignes droites, sinueuses ou capricieuses des routes, jouant avec les reflets des rétroviseurs et le cadre des pare-brises, ou explorant notre relation avec cet objet de notre désir, les photographes nous invitent à regarder autrement cet univers.

À travers un ensemble d’œuvres organisé autour de grandes séries, le catalogue s’intéresse à la façon dont l’automobile a durablement modifié notre environnement et notre vie quotidienne, tout en influençant les pratiques et les recherches esthétiques des photographes.

Avec des citations d’artistes sous influence de ce grand mythe moderne, une autre histoire du design et des textes de spécialistes passionnés.

Autophoto. De 1900 à nos jours, coédition Fondation Cartier pour l’art contemporain / Xavier Barral, 464 pages, près de 700 illustrations, relié, 39€.

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B

Balenciaga, l’œuvre au noir

Un catalogue en hommage à Cristobal Balenciaga (1895-1972), que l’on a appelé le "couturier des couturiers", immense créateur espagnol faisant l’objet d’une splendide exposition au musée Bourdelle.

Des textes courts et intéressants, en français et en anglais, et des illustrations... dans leur très grande majorité en noir et blanc, ce qui est de bonne guerre.

L’inspiration de Balenciaga puisait dans son Espagne natale, son folklore, ses peintres de Zurbaran à Goya, et ses noirs qui mettent si fortement en place comme en valeur les éclats de la lumière et les coupes si rigoureuses de ses vêtements.

Il avait fait du vêtement sa religion, et ce technicien hors pair était connu pour son attachement et son goût de l’épure.

Ébauches et construction, silhouettes et volumes, noir et lumière ou noir et couleurs, les thèmes se succèdent, subtilement mis en valeur par les photographies monochromes de Pierre Even.

Le catalogue est enrichi de plusieurs essais et d’une iconographie variée (Richard Avedon, Henry Clarke, Gordon Parks ou Irving Penn).

Cette dominante de sonorités noires confère à cet ouvrage quelque chose du grimoire d’un alchimiste de la haute couture.

Balenciaga, l’œuvre au noir, coédition Paris Musées / musée Galliera / musée Bourdelle, sous la direction de Sylvie Lécaillier, de Olivier Saillard, Véronique Belloir, Gaspard de Massé, Helena Lopez de Hierro d’Aubarède. Photographies de Pierre Even, relié pleine toile, 224 pages, 120 illustrations couleur, français et anglais, 44,90€.

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C

Cézanne Portraits

Paul Cézanne a peint près de 200 portraits, dont 26 autoportraits et 29 représentant son épouse, Hortense. Curieusement, aucune exposition jusqu’alors n’avait exploré l’art du portrait chez celui que Picasso et Matisse considéraient comme leur "seul et unique maître".

L’étude de ces œuvres à travers une approche chronologique permet d’examiner l’évolution du travail du peintre, et de s’attarder sur les variations qui apparaissent dans la continuité de son style et de sa méthode.

Cet ouvrage explore les particularités esthétiques et thématiques de Cézanne dans l’exercice particulier qu’est le portrait, et notamment la manière dont il instaure un dialogue entre des œuvres complémentaires et réalise de multiples versions d’un même sujet. Ainsi sommes-nous confrontés à l’aspect le plus personnel de son œuvre, peut-être le plus intime.

"Cézanne Portraits" pose également la question de la conception qu’avait l’artiste de la ressemblance et de l’identité du modèle, ainsi que celle de l’influence qu’ont pu avoir certains d’entre eux dans ses choix et dans le développement de sa pratique.

Cézanne est considéré comme l’un des artistes du XIXe siècle ayant le plus inspiré les générations suivantes. Sa façon unique de construire les formes à partir de la couleur et son approche analytique de la nature ont influencé les cubistes, les fauves et les avant-gardes qui lui ont succédé.

Original et passionnant.

Cézanne Portraits, co-édition Gallimard / musée d’Orsay, sous la direction de John Elderfield, conservateur en chef émérite en peinture et sculpture, MoMA, Mary Morton, conservatrice et chef du département des peintures françaises à la National Gallery of Art, Washington, et Xavier Rey, directeur des collections du musée d’Orsay, 216 x 288mm, relié, 256 pages, 168 illustrations, 39€.

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D

Derain, Balthus et Giacometti. Une amitié artistique

Derain, Balthus et Giacometti, trois maîtres du XXe siècle, ont connu ensemble une solide amitié artistique. Ils partageaient une conception commune de l’esthétique, un attachement aux créations anciennes, et chacun d’eux éprouvait une véritable estime pour le travail artistique des autres.

Dans le groupe, André Derain était nettement le plus âgé. Grand frère en art, il avait ouvert à plusieurs reprises la voie vers des choses qui n’avaient encore jamais été vues.

La gageure de l’ouvrage, et de l’exposition, et de tenir d’un bout à l’autre l’unicité du trio, tant, le dit Itzhak Goldberg, "tout semble séparer ces créateurs : l’âge, le style, le rapport à l’art".

Concernant Derain, dont la présence des œuvres prime, il est parfois courageux de s’attacher à démontrer que sa "deuxième période" avait été d’un intérêt artistique aussi fort que ce qu’il avait créé ou pensé quand il courait ateliers et musées avec Picasso et ses complices d’alors, faisant exploser en anarchiste fauve les couleurs, et pionnier de notre fascination pour les arts devenus "primitifs".

Comme le dit si adroitement Fabrice Hergott : "Les artistes rencontrent des artistes et se nourrissent de leurs conversations et de leurs œuvres. Ils s’écoutent, s’observent et travaillent dans le tâtonnement de leur amitié. (...) Il est vrai que la plupart de ces rencontres ne produisent ni manifestes ni doctrines, mais une vision partagée et des moments de complicité qui échappent souvent à la vigilance de leurs contemporains..."

La piste est tracée, l’enquête peut être lancée, nourrie d’échanges et de témoignages, et de quelque 350 œuvres des trois amis offertes à notre réflexion.

Derain, Balthus et Giacometti. Une amitié artistique, co-édition Paris Musées / MAMVP, publié sous la direction de Jacqueline Munck, avec des textes notamment de Jacqueline Munck, Isabelle Monod-Fontaine, Itzhak Goldberg et Wim Wenders.

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E

Evans (Walker)

Walker Evans, figure essentielle de la photographie du XXe siècle, et l’un des photographes les plus célèbres du monde, livre dans ce catalogue une série de portraits simples, sans pose ni fioriture.

Ses photographies des États-Unis d’Amérique de la Grande Dépression, ses portfolios publiés dans le magazine Fortune et son style, plus que documentaire, "vernaculaire", ont très certainement influencé parmi les photographes, nombre de ses contemporains et successeurs.

Présentant l’Amérique de son époque, s’immisçant brillamment dans le quotidien des farmers, rednecks et New-Yorkers, l’œuvre de ce grand photographe est en soit une seule et unique grande image, un panoramique fait de mille détails : l’Amérique hétéroclite du XXe siècle.

Cet ouvrage couvre pour la première fois en français l’intégralité de la carrière de l’artiste, à travers plus de 400 documents choisis avec soin parmi les grandes collections internationales.

Conçue thématiquement, cette véritable rétrospective met en évidence la fascination que Walker Evans éprouvait devant certains sujets typiquement américains : baraques de bords de routes, devantures de magasins ou visages d’anonymes. Cette approche de l’œuvre du photographe permet de mieux percevoir ce qui en constitue le noyau dur : la recherche passionnée des caractéristiques fondamentales de la culture vernaculaire américaine.

Réunissant les meilleurs tirages des plus grandes collections publiques et privées, ce catalogue accorde également une large place à ces images d’objets (cartes postales, enseignes, ephemera graphiques, etc) collectés sa vie durant par Walker Evans.

Grâce à des essais complémentaires de spécialistes internationaux, il offre une approche renouvelée d’une des œuvres majeures de l’histoire de la photographie. Formidable.

Walker Evans, éditions du Centre Pompidou, publié sous la direction de Clément Chéroux, relié, 23,5 cm x 28 cm, 320 pages, 420 illustrations, 49,90€.

Être là. Afrique du Sud, une scène contemporaine

Au moment où les artistes contemporains d’Afrique se font remarqués pour la puissance et l’innovation de leurs propositions et réalisations, comme par leurs engagements, ce catalogue choisit de se concentrer et d’approfondir la scène artistique de l’Afrique du Sud.

Bien évidemment, les plus chevronnés experts de ce pays ont apporté leurs contributions et leurs lumières : Achille Mbembe, Okwui Enwezor (qui avait dirigé la Biennale de Venise en 2015), Rory Bester, Hlonipha Mokoena, Sean O’Toole et Bonaventure Soh Bejeng Ndikung.

Parmi les artistes plus particulièrement mis en valeur dans cet ouvrage, on retrouvera ceux dont les œuvres participent déjà à la collection contemporaine de la Fondation Louis Vuitton, comme Kudzanai Chiurai, David Goldblatt, Nicholas Hlobo, Santu Mokofeng, Zanele Muholi, Robin Rhode, et Guy Tillim, tant il est une fois de plus confirmé que l’histoire de l’art est écrite par les propriétaires des œuvres.

16 artistes sud-africains ont été retenus et sont présentés dans ce catalogue, dont le titre signifie la conscience et la conviction de cette génération de pouvoir intervenir et jouer un rôle dans la vie économique et sociale de leur pays comme de leur continent.

Dans un contexte qui aurait pu ne susciter que du désenchantement après les atermoiements de la fin de l’apartheid et l’apparition de nouvelles ségrégations, ils s’astreignent à la lucidité tout en choisissant et travaillant à l’espoir d’un rebond et d’un avenir meilleur.

Des figures de référence de l’art sud-africain telles que Jane Alexander, David Goldblatt, William Kentridge, David Koloane et Sue Williamson, voisinent avec ceux de la garde montante, les Nicholas Hlobo, Zanele Muholi et Moshekwa Langa.

Être là. Afrique du Sud, une scène contemporaine, co-édition Dilecta / Fondation Louis Vuitton, publié sous la direction de Suzanne Pagé et Angeline Scherf. Ouvrage collectif, 168 pages, 35€.

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G

Golem ! Avatars d’une légende d’argile

Ce catalogue officiel de l’exposition au musée d’art et d’histoire du judaïsme traite du Golem, cet être artificiel qui dans la culture juive est magiquement animé par un homme pieux et sage à l’aide de dénominations sacrées.

Il n’a pas cessé de fasciner les artistes et constitue un personnage phare de l’imaginaire fantastique. L’ouvrage explore, pour la première fois en français, le riche devenir de la figure du Golem dans les arts, à travers un parcours mêlant peinture, dessin, photographie, théâtre, cinéma, littérature, bande dessinée et jeu vidéo.

De nombreuses productions culturelles actuelles constituent des réminiscences et survivances de la figure mythique du Golem, qui se retrouve dès lors investie de préoccupations scientifiques, technologiques, sociales et environnementales contemporaines.

L’ouvrage s’attache à tisser des liens entre le légendaire Golem d’argile et les nouvelles créatures fantastiques et technologiques conçues et rêvées par notre époque, doubles intrigants et parfois inquiétants d’humains, qu’il s’agisse de robots, d’humanoïdes ou d’êtres hybrides.

Il démontre aussi comment une légende juive populaire reste aujourd’hui à l’œuvre et active, tout en se disséminant dans un imaginaire mondial qui la ré-élabore et la diffuse.

Golem. Avatars d’une légende d’argile, coédition Hazan / MAHJ, 199 x 255 mm, 184 pages, 100 illustrations, 32€.

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I

Initiés (Les). Un choix d’œuvres (1989-2009) dans la collection d’art contemporain africain de Jean Pigozzi

Après la visite de l’exposition devenue mythique "Magiciens de la Terre", Jean Pigozzi décidait, avec André Magnin, qui s’était chargé pour l’événement de la prospection des artistes, de se lancer dans l’élaboration d’une collection d’œuvres contemporaines africaines.

Ce catalogue présente une sélection bien sûr subjective issue de 8 pays différents de 15 artistes de cette collection. Ils sont tous noirs, vivants, et travaillent en Afrique subsaharienne, qu’elle soit anglophone, lusophone, ou francophone.

La période choisie correspond à la pratique, aujourd’hui révolue, d’une "initiation" de ces artistes, intellectuelle, spirituelle, technique et artistique.

Le catalogue offre des regards sur les œuvres et les artistes suivants : Frédéric Bruly Bouabré, Seni Awa Camara, Calixte Dakpogan, John Goba, Romuald Hazoumé, Seydou Keïta, Bodys Isek Kingelez, Abu Bakarr Mansaray, Moke, Rogobert Nimi, J.D.’Okhai Ojeikere, Chéri Samba, Malick Sidibé, Barthélémy Toguo, et Pascal Marthine. Nous sommes persuadés que vous en connaissez déjà certains...

Les Initiés. Un choix d’œuvres (1989-2009) dans la collection d’art contemporain africain de Jean Pigozzi, co-édition Dilecta / Fondation Louis Vuitton, publié sous la direction de Suzanne Pagé, André Magnin, Angeline Scherf, Ludovic Delalande, 276 pages, relié, 40€.

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M

Medusa. Bijoux et tabous

Le bijou, comme le visage de la gorgone Méduse (étymologiquement commander, régner), attire et trouble qui le porte ou le regarde. Ces réalisations d’expressions artisanales et artistiques anciennes, à mi-chemin entre parure et sculpture, transportent des richesses et des symboles visibles et d’autres plus souterrains.

Peut-être son image d’objet trop féminin (ou efféminé), trop précieux (matérialiste, conservateur), trop primitif (ritualisé, magique, obscur), trop ornemental, lié de trop près au corps (pas suffisamment conceptuel ou autonome), l’a longtemps privé d’un statut pourtant souvent mérité d’œuvre d’art. Il demeure d’ailleurs l’un des tabous de ce monde.

Ce catalogue au thème original fait cohabiter des pratiques qui souvent s’ignorent ou se méconnaissent. Il est illustré de quelque 250 bijoux : des pièces d’artistes (de Man Ray, Calder, Dali, Picasso, Fontana, à Fabrice Gygi, Thomas Hirschhorn, Danny McDonald), de designers (de Lalique, Anni Albers, Line Vautrin, Georg Jensen, à Tony Duquette, Bless), mais aussi de bijoutiers contemporains (tels Gijs Bakker, Otto Kunzli, Karl Fristch, Ruudt Peters, ou Sophie Hanagarth) ou de maisons de joaillerie (Cartier, Van Cleef & Arpels, Victoire de Castellane), ainsi que de pièces anonymes, qu’elles soient plus anciennes ou extra-occidentales (de la Préhistoire, du Moyen-Âge, de bijoux amérindiens, punk ou sado-masochistes, du rap au bijou fantaisie).

Par ce regard novateur posé sur le bijou, l’ouvrage propose d’en déjouer les frontières, et même d’en déconstruire les tabous, et cela en quatre parties : êtres, avoirs, corps, et instruments.

Théoriciens, historiens, sociologues, artistes expriment et explorent sous des angles personnels voire originaux, l’évolution des liens du bijou avec la société, l’individu, et appréhendent ses relations complexes et bien profondes avec l’art.

Medusa. Bijoux et tabous, coédition Paris Musées / MAMVP, publié sous le direction de Anne Dressen, Michèle Heuzé, et Benjamin Lignel, relié, 21 x 32 cm, 250 illustrations, 176 pages, 39,90€.

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O

Olga Picasso

Entre 1917 et 1935, Pablo Picasso partage sa vie avec Olga Khokhlova, danseuse des Ballets russes, qu’il a rencontré en Italie autour d’un projet de spectacle de Jean Cocteau auquel il participe pour décors et costumes. Il épouse la jeune femme en 1918.

Jusqu’à sa mort à Cannes en 1955, Olga conservera la mémoire de cette vie commune dans une grande malle-cabine avec les souvenirs de sa carrière de ballerine, de nombreuses lettres adressées par sa famille restée dans une Russie bouleversée, et des dizaines de photographies de son existence de ses années avec Picasso, avec leur fils Paul, période aussi de mondanités, partagées avec d’autres célébrités, voyages à Barcelone, Naples et Monte-Carlo...

Ces documents, en partie inédits, éclairent d’une nouveau jour l’extraordinaire destin d’Olga, la production de Pablo Picasso durant ces années, et l’influence que la figure de sa première épouse aura sur son œuvre, avant et au-delà de leur séparation.

De la représentation classique d’une femme pensive, mélancolique, absorbée dans la lecture des tristes nouvelles de sa famille, aux violentes représentations de la fin des années 1920, peintures, dessins et gravures témoignent de la sombre métamorphose que l’artiste fait subir à son modèle et à son œuvre, au fur et à mesure de l’évolution de leur vie conjugale.

De nombreuses photographies familiales et amicales participent aussi à nous faire mieux connaître ce que furent ces années, que l’ami fin et cruel du couple, Jean Cocteau aurait pu résumé en en disant : "Olga (...) c’est la femme à l’éventail et Paulo rue La Boétie en Arlequin - et toute notre vie emmerdante et admirable".

Olga Picasso, coédition Gallimard / musée national Picasso-Paris, publiée sous la direction d’Émilia Philippot (conservatrice au musée national Picasso-Paris), Joachim Pissarro (historien de l’art, conservateur, directeur des galeries d’art au Hunter College) et Bernard Ruiz-Picasso (co-fondateur et co-président de la FABA), avec la collaboration d’Émilie Bouvard, Thomas Chaineux, Caroline Eliacheff, Michael C. FitzGerald et Charles Stuckey. 312 pages, illustré, sous couverture illustrée, 220 x 285mm, cartonné, 39€.

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P

Pissarro. Le premier des impressionnistes

Ce catalogue rend compte de la première exposition monographique à Paris depuis 36 ans consacrée à Camille Pissarro, et qui s’est tenue au musée Marmottan Monet.

75 de ses chefs-d’œuvre, peintures et tempéras, provenant des plus grands musées du monde et de prestigieuses collections privées retracent l’œuvre de ce grand peintre attachant, de sa jeunesse dans les Antilles danoises, en passant par ses paysages silencieux, ou habités de paysans, jusqu’aux grandes séries urbaines et industrieuses qu’il réalisa de Paris, de Rouen et du Havre à la fin de sa carrière.

Considéré par Cézanne comme « le premier des impressionnistes », Pissarro est l’un des fondateurs de ce groupe et le seul à avoir participé à chacune de leurs huit expositions. Compagnon et ami fidèle de Monet, maître de Cézanne et plus encore de Gauguin, inspirateur de Seurat, défenseur de Signac, Pissarro est un artiste majeur et incontournable, si attentif aussi aux travaux de ses compagnons et aux expressions des nouvelles générations.

Il fut un intellectuel polyglotte, un humaniste engagé et un militant, et son œuvre, puissante et en perpétuelle évolution, offre un panorama unique des recherches qui ont animé les cercles impressionnistes et néo voire postimpressionnistes de la seconde moitié du XIXe siècle.

Une intéressante biographie documentée du peintre.

Pissarro. Le premier des impressionnistes, coédition Hazan / musée Marmottan Monet, par Claire Durand-Ruel Snollaerts, descendante du marchand du peintre, et Christophe Duvivier, passionné directeur de son musée à Pontoise, co-commissaires de l’exposition. 208 pages, 140 illustrations, 220x285mm, français et anglais, 29€.

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S

Sérénissime. Venise en fête de Tiepolo à Guardi

Au XVIIIe siècle, la stabilité politique et économique de la République Sérénissime établit le dernier âge d’or vénitien, auquel mettra un terme la conquête napoléonienne de 1797.

Cet ultime chapitre d’une histoire millénaire sera marqué par un déploiement inouï d’évènements publics et privés à Venise. Les fêtes, célébrations, régates, et autres spectacles rythment la vie de la cité et attirent curieux et amateurs de l’Europe entière.

Loin d’être de purs divertissements oisifs, ces festivités comme le Carnaval, participent à une véritable mise en scène politique et religieuse de Venise.

Immortalisées par de prestigieux artistes tels Tiepolo, Guardi et Longhi, elles impriment durablement et exportent partout en Europe les attraits d’une cité des Doges synonyme de jeux et de plaisirs.

Un catalogue léger, divertissant et assez évocateur, avec quelques témoignages d’époques... et de belles cartes postales.

Sérénissime. Venise en fête de Tiepolo à Guardi, coédition Paris Musées / Cognacq-Jay, 176 pages, 100 illustrations, 22 x 28 cm, 29,90€.

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T

Tokyo - Paris. Chefs-d’œuvre du Bridgestone Museum of Art

La Fondation Ishibashi conserve aujourd’hui en son musée à Tokyo une impressionnante collection. Notre chance aura été que ce musée soit rénové, et que, à l’occasion d’importants travaux d’agrandissement, ces chefs-d’œuvre puissent venir à Paris, unique étape occidentale, et être ainsi exposés au musée de l’Orangerie.

L’initiateur de cette fabuleuse collection a été le fondateur de l’entreprise Bridgestone (fabricant japonais de pneus fondé en 1931), Shojiro Ishibashi (1889-1976) qui s’est très tôt singularisé dans son pays par sa passion pour les arts, et notamment les arts occidentaux dont il commence à choisir dès la fin des années 1930 des pièces majeures, s’attachant plus particulièrement à la période impressionniste, ainsi qu’aux œuvres d’art moderne, occidental comme japonais.

Deux générations de sa dynastie poursuivront sa quête de chefs-d’œuvre, rassemblant à ce jour dans cette collection plus de 2 500 œuvres, dans ce musée en plein cœur de Tokyo. Ainsi seront venues nous visiter à domicile des pièces maîtresses de l’impressionnisme jusqu’à l’abstraction occidentale et orientale d’après-guerre, de Monet, Renoir et Caillebotte à Cézanne, Matisse, Picasso, Pollock et Shiraga.

L’un des arguments-clés de ce catalogue comme de cette exposition, est d’avoir particulièrement bien documenté les liens permanents établis parfois entre les œuvres, leurs acquéreurs et l’histoire du Japon moderne.

Si les œuvres sont reproduites de façon très satisfaisante, le catalogue souffre toutefois d’une présentation un peu institutionnelle... Toutefois les articles sont parfaitement éclairants sur le lien fort qui a su s’établir aux débuts du XXe siècle, et par la suite, entre le Japon et la France. Il est précieux aussi de pouvoir tracer ainsi certains des anciens acquéreurs de ces pièces rares à la valeur inestimable. Une découverte.

Tokyo-Paris. Chefs-d’œuvre du Bridgestone Museum of Art, co-édition Hazan / musées d’Orsay et de l’Orangerie, relié, bilingue français et anglais. 216x288mm, 176pages, 35€.

Topor (Le monde selon)

Ce catalogue explore l’univers créatif empreint d’un humour grinçant et d’une certaine mélancolie de Roland Topor, le dessinateur et l’écrivain, des années 1960 jusqu’à sa mort en 1997.

Son œuvre est incroyablement protéiforme : dessins, romans, nouvelles, chansons, pièces de théâtre, affiches, animations, films, série télévisée. 20 ans après sa disparition, bel alibi pour revenir et roder sur l’aventure de cet inventeur si imaginatif qui débute en 1958 par un dessin en couverture de la revue Bizarre, suivi d’autres dans Arts en 1959, Fiction en 1960, et poursuit avec notamment une collaboration régulière à Hara-Kiri dès 1961.

Il va dès lors apporter ses contributions tant à la presse française qu’internationale, à celle des grands tirages qu’à la plus confidentielle.

En 1961, une amitié fructueuse naît avec Fernando Arrabal, et Alejandro Jodorowsky. Elle sera à l’origine de la création du mouvement artistique "Panique" qui réunira plusieurs talents de renom. Ce groupe, malgré son manque de sérieux assumé, va jouir d’une certaine renommée dans le monde des arts et des lettres.

Topor multiplie les activités, mélange les supports et les genres, délaissant le dessin d’humour pour se consacrer à un art total, sans jamais perdre son esprit grinçant si personnel.

Il devient l’artiste du corps blessé, du rêve et de l’angoisse, autant de sources d’inspiration qu’il explore en un feu d’artifice dont cet ouvrage donne la démesure.

Un catalogue cruel et indispensable. Une somme richement documentée.

Le monde selon Topor, co-édition Les Cahiers dessinés / BnF Éditions, publié sous la direction de Alexandre Devaux et Céline Chicha-Castex, avec aussi Philippe Garnier, Dominique Noguez, Frédéric Pajak, et Bertrand Tillier. Relié, 22 × 28 cm, 240 pages, 240 illustrations, 42€.

Twombly (Cy)

Établi à partir de la rétrospective d’envergure organisée par le Centre Pompidou, ce précieux catalogue retrace toutes les facettes de l’œuvre et l’étonnant parcours de cet artiste majeur du XXe siècle, de ses premiers travaux marqués par les arts primitifs, le graffiti et l’écriture, jusqu’à ses dernières peintures monumentales.

Des témoignages et des documents inédits soulignent la personnalité hors du commun de Cy Twombly, dont l’œuvre synthétise une rare richesse d’expériences bâtie de ses multiples pérégrinations entre pays de grandes cultures, un fort besoin d’érudition, d’incessantes lectures, et d’échanges intenses avec ses nombreux amis artistes.

L’ouvrage rassemble quelque 300 illustrations (peintures, dessins, sculptures, photographies) dont certaines tout à fait inédites.

Une chronologie originale permet aussi de mieux comprendre l’homme. Elle est émaillée de scènes de vie de Cy Twombly, racontées par Nicola del Roscio, son proche collaborateur.

Celui-ci précise que " Cy Twombly eut la chance de vivre sur les deux rives de l’Atlantique, et encore plus au bord de la Méditerranée. Cela lui permit non seulement d’être un artiste américain et européen mais aussi de recevoir un don très rare : la capacité de constamment renouveler son art de manière créative jusqu’à la fin de sa vie. "

Cy Twombly, éditions du Centre Pompidou, publié sous la direction de Jonas Storsve, relié, 28 x 28cm, 320 pages, 300 illustrations. 44,90€.

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U

Ungno (Lee), l’homme des foules

Lee Ungno (1904-1989), qui fut peintre, calligraphe, sculpteur, graveur et céramiste, est l’un des artistes asiatiques les plus importants du XXe siècle. À l’issue d’une première carrière en Corée et au Japon, il abandonne l’art traditionnel pour des formes abstraites, jouant ainsi le rôle de pionnier dans la fondation d’un art coréen contemporain.

Cette évolution le rapproche, après son installation en France en 1959, de l’avant-garde parisienne, et notamment de Hans Hartung, Fujita Tsuguharu, Pierre Soulages et Zao Wou-ki.

Lee Ungno explorera avec constance et enrichira les échanges culturels entre Orient et Occident. Il enseignera de 1971 à 1989 au sein de l’Académie de peinture orientale à Paris à un grand nombre d’élèves les éléments fondamentaux des arts extrêmes-orientaux, formant toute une génération d’artistes, d’architectes et d’historiens de l’art.

Peintre, sculpteur et graveur, Lee Ungno explore les relations entre calligraphie et abstraction. Ses recherches le conduisent à traiter, à partir des années 1970, le thème emblématique des foules, perçu comme un symbole de la démocratisation de la Corée du Sud pendant la décennie suivante.

Cet ouvrage retrace le parcours d’un artiste novateur et engagé, à l’œuvre foisonnante et à l’énergie communicative.

Une importante donation a ouvert la voie à une exposition et à ce catalogue, qui permettront de réévaluer la place de ce maître de l’art contemporain.

Lee Ungno, l’homme des foules, co-édition Paris Musées / musée Cernuschi, publié sous la direction de Mael Bellec, conservateur en charge des collections chinoises et coréennes du musée Cernuschi, broché, 30 x 21cm, 176 pages, 35€.

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V

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre

À partir de l’exposition-événement co-organisée par le Louvre, la National Gallery de Dublin et la National Gallery of Art de Washington, ce catalogue enrichit notre regard sur l’œuvre de Vermeer, et sur les relations qu’il entretenait avec les autres grands peintres de genre du Siècle d’or hollandais.

Si la légende d’un artiste mystérieux et isolé dans son monde inaccessible et silencieux s’efface, Johannes Vermeer (1632-1675) n’en devient pas pour autant un peintre parmi d’autres. Bien au contraire, son œuvre approchée de celles de ses contemporains permet de faire apparaître un tempérament d’artiste et une expressions très individualisés.

En effet Vermeer, plus qu’un lanceur de styles, apparaît encore davantage comme un peintre de la métamorphose. Ainsi se départit-il de ce personnage de "Sphinx de Delft", donc forcément énigmatique, dont l’avait affublé Théophile Thoré-Bürger, à qui l’on doit sa redécouverte à la fin du XIXe siècle.

Ce catalogue raconte comment Vermeer est parvenu à son degré de maîtrise et de créativité justement par son immersion totale dans l’art de son temps.

La démonstration se fait au détour des rapprochements de ses tableaux avec ceux d’autres artistes majeurs du Siècle d’or comme Gérard Dou, Gerard ter Borch, Jan Steen, Pieter de Hooch, Gabriel Metsu, Caspar Netscher ou Frans van Mieris.

Vermeer était partie prenante dans ce réseau de peintres spécialisés dans la représentation de scènes élégantes et raffinées, faussement anodine du quotidien, vraie niche à l’intérieur même du monde de la peinture de genre.

Ces artistes s’admiraient, s’inspiraient mutuellement et rivalisaient en maîtrise les uns avec les autres, pour répondre à la demande, à l’apogée de la puissance économique mondiale des Provinces-Unies, des membres de l’élite qui se faisaient gloire de leur fortune considérable, et exigeaient en retour un art qu’ils voulaient digne de leur réussite.

Ainsi apparaissent, superbement réalisées, ces scènes idéalisées de vie privée mise en scène, avec des hommes et des femmes à la civilité si bien orchestrée.

Les œuvres de ces artistes, même peintes dans différentes villes de cette République, présentent de fortes similitudes sur le plan du style, des sujets, de la composition et de la technique. C’est cette rivalité artistique dynamique qui a pu contribué à la qualité exceptionnelle de leurs œuvres respectives, même si le talent et l’originalité de Vermeer se détachent de façon remarquable, par un langage qui lui demeure propre, et qui détourne en toute discrétion code et allégories.

De brèves biographies des principaux peintres auraient été appréciées.

Vermeer et les maîtres de la peinture de genre, coédition musée du Louvre Éditions / Somogy éditions d’art, de Adriaan E. Waiboer, avec Blaise Ducos et Arthur K. Wheelock, Jr. Cartonné, 24x30cm, 448 pages, 300 illustrations, 39€.


André Balbo

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Voir aussi : www.laffairedescatalogues.org.

Les catalogues d’expositions de Paris ont leur prix, le Prix CatalPa, remis chaque année depuis 2012 vers le 15 novembre.

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Lire aussi :

- Paris 2016. Les 61 meilleurs catalogues d’expositions de Paris

Prix CatalPa 2016 : Apollinaire. Le Regard du poète, coédition Gallimard / musées d’Orsay et de l’Orangerie.

Le prix a été remis par Dany Laferrière, de l’Académie française, Président d’Honneur 2016 du Prix CatalPa.

Mention spéciale 2016 au Prix CatalPa : Icônes de l’art moderne. La Collection Chtchoukine, coédition Gallimard / Fondation Louis Vuitton.

Mention spéciale 2016 au Prix CatalPa : Beat Generation. New York San Francisco Paris, édité par le Centre Pompidou.

- Paris 2015. Les 47 meilleurs catalogues d’expositions de Paris

Prix CatalPa 2015 : Warhol Unlimited, édité par les Éditions Paris Musées ;

Mention spéciale 2015 au Prix CatalPa : Splendeurs et misères. Images de la prostitution de 1850 à 1910, coédition Flammarion / musée d’Orsay.

Mention spéciale 2015 au Prix CatalPa : Beauté Congo, 1926-2015, Congo Kitoko, édité par la Fondation Cartier pour l’Art contemporain.

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- Sélection 2014 des catalogues d’expositions de Paris

Prix CatalPa 2014 : Niki de Saint Phalle, éditions de la Réunion des Musées nationaux et Grand Palais ;

Mention spéciale 2014 au Prix CatalPa : Gustave Doré, l’imaginaire au pouvoir, coédition Flammarion / musée d’Orsay.

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- Sélection 2013 des catalogues d’expositions de Paris

Prix CatalPa 2013 : Ron Mueck, éditions Fondation Cartier pour l’art contemporain ;

Prix CatalPa 2013 : La Spoliation des juifs, une politique d’État (1941-1944), coédition Mémorial de la Shoah / Ville de Grenoble ;

Mention spéciale 2013 au Prix CatalPa : Angkor. Naissance d’un mythe, Louis Delaporte et le Cambodge , coédition Gallimard / musée Guimet.

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- Sélection 2012 des catalogues d’expositions de Paris

Prix CatalPa 2012 : Les Enfants du Paradis, coédition Cinémathèque / Fondation Jérôme Seydoux / Xavier Barral ;

Mention spéciale 2012 au Prix CatalPa : Artemisia (1593-1654). Pouvoir, gloire et passions d’une femme peintre , coédition Gallimard / musée Maillol ;

Mention spéciale 2012 au Prix CatalPa : Wim Delvoye au Louvre , coédition musée du Louvre / Fonds Mercator.

Voir aussi : www.laffairedescatalogues.org.

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