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Arles 2017. Rencontres, musées, expositions

lundi 3 avril 2017, par André Balbo

Accès gratuit aux collections permanentes : toute l’année pour le Musée de l’Arles antique, de novembre à mars pour l’Abbaye de Montmajour.

Une Fondation van Gogh très entreprenante, un musée Réattu inventif, la Chapelle du Méjean... et ces Rencontres internationales de la photographie d’Arles, nouvelle manière... avec une fréquentation en constante augmentation !

Accès rapides à nos contenus : Les Rencontres internationales de la Photographie d’Arles, L’Abbaye de Montmajour, Le Musée départemental de l’Arles antique, Le Musée Réattu, La Chapelle Saint-Martin-du-Méjan, La Fondation Van Gogh, La Flair Galerie, Le Festival européen de la photo de nu , La Fondation LUMA

Arles, commune du département des Bouches-du-Rhône, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, est originale, et vit avec impatience, gourmandise, et toujours une pointe d’anxiété, le Festival des Rencontres qui draine une foule impressionnante en début d’été.

Hors saison, retour vers nos classiques, avec le musée Réattu, la Fondation van Gogh et celui de l’Arles antique.

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Arles est une ville étonnante, capable, hors torpeur, de retenir et de séduire ses visiteurs.

La manière de répartir à travers ses édifices et monuments les événements photographiques de ces célèbres Rencontres internationales, et ce depuis de nombreuses années, n’y est certainement pas étrangère.

Comme le souvenir de van Gogh, ou la forte présence des Éditions Actes Sud, et de leur riche et foisonnante librairie.

De grands projets architecturaux et culturels viendront bientôt enrichir encore cette offre.


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Les Rencontres internationales de la Photographie d’Arles

- Les Rencontres internationales de la Photographie d’Arles, 34, rue du Docteur Fanton, 04 90 96 76 06. www.rencontres-arles.com. Plus important festival mondial de photographie. Le bilan 2016 se révélait "historique en termes de fréquentation", avec la barre des 100 000 visiteurs franchie (104 000), et plus d’un million d’entrées d’exposition. Une augmentation de 12% par rapport à l’année précédente.

+ Du 3 juillet au 24 septembre 2017. Les 48es Rencontres internationales de la photographie d’Arles 2017. Sous la direction de Sam Stourdzé, et la présidence de Hubert Védrine. Avec la semaine d’ouverture, du 3 au 9 juillet.

Juan Pablo Echeverri (exposition La Vuelta), Supersonas, 2011. Avec l’aimable autorisation de l’artiste

La 47e édition avait été inaugurée par Audrey Azoulay, Ministre de la culture et de la communication. Le Président de la République avait honoré le festival de sa visite le jeudi 7 juillet 2016. À quelles personnalités nouvelles incomberont ces honneurs en 2017 ? Quel suspense !

La programmation, imaginée par son directeur Sam Stourdzé, visera certainement une nouvelle fois à l’éclectisme et au décloisonnement des disciplines. Pas de thématique générale mais plutôt de grands chapitres pour témoigner de la diversité d’approches et de pratiques photographiques : la photographie de rue revisitée, la photographie africaine, les nouvelles approches du documentaire, les collections, les formats hors-cadre, les installations. La jeune création occupe au sein de cette programmation une place de choix. Les artistes du Prix Découverte, notamment, sont aujourd’hui, mieux que jamais, intégrés au parcours des expositions.

Audrey Tautou, Sans titre, avec l’aimable autorisation de l’artiste.
Les expositions seront accessibles tous les jours des Rencontres de 10 à 19h30, dernière entrée à 19h, avec bien sûr quelques exceptions, dont celles du Musée Départemental Arles Antique ouvert de 10 à 18h (dernière entrée à 17h30 et collection fermée le mardi) ; de la Galerie Arena (ouverte de 10 à 13h et de 14 à 19h, dernière entrée à 18h30) ; du Musée Réattu (ouvert de 10 à 18h, dernière entrée à 17h30, fermé le lundi) ; de la Chapelle du Méjan (ouverte de 11 à 19h, dernière entrée à 18h30).

Tarifs ? Forfait juillet/août 36€ (en ligne mais 40 sur place en billetterie) ou 28€ TTC (en ligne mais 32€ sur place en billetterie). Septembre (disponible à partir du 28 août) 30€ (en ligne mais 34€ sur place en billetterie) ou 25€ (en ligne mais 29€ sur place en billetterie). Semaine d’ouverture (du 3 au 9 juillet inclus) 49€ TTC (en ligne mais 59€ sur place en billetterie), tarif unique, entrées illimitées dans les expositions.
Forfait Journée, une entrée par lieu, valable sur une journée Juillet/août 30 ou 25€ TTC. Septembre (disponible à partir du lundi 29 août) 28 ou 23€ TTC.
À l’unité, à partir de 5€ TTC.
Gratuité Jeunes de moins de 18 ans, personnes à mobilité réduite, bénéficiaires de l’AAH, RSA, ASS ou ASPA, Arlésiens.
Tarif réduit étudiants, demandeurs d’emploi, familles nombreuses, accompagnateur de personne handicapée.

Programme des Rencontres

(consultable sur http://www.rencontres-arles.com/fr/agenda/view/1117/programme-2017...)

Sachez, avant même de le lire, que la semaine d’inauguration de l’an dernier avait vu sa fréquentation augmenter de 12% par rapport à 2015, et que parmi eux il y avait 35% de visiteurs internationaux.

Sachez enfin que la 47e édition avait aligné quelque 40 expositions abritées dans 19 lieux répartis dans toute la ville, 137 artistes et 38 commissaires invités au programme. 6 soirées étaient proposées aux ateliers, dans différents lieux d’exposition en ville et au théâtre Antique, 115 événements publics (contre 60 en 2015) : visites publiques en présence des artistes et des commissaires, conversations avec les artistes et les commissaires, signatures de livres, émissions de radio en direct, et que 88 éditeurs étaient présents au Cosmos Arles Books !

Concernant 2017, sachez encore que pour certaines compétitions et choix, les projets pouvaient être adressés jusqu’au 31 mars...

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L’Abbaye de Montmajour

- L’Abbaye de Montmajour, route de Fontvieille, 04 90 54 86 40. www.montmajour.monuments-nationaux.fr. Ouvert du 1er juin au 30 septembre, tous les jours, de 10 à 18h30 (dernière admission à 17h15), du 1er juillet au 30 septembre, tous les jours, de 10 à 18h30 (dernière admission à 17h45), et du 1er octobre au 31 décembre, tous les jours sauf le lundi, de 10 à 17h (dernière admission à 16h15). Ouvert du 2 janvier au 31 mars tous les jours sauf le lundi, de 10 à 17h (dernière admission à 16h15). Du 1er avril au 31 mai tous les jours, de 10 à 17h (dernière admission à 16h15). Fermé les 1er janvier, 1er mai, 1er et 11 novembre, 25 décembre. 8 ou 6,50€.
S’y rendre ? De Lyon A 7 jusqu’à Avignon, N 570 jusqu’à Arles, puis jusqu’à D 17 vers Fontvieille.
De Marseille A 7 jusqu’à Salon-de-Provence, A 54 et N 113 jusqu’à Arles, puis D 17 vers Fontvieille.
De Montpellier A 9, sortie n° 26, N 313 et N 572 jusqu’à Arles, puis D 17 vers Fontvieille.

L’abbaye de Montmajour a été fondée en 948 par des moines bénédictins. Un grand site et des espaces naturels protégés propices à la méditation. Le site fascine notamment Van Gogh (1853-1890) qui y effectue de nombreux dessins en 1888-1889. "Ascension", l’œuvre qu’Alain Kirili (né en 1946) a créée pour le chœur de l’abbaye, rend hommage à son utilisation de la couleur « en épaisseur ».

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Le Musée départemental de l’Arles antique

- Le Musée départemental de l’Arles antique, presqu’île du Cirque romain, 04 13 31 51 03, www.arles-antique.cg13.fr. Tous les jours de 10 à 18h, sauf le mardi. Fermeture les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre. 8 ou 5€. Gratuit chaque 1er dimanche de mois. Navia A, la navette gratuite du centre ville (arrêts gare Sncf, amphithéâtre, musée Réattu, quais du Rhône, MDAA). Tous les jours, sauf dimanches et jours fériés. Passage toutes les 30 mn devant le musée www.tout-envia.com. Taco & Co service arlésien de vélo taxi 06 50 29 60 00/ www.tacoandco.fr


© J. Boislève : Joueuse d’un instrument à cordes

+ Des collections archéologiques d’une importance considérable, et le fruit des fouilles faites dans le Rhône... dont cet incroyable buste de Jules César, considéré par tous les spécialistes comme le plus vraisemblablement ressemblant. Nombreuses visites thématiques, des 15 chefs-d’œuvre incontournables du musée jusqu’à la visite approfondie.

+ Hortus, jardin d’inspiration romaine, est accessible indépendamment du musée, et gratuit pour tous publics. Il est ouvert tous les jours sauf le mardi. Fermeture les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre. De 10 à 19h du 1er avril au 30 septembre ; de 10 à 17h30 du 1er octobre au 31 mars.

Côtoyant les vestiges antiques du cirque romain et le musée départemental Arles antique, “Hortus” (jardin en latin) se veut autant un espace de jeux et de fêtes qu’un lieu de découverte du monde romain. Il est inspiré d’un texte écrit par Pline le Jeune à la fin du Ier siècle de notre ère qui décrit un “jardin-hippodrome”.

+ Du 30 juin 2017 au 22 janvier 2018. Le Luxe dans l’Antiquité

Le « Trésor de Berthouville » est constitué de 128 objets de la plus grande valeur, conservés au Cabinet des monnaies, médailles et antiques de la Bibliothèque nationale de France.

Statuette de Mercure face argent © BnF

Après une méticuleuse restauration conduite par les chercheurs de la Villa Getty, ils ont été réunis dans une exposition intitulée “Roman luxury” présentée dans plusieurs villes des États-Unis. Le luxe dans l’Antiquité au Musée départemental de l’Arles antique sera la seule étape européenne de cette exposition, fruit d’un partenariat entre la BnF et le département des Bouches-du-Rhône.

+ Voir la programmation d’été des expositions du musée dans celle des Rencontres.

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Le Musée Réattu

- Le Musée Réattu, musée des Beaux-Arts d’Arles, 10 rue du Grand-Prieuré 13200 Arles, 04 90 49 37 58, de 10 à 17h (du 2 novembre au 28 février) et de 10 à 18h du 1er mars au 31 octobre). Fermé le lundi. 8 ou 6€. Billet couplé avec la Fondation van Gogh 12€. museereattu.arles.fr.

Pablo Picasso, Homme et femme, 24.I.71.I © Succession Picasso

+ Collection. Logé dans cet ancien palais ayant appartenu à l’Ordre de Malte, ce musée présente des œuvres de Réattu, des tableaux français du XVIe, mais aussi près d’une soixantaine de dessins de Picasso, légués par l’artiste 2 ans avant sa mort, des photos de Lucien Clergue, un des inventeurs des "Rencontres", 67 dessins haute couture (1987-2007) de Christian Lacroix, un bronze de Miró en dépôt temporaire, La Femme à la chevelure défaite (1975), et d’autres œuvres d’autres artistes dont Niveau d’eau I, de Pierre Alechinsky, Untitled icons et Télégramme de Duchamp à Picabia, de Katerina Jebb.

+ Du 28 janvier au 11 juin 2017. Anatomie du paysage.

Depuis 2013, le musée a entrepris un vaste chantier de relecture de son riche département photographique. Aux grandes expositions rétrospectives – Les Clergue d’Arles en 2014 et Oser la photographie en 2015 – succèdent des accrochages thématiques, qui placent chaque année la collection sous un jour nouveau. Un cycle prenant pour sujet des thèmes incontournables de l’histoire de l’art a été entamé sur les questions du corps, de l’architecture et du portrait, et se poursuit aujourd’hui avec celle du paysage. Car le Réattu, en plus d’être un musée et un monument, c’est aussi une vue exceptionnelle sur le Rhône.

L’exposition Anatomie du paysage, à travers une sélection de près de 130 œuvres issues des collections du musée, illustre la diversité des regards face à l’environnement, naturel ou urbain, sauvage ou quotidien. Elle retrace la conquête perpétuelle des photographes de nouveaux modèles et souligne leur capacité à inventer des paysages.

Brigitte Bauer (née en 1959), Sans titre, série Paysage de la Sainte Victoire, 1992-1994, dépôt des Rencontres d’Arles, 2002 © ADAGP, Paris 2017

Certains célèbrent la beauté et le mystère de paysages rendus célèbres par d’immenses artistes, comme la montagne Sainte-Victoire de Brigitte Bauer, hantée par le souvenir de Cézanne, ou les grands parcs naturels américains photographiés par Alan Ross mais sublimés avant lui par son maître Ansel Adams. D’autres ont entrepris de défricher de nouveaux territoires photographiques, tels Robert Doisneau, créateur d’une véritable esthétique de la banlieue parisienne, ou Ambroise Tézenas, dont l’œuvre offre une vision nouvelle des lieux les plus tragiques de notre histoire contemporaine.

D’autres enfin, de Lucien Clergue et ses corps-paysages à René Mächler et ses Paysages de femmes, ont su déceler les liens subtils que le corps entretient avec la nature, repoussant toujours plus loin les limites d’un genre longtemps considéré comme mineur, mais devenu depuis une véritable conquête de l’art moderne et contemporain.

+ Du 7 avril au 11 juin 2017. Exposition dossier Germaine Pratsevall, Papiers chiffons...

Le musée Réattu avait organisé en 1986 sa première exposition institutionnelle, aujourd’hui Germaine Pratsevall propose de faire don au musée de près de 300 peintures, créées entre 1979 et 2004 (ce qui couvre toute sa période de peintre).

L’artiste est un peintre de la couleur et surtout de la lumière. Son support de création unique est le papier chiffon, qu’elle perfore à l’aiguille pour permettre à l’air et à l’espace de pénétrer. Elle trempe ensuite la feuille dans un bac rempli de peinture, complicité avec le geste du graveur, qui passe sa plaque dans le bain d’acide, ou du photographe qui révèle son image dans le bac. Ce geste premier est essentiel, car la couleur n’est pas posée sur le papier, elle le pénètre.

La donation Pratsevall vient rejoindre ces fonds si particuliers des artistes venus habiter le musée. Son travail parle de peinture, de dessin, voire de sculpture. Trois fils conducteurs majeurs de la collection du musée.

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La Chapelle Saint-Martin-du-Méjan

- La Chapelle Saint-Martin-du-Méjan, 04 90 49 56 78, www.lemejan.com. De 11 à 19h. Rdc de la Chapelle. 8€.

+ Du 21 janvier au 26 mars 2017. L’Antiquité retrouvée, Jean-Claude Golvin du mercredi au dimanche de 14 à 18h, rez-de-chaussée. Entrée libre.

Retrouver l’architecture antique est un défi. Jean-Claude Golvin y parvient grâce à une connaissance archéologique et architecturale alliée à un talent de dessinateur. Ainsi reprennent vie et forme les sites les plus célèbres : des temples pharaoniques, de Carthage à Ostie, du centre de Rome à Arles, Nîmes ou Marseille, plus de 30 restitutions se répartissent sur 30 siècles, de 2500 av. J.-C. au Ve siècle de notre ère.

Chaque image représente une immense synthèse, regroupant en un seul dessin des milliers d’informations publiées dans des centaines de pages, parfois le résultat d’un siècle de fouilles. D’un seul regard, il devient possible de contempler un site dans son ensemble, de comprendre son histoire et son fonctionnement.

Ce voyage dans l’Antiquité s’avère un fantastique manuel d’architecture et d’urbanisme des civilisations grecque et romaine. Il nous permet aussi de rêver à une Antiquité retrouvée.

+ Du 21 janvier au 26 mars 2017. Hollywood, la cité des femmes. Du mercredi au dimanche de 14 à 18h, 1er étage. Entrée libre.

Entre 1930 et 1955, Hollywood est dominé par les hommes, mais dans les films, ce sont souvent les actrices qui imposent leur présence indélébile et façonnent le mythe.

L’exposition Hollywood, la cité des femmes retrace au travers d’une cinquantaine de portraits la carrière de ces femmes d’exception : Barbara Stanwyck, Sylvia Sidney, Ingrid Bergman, Elizabeth Taylor, Constance Bennett, Marlene Dietrich, Grace Kelly, Marilyn Monroe…

À l’occasion de la sortie du livre Hollywood, la cité des femmes, d’Antoine Sire (Actes Sud / Institut Lumière). Exposition produite par l’Institut Lumière.

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La Fondation Van Gogh

- La Fondation Van Gogh. 35 rue du Docteur Fanton, 13200 Arles. 04 90 93 49 36 ou 08 08. La Fondation a ouvert ses portes le 7 avril 2014. www.fondation-vincentvangogh-arles.org. Ouvert tous les jours sans exception de 11 à 19h,
 nocturne le jeudi jusqu’à 21h. Dernières admissions 45 minutes avant l’heure de fermeture, soit à 18h15 (20h15 le jeudi). La boutique est ouverte tous les jours de 11 à 19h (11 à 21h le jeudi). Fermeture de la Fondation du 1er au 20 septembre 2014. 9 ou 7€, jeunes & étudiants 4€. Gratuit aux - de 12 ans, bénéficiaires des minimas sociaux, carte d’invalidité, conservateurs de musées, carte ICOM, carte guide conférencier, carte presse.

Pendant son séjour de près de 15 mois en Arles, van Gogh produisit près de 200 tableaux, 100 dessins et aquarelles, et écrivit plus de 200 lettres ! On a dit que sa période arlésienne était le zénith de sa création...

Vincent van Gogh. Vestibule de l’asile, 1883

La Fondation Vincent van Gogh Arles se consacre à la valorisation de son héritage artistique tout en questionnant la résonance de son œuvre dans l’art actuel. La mise en perspective de la peinture de Van Gogh avec l’œuvre d’artistes contemporains fait apparaître un dialogue fertile tourné vers le questionnement et la réflexion.

+ Du 4 mars au 17 septembre 2017. « Alice Neel : peintre de la vie moderne »

Cette rétrospective sur Alice Neel (1900-1984), l’une des plus importantes artistes nord-américaines, pourtant longtemps ignorée de son vivant, est le fruit d’un partenariat entre diverses institutions européennes. Cette exposition souhaite mettre en lumière son pinceau réaliste.

Alice Neel, Jackie Curtis et Ritta Redd, 1970. Huile sur toile, avec cadre : 154,30 x 108,90cm, sans cadre : 152,40 x 106,40cm. The Cleveland Museum of Art, Leonard C. Hanna, Jr. Fund 2009.345 © Succession d’Alice Nee

Les portraits de Neel, empreints d’une forte dimension psychologique, témoignent de près d’un siècle d’évolutions dans les comportements envers le genre et l’ethnie, et des bouleversements dans la mode au sein de la société américaine. Évoluant dans une époque qui déclare l’abstraction comme la nouvelle modernité, Neel reste toutefois une « peintre de la vie moderne » comme l’imaginait Baudelaire, avec lequel elle partage la même vision de la modernité et du rôle de l’artiste vis-à-vis de celle-ci.

Marqué à la fois par l’expressionnisme et le réalisme, son œuvre traduit sa personnalité paradoxale : Alice Neel souhaite peindre toutes les classes sociales et créer une histoire visuelle, une « comédie humaine ».

Conçue par le grand spécialiste d’Alice Neel, Jeremy Lewison, l’exposition présente plus de 70 toiles, dont un portrait d’Andy Warhol « mis à nu » par la peintre au regard affûté. Après l’Ateneum Art Museum d’Helsinki, la Gemeentemuseum Den Haag de La Haye, et la Fondation Vincent van Gogh, cette exposition majeure se poursuivra en Allemagne, au Deichtorhallen d’Hambourg.

+ Du 4 mars au 17 septembre 2017. « Calme et Exaltation. Van Gogh dans la Collection Bührle »

8 toiles de Vincent van Gogh, dont 7 de la collection de l’industriel suisse Emil Bührle (1890-1956). 6 d’entre elles appartiennent désormais à la Fondation Collection E.G. Bührle de Zurich. La 8e, Entrée dans une carrière, est prêtée par le musée Van Gogh d’Amsterdam.

Vincent van Gogh, Branches de marronniers en fleur, 1890. Huile sur toile, 73 x 92cm, F 820. Fondation Collection E. G. Bührle, Zurich

Réunies, elles reviennent sur les différentes périodes de réflexion stylistique intense et d’expérimentations picturales qui ont façonné la carrière du peintre ; en Hollande, à Paris, en Provence et à Auvers/Oise.

Dans l’une des plus remarquables, Branches de marronniers en fleur, peinte à Auvers-sur-Oise en mai 1890, Van Gogh donne à voir l’exaltation du printemps. La touche y apparaît résolument vivace, les couleurs franches et la composition audacieuse.

Au regard d’autres œuvres importantes, telle Les Ponts d’Asnières, produite 3 ans plus tôt à Paris alors que Van Gogh était très proche des enseignements de l’impressionnisme et du pointillisme, Branches de marronniers en fleur montre l’apogée d’un style pictural qu’il s’est acharné à perfectionner tout au long de sa création.

Commissaire de l’exposition : Bice Curiger.

+ Du 4 mars au 17 septembre 2017. Rebecca Warren

La cour d’entrée de la Fondation Vincent van Gogh Arles est devenue, depuis l’exposition « Mon cher… » d’Urs Fischer, un endroit où l’art et sa matérialité s’exposent.

En parallèle des deux expositions citées, la Fondation présente une sculpture de l’artiste britannique Rebecca Warren. Un trio d’œuvres contemporaines dialoguent ainsi dès l’entrée du bâtiment : Vincent (2014) de Bertrand Lavier ; La Maison violette bleue verte jaune orange rouge (2014) de Raphael Hefti, et l’œuvre de Rebecca Warren.

Pour la cour d’entrée, l’artiste propose une sculpture de plus de 3m de haut,
composée d’une partie principale en bronze s’apparentant à un tronc longiligne, difforme et expressif, posé sur un piédestal en acier.

Commissaire de l’exposition : Bice Curiger

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La Flair Galerie

- La Flair Galerie, 11 rue de la Calade 13200 Arles. 09 80 59 01 06 et 06 20 75 13 58. flairgalerie.com.

Ouverte par Isabelle Wisniak, cette galerie d’art est dédiée aux représentations de l’animal dans l’art, toutes expressions et nationalités confondues.

Attention : dans son livre prospectif Homo Deus non encore traduit en français, Yuval Noah Harari, l’auteur du best-seller planétaire Sapiens. Une brève histoire de l’humanité, réfléchissant à la manière dont les hommes seraient bientôt traités par "l’intelligence artificielle" à venir, ne voyait comme approximation et comparatif que la façon dont nous traitions aujourd’hui les animaux domestiques...

+ Du 8 avril au 24 juin 2017. Mon premier cercle. Peintures d’Anouk Grinberg

Sans titre, 2013. Peinture d’Anouk Grinberg © Xavier Pruvot

Dans les dessins de l’anouk – je ne recours pas au l’ pour déifier l’actrice, quand sciemment elle s’efface dans l’ombre des animaux qu’elle dessine ; je fais tomber la majuscule de son prénom, qu’on la voie mieux comme l’une d’entre eux : écrire l’anouk comme on dit l’ours, comme on dirait l’oiseau – nous revenons à nous, tandis que les bêtes surgissent de cadres qui ne sont jamais des enclos. Car on n’en imagine pas les bords, comme on abdique la frange qui sépare humains et animaux. L’anouk voit, trace, dessine, peint, depuis son espèce ; et c’est tous les vivants. Dans le regard qu’elle pose, dans celui de la chèvre ou du chien, on lit la mélancolie ou la stupéfaction, souvent une combinaison des deux. Je chercherais d’autres manières de regarder le monde et le présent, je n’en trouverais pas .../... Fabrice Melquiot

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Le Festival européen de la photo de nu

- Le Festival européen de la photo de nu

+ Du 5 au 14 mai 2017. 17e édition. Palais de l’Archevêché, Espace van Gogh, Chapelle du Jules Césat, Galeries privées. www.fepn-arles.com.

La seule grande manifestation photographique, en France mais également en Europe, sur le thème du Nu et plus généralement sur le Corps. Chaque année une quarantaine d’artistes venus de tous pays, et une fréquentation proche de 15 000 visiteurs.

Depuis ses premières éditions, le Festival a présenté des photographes de renom (Jean-François Bauret, Georges Tourdjman, Uwe Ommer, Jeanloup Sieff, Hans Silvester... mais également une sélection éclectique, plus contemporaine, du corps avec des démarches d’auteurs mettant en avant des travaux de jeunes talents.

Après la Chine en 2016, cette année le Festival ouvre un nouvel échange avec l’Italie représentée par une dizaine d’artistes (en coopération avec l’Archivo Fotografico Italiano, AFI, et le Festival Fotografico Europeo de Milan et des environs...

Avec notamment : Maurizio Galimberti (Ari Dada Kali 2012-2015), Archivio Fotografico Italiano, Claudio Argentiero (La danse du Corps), Yelena Milanesi (Recedat de Aracneis), et Giuseppe de Leo (Le côté « O » des Femmes), au Palais de l’Archevêché ; Francis Malapris (Aquatic, illustr.), Vianney Pinon (Nature Humaine), Eric Ceccarini (The painters project) à la Chapelle Sainte-Anne...

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La Fondation LUMA

- La Fondation LUMA

La fondation LUMA est créée en 2004 par Maja Hoffmann, en Suisse, afin de soutenir les activités d’artistes et de pionniers indépendants ainsi que d’organismes travaillant dans le domaine des arts visuels, de la photographie, de l’édition, du documentaire et du multimédia. Pilotée comme outil de production par Maja Hoffmann, la fondation produit, accompagne et rend possible des projets artistiques exigeants et engagés en faveur des questions environnementales, des droits humains, de l’éducation et de la culture au sens
le plus large.

En 2013, Maja Hoffmann lance LUMA Arles pour mener le travail préparatoire et l’élaboration, puis la gestion et le développement du projet du parc des Ateliers.

LUMA Arles a également pour mission d’épauler la fondation LUMA en travaillant, depuis Arles, à la création d’un nouveau modèle de centre culturel.

LUMA Arles est un nouveau centre expérimental d’art contemporain qui réunit artistes, chercheurs et créateurs venus de tous horizons pour réaliser en collaboration des œuvres et des expositions pluridisciplinaires. Situé dans
le parc des Ateliers, ce site de 6,5 ha occupé par d’anciens ateliers des chemins de fer construits dans les années 1840, LUMA Arles comporte un bâtiment ressource conçu par l’architecte Frank Gehry ; divers bâtiments
industriels en cours de réhabilitation par l’agence Selldorf Architects ; et un parc public attenant aménagé par le paysagiste Bas Smets.

Si l’ouverture du nouveau bâtiment du parc des Ateliers est prévue en partie pour 2018, le Core group de LUMA Arles (réunissant Tom Eccles, Liam Gillick, Hans Ulrich Obrist, Philippe Parreno et Beatrix Ruf) présente un programme qui occupe tour à tour les lieux déjà inaugurés sur le site, à savoir la Grande Halle, les Forges et la Mécanique Générale.

Parmi les récents projets de la fondation LUMA pour LUMA Arles au parc des Ateliers, citons « Systematically Open ? Nouvelles formes de production de l’image contemporaine » (2016) ; « Impondérable : Les archives de
Tony Oursler » (2015) ; « Frank Gehry : Les Chroniques de Solaris » (2014) ; « Wolfgang Tillmans : Neue Welt » (2013) ; « Vers la lune en passant par la plage » (2012) ; « Doug Aitken : Altered Earth, Arles, ville aux images en
mouvement » (2012) ; « How soon is now ? » (2010) ; et les symposiums « Comment pensent les institutions » (2016), « La crue des droits » (2013) et « The Human Snapshot » (2011).

La fondation LUMA est heureuse d’avoir contribué à définir et à soutenir le Prix Découverte de 2002 à 2016. Elle poursuit dorénavant son soutien aux Rencontres d’Arles à travers le LUMA Rencontres Dummy Book Award
initié en 2015.

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Vous retrouvez comme chaque année dans PARIS 2017. LES GRANDES EXPOSITIONS de A à Z les différentes expositions annoncées par leurs établissements et musées.

Frederic Leighton (1830–1896) Crenaia, the nymph of the dargle, ca. 1880 Huile sur toile 76.2x26.7 cm Colección Pérez Simón, Mexico © Arturo Piera, Musée Jacquemart-André 09/13-01/14

Dans Le CALENDRIER 2017 des grandes expositions à Paris ces mêmes expositions sont classées par dates.

Dans la série Toutes les expositions 2017-2018 dans les plus grands musées de Paris... lire également :
Au musée du Louvre, au Centre Pompidou, au Grand Palais, au musées d’Orsay et de l’Orangerie, au musée d’Art moderne de la Ville de Paris, au Jeu de Paume, au Palais de Tokyo, à la Bibliothèque nationale de France, au musée du Quai Branly, au musée des Arts décoratifs, à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, au musée Guimet, au musée Galliera, et au Petit Palais.

Nous nous efforçons de tenir ces articles à jour, et nous vous remercions des suggestions, précisions, ajouts et corrections que vous pourriez être amenés à apporter à ces programmes.

Nous vous indiquons chaque semaine les nouveautés, les expositions qui fermeront bientôt leurs portes, et... nos préférences, car on ne se refait pas : PARIS EXPOS HEBDO. Nouveautés / Conseils / Derniers Jours.

Vous pouvez consulter plus d’une centaine de présentations d’artistes, classées de A à Z.

Contre l’actualité artistique qui chasse ce que l’on se croyait capable de retenir, les catalogues d’expositions peuvent avoir, quand ils sont faits avec exigence, un rôle certain à jouer. Nous établissons, au fur et à mesure de leur publication, notre sélection des catalogues d’expositions 2017 de Paris, comme nous l’avons fait les années précédentes : 2016, 2015, 2014, 2013, 2012.

Nous vous proposons aussi une sélection de musées et d’expositions 2017 dans les villes françaises suivantes, que nous nous efforçons de tenir assez régulièrement à jour :
- Aix-en-Provence - Albi - Les Alpilles - Angers, - Angoulême - Antibes - Arles - Aubagne - Avignon : Saintes-Maries-de-la-Mer, L’Isle-sur-la-Sorgue - Bègles - Biarritz - Biot, - Blois - Bordeaux - Bourg-en-Bresse - Cagnes-sur-Mer, - Cannes, - Carcassonne - Dijon - Grasse- Grenoble - Hyères - Ile-de-France : Auvers/Oise, Boulogne-Billancourt, Bussy-Saint-Martin, Chamarande, Chantilly, Châtenay-Malabry, Compiègne, Écouen, Fontainebleau, Giverny, L’Isle-Adam, Jouy-en-Josas, Malmaison, Marne-la-Vallée, Meudon, Milly-la-Forêt, Noisiel, Pantin, Pierrefitte/Seine, Poissy, Pontoise, Royaumont, Rueil-Malmaison, Saint-Cloud, Saint-Denis, Saint-Germain-en-Laye, Saint-Ouen-l’Aumône, Sceaux, Sèvres, Versailles, Vitry/Seine, Yerres - Le Cannet - Le Havre - Lens - Le Rayol - Le Canadel/Mer - Les Sables-d’Olonne - Libourne - Lille : Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Tourcoing, Croix, Graveline, Cassel, Valenciennes - Lodève - Lyon - Marseille - Martigues - Metz - Monaco, - Montauban - Montpellier - Mougins, - Nantes - Narbonne - Nice - Nîmes - Ornans - Rennes : Landernau, Quimper - Rodez - Rouen - Saint-Étienne - Saint-Nazaire- Saint-Paul-de-Vence, - Saint-Tropez - Sérignan - Sète - Strasbourg - Toulon - Toulouse - Tours - Valence - Vallauris - Vence - Vendôme - Villeurbanne

Et juste des musées et expositions temporaires pour quelques villes étrangères : Amsterdam : Harlem, Rotterdam, La-Haye, Bois-le-Duc Berlin Bâle Bruxelles Genève Londres Madrid Milan, et Venise.

À voir également :
- La carte des grandes expositions, musées et collections permanentes en France
- La carte des grandes expositions, musées et collections permanentes en Europe

André Balbo

sources : visites, musées, presse...


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